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L’expo de la semaine : le tee-shirt à l'honneur à Londres, entre provoc' et engagement

L’expo de la semaine : le tee-shirt à l'honneur à Londres, entre provoc' et engagement

Le 29 mars 2018

Alors que la mode rime de plus en plus avec engagement, le Musée de la Mode et du Textile de Londres propose jusqu’au 6 mai une exposition « Tee-shirt : Cult – Culture - Subversion » qui retrace l’histoire du tee-shirt, depuis sa création au début du XXème siècle.

Pourquoi on l’a choisie ? Parce que le tee-shirt fait partie du vestiaire universel. Simple pièce de mode, il est devenu, au fil du temps, vecteur de message provocant, polémique, artistique, musical ou absurde, comme un miroir tendu à chaque époque. Le Musée de la Mode et du Textile de Londres nous propose un beau panorama de son histoire de plus d'un siècle, à travers plus de 200 pièces, venues d’un peu partout dans le monde.

Pour la petite histoire, son nom lui vient de sa forme en T. On commence à le voir sur les soldats de l'US Navy dans les années 1910. Puis on le retrouve dans les années 50, sur l’acteur Marlon Brando, dans le film Un tramway nommé désir, lui conférant une dimension super glamour. Petit à petit, au fil des décennies, les acteurs de la mode commencent à l'envisager autrement et il devient un véritable vecteur de communication. Un support qui séduit par ses possibilités illimitées et sa facilité de fabrication en grand nombre. il permet ainsi de faire passer de nombreux messages.

Dans les années 70 par exemple, Vivienne Westwood, créatrice haute en couleur à tendance punk, fait figure de précurseur et lance les premiers tee-shirts politiquement engagés, avec Malcom McLaren du groupe Sex Pistols. Elle détourne l’image de la reine Elizabeth II, avec les yeux barrés de la mention God Save The Queen. Elle gardera toute sa carrière cet esprit de provocation.Mais c’est vraiment dans les années 80 que le tee-shirt commence à revêtir une dimension subversive plus répandue, avec l’apparition d’une multitude de messages à caractère social, musical ou politique.

Au fil du temps, le tee-shirt n’a eu de cesse de s’afficher en slogan. On a pu voir récemment des messages de l'artiste Jeremy Deller avec le Studio Voltaire, fustiger la mise en place du Brexit avec des messages comme « Frankie say, fuck Brexit ». On retrouve des messages militants jusque sur les podiums de la haute-couture - en faveur de la protection de l’environnement ou des animaux, des droits des homosexuels ou des femmes - avec des messages tels que « We all should be feminists », « The future is female », « Thanks girls, no leather, no fur » qu'on a pu voir chez Dior, Alexander Wang ou Stella McCartney.

L’exposition se termine sur une note plus neutre : un tee-shirt monochrome blanc, comme pour mettre un point final et apaiser le propos. 

Notre coup de cœur : Le travail de la galeriste Susan Barnett interpelle tout particulièrement dans l’exposition car il est le résultat de près de 10 ans de collecte de tee-shirts à messages qu’elle a photographiés, soit près de 2000 pièces qu’elle a trouvées aux quatre coins de la planète. Comme autant d’indicateur de sujets de société, de polémiques ou de simples messages, qui évoquent par exemple l’élection d’Obama à la Maison Blanche en 2009, « Change has come » ou « Black Man, White man, rip the system ».

Exposition « Tee-shirt : Cult – Culture - Subversion »
Au Fashion and Textile Museum, 83 Bermondsey St, Londres
ftmlondon.org/

 

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