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L’expo de la semaine : Tous à la Plage à la Cité de l’architecture à Paris

L’expo de la semaine : Tous à la Plage à la Cité de l’architecture à Paris

Par Carine Lepied , le 13 décembre 2016

De Paris à la Grande-Motte en passant par Deauville ou Étretat, les stations balnéaires se sont métamorphosées au fil des siècles pour devenir de véritables laboratoires d’architecture, suivant l’évolution de la société et de ses nouvelles pratiques. Jusqu’au 13 février 2017 à la Cité de l’architecture à Paris, l’exposition « Tous à la plage ! » fait revivre trois siècles de transformation du littoral français.

Pourquoi on l’a choisie : l’exposition remonte au début du XVIIIe siècle et à la création des premières stations balnéaires en Angleterre puis en France. À travers peintures de bords de mer, extraits de films, journaux, affiches, objets et costumes de bain d’époque, elle met en évidence un patrimoine architectural balnéaire très riche, à l’image de la variété des côtes, de la Manche à la Méditerranée en passant par la Bretagne ou le Pays basque. Au départ, seule la grande bourgeoisie part en villégiature. On vient à la mer pour se reposer au grand air et faire une cure thermale. Les premières stations balnéaires, comme celle de Brighton en Angleterre, se développent ainsi à des fins thérapeutiques. Peu à peu, la plupart des villes balnéaires que nous connaissons apparaissent. Les fronts de mer des côtes de la Manche puis de la Côte d’Azur – comme à Saint-Tropez ou Cannes –s’enrichissent de grands hôtels, casinos, villas, marinas… L’exposition nous amène ensuite au fil du XIXe et XXe siècle. Avec l’arrivée des premiers congés payés et le développement des transports, un tourisme plus populaire voit le jour. Avec cette nouvelle affluence, des hôtels, villages de vacances et autres grands ensembles émergent, métamorphosant le paysage des différentes régions jusqu’à le dénaturer et le saturer. Après cette balade à travers le temps, l’exposition sensibilise le visiteur à l’importance de la préservation du littoral et présente la vision utopiste des architectes proposant leur conception des cités balnéaires du futur. Une belle promenade qui nous fait prendre conscience du surinvestissement architectural des côtes.

Notre coup de cœur : Vincent Callebaut, à l’origine de projets assez déroutants sur les villes du futur, nous avait déjà livré sa vision du Paris de demain. Dans le cadre de Tous à la plage, on retrouve son projet de cité flottante, écologique et autosuffisante pour l’accueil des réfugiés climatiques : Lilypad qu’il a imaginée en 2008. Ce projet répond à la problématique du réchauffement climatique et de l’engloutissement de certains territoires. Elle se déplacerait au fil des courants marins et permettrait une grande mobilité. Vincent Callebaut a imaginé sa cité en forme de nénuphar géant, composé de trois collines ayant chacune un usage spécifique – le travail, le commerce et les loisirs –, avec des logements, des jardins suspendus et des potagers biologiques. La coque végétalisée attirerait la faune marine, favorisant la pêche. La cité produirait plus d’énergie qu’elle n’en consomme et les matériaux utilisés absorberaient la pollution atmosphérique. Un nouveau mode de vie nomade et autonome.

Où ? Exposition Tous à la plage, villes balnéaires du 18e siècle à nos jours,
jusqu’au 13 février 2017

À la Cité de l’architecture et du patrimoine
Palais de Chaillot, 1 place du Trocadéro, 75116 Paris
www.citechaillot.fr

 

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