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Punchin' tattoo

Punchin' tattoo

Par Jawaher Aka , le 05 juin 2014

Alors que se tient actuellement – et pour la première fois dans un musée national français – une exposition d’envergure sur le tatouage, Sport & Style vous explique pourquoi la boxe aime le tatouage et inversement.

Dans les allées de l’exposition Tatoueurs, tatoués au musée du Quai Branly, une large photo de Cédric Arnold représente un boxeur thaï, le torse et les bras recouverts de tatouages. Les motifs tatoués sur le corps de Yonyuk Watchiya sont des talismans, ils ont chacun un caractère magique activé par une incantation du tatoueur. Ils protègent le boxeur, le rendent plus courageux, dynamisent sa carrière.
S’ils n’ont pas tous des pouvoirs, les tatouages sont légion sur le ring, le plus célèbre étant sans doute le tatouage maori de Mike Tyson. Alors pourquoi un tel engouement pour le tatouage chez les boxeurs ? Sans doute parce que leur rapport à la douleur est différent, parce que leur corps est exposé, et parce que le tatouage a toujours été associé à la force et la virilité. Comme le rappelle l’exposition du Quai Branly, au début des années 1830 aux États-Unis, les sideshows exhibaient des attractions de foire et des phénomènes anatomiques : face aux femmes à barbe et aux hommes-troncs, « de grands tatoués ». Hommes forts, catcheurs, géants, aux corps dénudés mais parés de dessins.
Si le tatouage acquiert une certaine popularité à travers ces sideshows, sa pratique reste à l’époque majoritairement réservée aux prisonniers, bagnards et autres voyous. Et parmi les motifs préférés des criminels, le boxeur revient souvent. Peut-être parce que, au milieu du XIXe, la boxe est illégale ou toujours pour des raisons qui touchent à la virilité. Quoi qu’il en soit, c’est le boxeur américain John L. Sullivan – considéré comme le premier champion du monde poids lourd – que l’on demande le plus souvent en tatouage. Aujourd’hui, ce personnage a influencé un type de motif old school que les tatoueurs contemporains revisitent régulièrement.

Tatoueurs, tatoués
jusqu’au 18 octobre 2015
Musée du Quai Branly
37 quai Branly, 75007 Paris
www.quaibranly.fr

 

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