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Nice play

Nice play

Le 05 juin 2012

Manuel Herrero signe «?Play?», un documentaire filmé comme un opéra où l'universalité du sport joue les premiers rôles. Avant-première en images avant sa diffusion sur Canal+ le 20 juin, à 20h50.


Depuis toujours, je me suis demandé par quel miracle des milliards de gens de toutes les cultures et de toutes les conditions pouvaient se passionner à travers le monde pour des gestes aussi simples que courir, sauter ou maîtriser un ballon. Le sport doit bien toucher une corde sensible chez les hommes pour provoquer autant d’émotions. Et de plaisir. Peut-être parce que ce langage universel met en jeu des pulsions un peu archaïques que nous avons tous éprouvées : s’affronter, s’unir, défendre avec les siens une identité commune. Mais si tous les mammifères jouent, un seul compte les points et, à partir de cet axiome-là, tout change.

À l’issue de longs tournages dans plus de 15 pays et d'images d’archives, j’ai voulu que le film relie des sports dits « ethniques » méconnus et les grandes disciplines modernes occidentales que nous voyons tous les jours à la télévision.

Play est le fruit de mes deux passions : le sport et les voyages. À l’issue de longs tournages dans plus de quinze pays et de magnifiques images d’archives, j’ai voulu que le film relie des sports dits « ethniques » méconnus et les grandes disciplines modernes occidentales que nous voyons tous les jours à la télévision. Alors que la planète est en danger et que le monde s’uniformise, mon documentaire propose de découvrir – à travers ce voyage dans l’univers pluriel et insolite des sports – l’extraordinaire richesse de notre diversité physique et culturelle. Je parle bien sûr de mondialisation, mais d’une autre manière, d’une voix différente. Le champion anonyme d’un sport inconnu dans une communauté lointaine est ainsi sur un pied d’égalité avec une star planétaire du football ou du tennis, parce que tous les deux racontent à mon sens la même histoire. Les larmes ont le même goût partout, et quand il s’agit de courage, de fierté ou de dépassement de soi, les émotions de Zidane sont finalement les mêmes que celles d’un lutteur turc ou d’un joueur de kabbadi. On voit généralement le sport tel qu’il est réalisé en direct à la télévision, mais le prisme de la petite lucarne déforme souvent la réalité. Play a pour idée de changer ce point de vue, de se rapprocher, de ressentir de l’intérieur, au plus près des gestes et des corps.

Les larmes ont le même goût partout, et quand il s’agit de courage, de fierté ou de dépassement de soi, les émotions de Zidane sont  les mêmes que celles d’un lutteur turc ou d’un joueur de kabbadi.

Le sport est une histoire d’émotions et la musique a le pouvoir de les magnifier. J’ai ainsi imaginé Play comme un film opéra, avec l’univers musical fort et singulier de Laurent Garnier, qui signe ici sa première bande originale. Pour être tout à fait honnête, ce film n’affirme pas que le sport est bon ou mauvais, valeureux ou perverti. Le sport, qui exprime une part d’enfance souvent oubliée, est ici un prétexte pour explorer une part brute de nous-mêmes, des sentiments et des émotions communes à tous. Le film n’est donc pas seulement destiné aux passionnés de sport, mais à tous ceux qui voudront bien voir – dans le besoin de jouer ensemble – un concentré vital de notre humanité.

 

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