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Le Doisneau du tennis

Le Doisneau du tennis

Le 22 mai 2012

Excellent tennisman et technicien hors pair, Gil de Kermadec a photographié Roland-Garros sous toutes les coutures dans les années 50. Méconnu, ce chasseur du geste parfait vénérait le TENNIS comme Doisneau aimait Paris. HOMMAGE.

On l’appelait parfois le « Doisneau du tennis ». Dans les années 50, ce très bon joueur de première série aimait promener son Leica dans les tournois de France et de Navarre, mais c’est à Roland-Garros qu’il a probablement mis en boîte ses plus belles images. Des photos de sport, bien sûr, mais aussi des instantanés de la vie d’alors aux Internationaux de France, celle des célébrités et des anonymes. On y sent une patte, un œil, une vraie signature picturale. « Dans ses images, on sentait bien qu’il était en perpétuelle recherche du geste parfait », analyse son fils, Blaise. « Quand il photographiait un joueur, il savait à quel moment le coup allait partir. Il savait également qu’un beau geste technique devait aussi être efficace. Comme n’importe quel sportif de haut niveau, il était fasciné par le mariage de l’élégance et de l’efficacité. » À vrai dire, l’analogie avec Robert Doisneau est flatteuse, mais réductrice. Car Gil de Kermadec était bien plus qu’un photographe.
Fils d’un peintre réputé devenu arbitre international, ce proche conseiller de Philippe Chatrier fut le premier Directeur technique national (DTN) du tennis français en 1963. Aujourd’hui encore, on se souvient de ses « technicoramas » (des séries de photos permettant de décortiquer un geste technique qui étaient publiées en pages centrales dans le magazine Tennis de France) et de ses films documentaires (La Légende du Grand Chelem, La Balle au Mur) réalisés dans les années 70. De 1963 à 1976, il a su moderniser les écoles de tennis, les méthodes d’enseignement et le mode de classement « à la française ». Disparu à 89 ans, l’an dernier, Gil de Kermadec laisse derrière lui un capital photographique monumental. Un film sur sa vie est en préparation. Une version tennistique de la fable de l’arroseur arrosé pour celui qui fut, à Roland-Garros, un photographe de génie et un caméraman visionnaire.

 

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