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Préparation à la Verticale de la Tour Eiffel avec Benoît Fontaine

Préparation à la Verticale de la Tour Eiffel avec Benoît Fontaine

Par Lou van Noort , le 15 mars 2016

Jeudi 17 mars, 100 coureurs relèveront le défi d’atteindre le sommet de la Tour Eiffel, en grimpant, à pied, ses 1665 marches et ses 279 mètres de dénivelé positif. Record à battre : 7 minutes et 50 secondes. Un des participants, Benoît Fontaine, nous en parle en exclusivité.

À l’image de l’Empire State Building à New York, de la Burj Khalifa à Dubaï, la Tour Eiffel ouvre ses marches et escaliers de service à une poignée de coureurs qui voient la course à la verticale. La pratique, connue sous le nom de « tower running », est un contre-la-montre où les participants s’élancent toutes les trente secondes pour tenter de gravir les marches qui mènent au sommet d’un édifice, en un temps record. La Tour Eiffel, emblème historique de la capitale française, s’y prête parfaitement avec ses 1665 marches et ses 279 mètres d’ascension pure. Le jeudi 17 mars 2016, la deuxième édition de la Verticale de la Tour Eiffel, organisée dans le cadre de l’Eco Trail de Paris, invite une poignée de participants à relever le défi.

Au casting de la course : cent coureurs, élites ou amateurs, ont été retenus selon trois biais différents. Quarante experts ont été sélectionnés parmi les meilleurs de la discipline dans le monde, cinquante chanceux finishers de différentes courses ont été tirés au sort et dix projets ou parcours originaux ont reçu une wild card. C’est le cas de Benoît Fontaine, qui a séduit le jury en proposant de doubler le challenge lancé par la Verticale de la Tour Eiffel. Avant d’atteindre le sommet de la Dame de fer dans la soirée du 17 mars, il propose de réaliser une ascension du Mont Blanc au petit matin. Nous l’avons rencontré sur les marches de la Tour Eiffel à l’occasion d’une reconnaissance improvisée.



Quelle est l’anecdote à l’origine de votre idée ?
Benoît Fontaine : Cela ressemble à un pari lancé entre copains. Nous étions plusieurs amis à avoir soumis une candidature au tirage au sort. Comme beaucoup de participants, nous n’avons pas été retenus. J’ai alors tenté ma chance du côté des wild cards en expliquant à la Verticale de la Tour Eiffel le fait que j’étais capable d’atteindre le sommet du Mont Blanc le même jour que celui de la Tour Eiffel.

L’êtes-vous?
La préparation se fait toute l’année puisque je fais du trail running, surtout en période estivale, sur terrain sec, et beaucoup de ski d’alpinisme, c’est à dire du ski de randonnée, l’hiver. Nous avons des peaux de phoque sous les skis qui nous permettent de réaliser des ascensions, de nous promener librement un peu partout sur le massif du Mont Blanc. Atteindre le sommet du Mont Blanc en mars est un gros challenge car cela s’effectue généralement en période estivale entre le mois de juillet et août. Actuellement, il y a beaucoup de neige, la météo est très froide. On espère que les conditions s’amélioreront afin que le projet puisse être réalisé dans son intégralité.

À quelques jours de la course et après une brève reconnaissance, comment envisagez-vous l’ascension de la Tour Eiffel ?
C’est une épreuve très singulière. Après cette promenade je ne suis pas capable de savoir si je grimperai les marches deux par deux, trois par trois, ou quatre par quatre. Le rythme sera sûrement irrégulier de la base au sommet. La spécificité de cette course c’est peut-être les rambardes sur les côtés, grâce auxquelles on peut aussi utiliser nos bras, en les associant au travail des jambes, afin de hisser le corps vers le haut. Les signes de fatigue apparaîtront très rapidement. Cette course, même si elle durera dix, quinze, vingt voire vingt-cinq minutes, paraîtra très longue et sera très physique.

L’itinéraire – idéal – imaginé par Benoît Fontaine
Mercredi 16 mars, fin d'après-midi : départ de la vallée de Chamonix en skis de randonnée, marche jusqu’à un refuge situé à 3835 mètres d’altitude.
Jeudi 17 mars, au petit matin : ascension jusqu'au sommet du Mont Blanc situé à 4810 mètres d’altitude, si les conditions le permettent, arrivée prévue vers 7h du matin.
Jeudi 17 mars, dans la matinée : descente vers la vallée de Chamonix en ski.
Jeudi 17 mars, à midi : voyage en voiture jusqu'à la gare ferroviaire de Genève.
Jeudi 17 mars, à 14h30 : départ du TGV pour Paris, arrivée à 17h30 à Paris.
Jeudi 17 mars, à 18h20 : arrivée au pied de la Tour Eiffel en courant.
Jeudi 17 mars, à 20h20 : coup d'envoi de la Verticale de la Tour Eiffel.

Course la Verticale de la Tour Eiffel
Jeudi 17 mars en nocturne, coup d'envoi à 20h20
À suivre en direct sur la chaîne Eurosport
verticaletoureiffel.fr

 

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