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Carnet de l'espace
Guy Laliberté

Carnet de l'espace

Le 09 novembre 2011

Guy Laliberté, fondateur et directeur du Cirque du Soleil, est parti en voyage dans l'espace. Il fait partie de ces touristes privilégiés capables d'acquitter le prix du billet (30 millions de dollars) de ces vacances extraordinaires. Il en a ramené "Gaia", un carnet de voyage photographique.

Racontez-nous la genèse de cette aventure.
C’est une astronaute canadienne, Julie Payette, qui m’a proposé ce voyage dans l’espace. Le tourisme spatial commence à se développer. J’ai réfléchi, soupesé le danger, et pris ma décision. Après, il ne restait que l’excitation.

Un tel voyage nécessite-t-il une préparation spéciale ?
Six mois de préparation. Cela a commencé par deux semaines d’examens médicaux très poussés. Ce n’était pas très rigolo, mais j’ai appris des tas de choses sur mon corps. Ensuite, ce fut une longue période pour comprendre et assimiler le milieu – apesanteur – dans lequel on va évoluer. Le plus long, ce fut l’entraînement qui permet de prendre soin de soi et des autres pendant le vol. Les réflexes à acquérir, les notions d’urgence, comment réagir dans telle ou telle situation… À La fin, on a beaucoup répété le travail d’équipe à effectuer dans la station spatiale. Sans oublier la quarantaine, obligatoire pour ne pas emmener des maladies en cours d’incubation en vol. Tout cela s’est principalement déroulé à Moscou, hormis le début à Houston et l’isolement à Baïkonour, le site de lancement.

Quel souvenir vous reste-t-il de ce voyage ?
Tout se bouscule. Ce fut une grande émotion, un émerveillement permanent.

Avez-vous pris des cours de photo avant le départ ?
J’ai toujours pratiqué et je pense être un photographe amateur de bon niveau. Je pense que le résultat est une combinaison entre ma technique et mon œil artistique, le sens du cadrage aussi, que j’utilise également pour les spectacles.

Tout se bouscule. Ce fut une grande émotion, un émerveillement permanent.

Étiez-vous parti pour faire un livre ?
Non, ce projet est né après le voyage. À l’origine, ce ne sont que des photos souvenirs. Mais en voyant le travail dans son ensemble, la diversité des images, j’ai commencé à le montrer à d’autres gens. Des amis photographes m’ont dit qu’il y avait quelque chose à faire avec. Alors j’ai commencé à rêver et à me dire qu’il y avait un truc à partager, qui puisse être un outil de communication pour ma fondation One Drop(1). J’ai rencontré Prosper Assouline, l’éditeur, à Ibiza. On a discuté toute une soirée et décidé très vite de le faire ensemble.

C’est un peu “La Terre vue du ciel” épisode 2...
C’est vrai que ce n’est pas si loin de l’esprit, du livre de Yann Arthus-Bertrand. Certaines images se ressemblent. Mais c’est quand même fait de beaucoup plus haut, de 350 kilomètres. L’effet général est très différent, plus mystérieux.

 (1) Le produit de la vente du livre sera versé à One Drop, un organisme créé par Guy Laliberté, qui lutte contre la pauvreté en aidant les populations à avoir un accès à l’eau.

“Gaia”, éditions Assouline, 300 pages. Trois formats : une édition courante reliée (51 €), une édition limitée “collection ultime” (744 €) et en exclusivité, une édition de luxe de très grand format (5 000 €). www.shopassouline.com

 

 

 

 

 

 

 


 

 

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