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Un 67e festival de Cannes très sport

Un 67e festival de Cannes très sport

Par Jawaher Aka , le 22 mai 2014

Lutteurs, hockeyeurs, footballeurs, le sport est à l'honneur du 67e Festival de Cannes avec deux films inspirés de faits réels et un documentaire. En sélection officielle, « Foxcatcher » pourrait même repartir avec quelques récompenses, voire la Palme.

Du passage à Cannes de Gérard Depardieu, on se souviendra surtout de la polémique autour du film d'Abel Ferrara, Welcome to New York, dans lequel le comédien incarne l'ignominieux Devereaux, inspiré de DSK. On se souviendra moins du plus consensuel United Passions, projeté hors compétition, dans lequel Depardieu interprète Jules Rimet, président de la FIFA de 1921 à 1954, et initiateur du trophée majeur de la fédération. À tout juste un mois de la Coupe du monde de football, et alors que la FIFA fête cette semaine ses 110 ans, la projection du film était pourtant opportune. Pour certains journalistes, et malgré les avertissements de Depardieu, c'était surtout l’occasion de parler des sujets qui fâchent. À la question d'un journaliste radio sur l'ingérence russe en Ukraine, Depardieu refuse de répondre. À la question suivante, sur les polémiques autour du film de Ferrara, il quitte le studio.

Si quelques jours plus tôt, l'acteur avait vu le documentaire de Gabe Polsky, il aurait pu faire diversion et revenir à son film. Car dans Red Army, le réalisateur américain, né de parents russes d'Ukraine, raconte la Guerre Froide à travers l'ascension et la décadence de l'équipe nationale soviétique de hockey sur glace. Et parce que l'histoire est racontée du point de vue de Slava Fetisov, ancien joueur puis entraîneur de « l'Armée Rouge », adulé puis ostracisé par le régime soviétique avant que Poutine ne le réhabilite en le nommant Ministre des Sports en 2002.Dans ce documentaire, on découvre que l'équipe de hockey était financée par le KGB et que les joueurs étaient coupés du monde et de leurs familles onze mois par an. Ils étaient la propriété de l'État. En 1988, l'équipe est médaillée d'or aux Jeux Olympiques de Séoul.

Dans Foxcatcher, en compétition officielle, il est aussi question de financement, d'isolement et des JO de Séoul. Inspiré d'une histoire vraie, le film raconte l'étrange engagement de John E. Du Pont (Steve Carell), riche héritier américain, dans la promotion d'une équipe de lutte libre pour les Jeux Olympiques de 88. Pour l'aider à former ses athlètes, Du Pont va faire appel à Mark Schultz (Channing Tatum), déjà médaillé olympique. Puis à son frère Dave (Mark Ruffalo). Une collaboration qui, sous l'autorité paranoïaque de Du Pont, tournera au tragique. Bennett Miller, brillant réalisateur du Stratège (Brad Pitt) et de Truman Capote (Philip Seymour Hoffman), a mis huit ans pour mener ce film à bien. Certains protagonistes de ce drame, encore vivants aujourd'hui, furent associés au tournage, comme Mark Schultz – dont l'autobiographie a servi de base au scénario – et la veuve de Dave Schultz. Toujours dans un souci d'authenticité, Bennett a exigé de ses acteurs qu'ils suivent un entraînement de six mois à la lutte libre. Leur capacité à se battre devait permettre à Bennett de convaincre les lutteurs ayant connu Du Pont et les frères Schultz – toujours traumatisés par les événements – qu'il travaillait avec un souci de fidélité à l'histoire. Le public de Cannes a accueilli le film avec enthousiasme. Et si tous ne s'avancent pas sur la Palme, beaucoup pronostiquent au moins un prix d'interprétation à Steve Carell. Réponse dimanche.

 

 

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