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"J'ai besoin de créer"
Vincent Perez

"J'ai besoin de créer"

Par Isabelle Vatan , le 26 juillet 2012

On connaît Vincent Perez acteur et réalisateur. On le découvre photographe. Pour la première fois, il expose à Paris une série de clichés. L'occasion d'en savoir plus sur cette passion.

Comment est né ce projet ?
Un ami étudiant en archi, Auguste Chantrel, m’a parlé de tératologie (étude des monstres – ndlr) urbaine, c’est-à-dire des monstruosités urbaines. Cela m’a amené vers les œuvres d’art accidentelles que l’on peut trouver dans Paris. J’ai fait beaucoup de repérages et j’ai découvert des éléments d’architecture qui créent en moi une émotion et ont un langage. Là, entre le végétal et la pierre, il y a une cohabitation qui m’émeut et que je trouve magnifique. 

Avez-vous besoin de la photo ?
Oui, c’est un besoin de pouvoir exprimer des choses autrement qu’à travers les mots. Je ne suis pas seulement un interprète, il faut aussi que je crée et si je ne le fais pas, cela m’attriste, me ronge de l’intérieur et je deviens malheureux. 

Avez-vous grandi dans un milieu favorable à l’art ?
Mon père m’a tout de suite mis un crayon dans la main. Jusqu’à l’adolescence, j’ai grandi en pensant devenir peintre. J’ai aussi eu un mentor, le peintre Pierre Gisling, qui est le premier à m’avoir donné un appareil photo. Il m’a poussé dans cette direction. J’ai poursuivi des études de photo. 

Pourquoi avez-vous eu envie de montrer vos photos ?
Parce que je ne l’ai pas fait pendant 48 ans ! (rires). J’avais toutes ces boîtes de négatifs que je n’avais pas rangées depuis des années. J’ai mis de l’ordre pendant un an, j’ai fait quelques tirages et me suis dit que c’était dommage de laisser ça comme ça. Je me suis remis sérieusement à la photo il y a quatre ans, et montrer mon travail m’apparaissait comme une étape nécessaire. Ça me « challengait » et me donnait un objectif fort.

Des murs décrépis, des façades abîmées : il y a un côté sombre dans vos photos... 
Ah bon ? Moi je trouve ça plutôt gai, fort mais pas sombre, cette nature qui renaît sur un mur. Mais j’ai un côté assez sombre, d’ailleurs mes dessins l’ont toujours été.

Si vous deviez choisir entre acteur et photographe ?
Impossible ! Être acteur, réalisateur et photographe, c’est tout pour moi et ce sont deux cultures très différentes.

Vous aimez le sport ?
J’ai découvert le vélo de course il y a quatre ans, c’est devenu une passion. J’aime cet effort-là. Autrement, je nage, je fais du yoga et j’aime courir.

Qu’allez-vous regarder aux JO ?
J’adore l’escrime, j’ai souvent tenu l’épée pour les besoins de mes films. D’ailleurs, j’ai déjà croisé le fer avec Laura Flessel !

Comment vous détendez-vous ?
En faisant du sport ou en buvant un bon bordeaux !

Comment définiriez-vous votre style ?
Le look le plus simple ! J’aime beaucoup les polos noirs (il en porte un avec un chino gris et des Nike AirWaffle noires – ndlr). J’ai un problème avec les couleurs. J’avoue que j’ai beaucoup de difficulté à choisir dans ma garde-robe. 

« Matières et sentiments » par Vincent Perez
Jusqu’au 25 août, Observatoire du BHV, BHV Rivoli, 5e étage, 52 rue de Rivoli, 75004 Paris

 

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