X
En poursuivant votre navigation sur Sport&Style.fr, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêts, pour mesurer la fréquentation de notre site, et vous permettre de partager vos lectures sur les réseaux sociaux. Pour en savoir plus ou paramétrer les cookies, rendez-vous sur cette page. En savoir plus.

Paris 2050 : ville smart et green

Par Alice Morabito , le 21 janvier 2015

Architecte franco-belge trentenaire des plus fertiles, Vincent Callebaut dévoile son plan d’attaque contre le réchauffement climatique. Nos plus vertes campagnes pourraient paraître bien ternes comparées à son « Paris Smart City 2050 » !

Paris Smart City 2050

Paris Smart City 2050

Pensé à la demande de la ville, dans le cadre du Plan Climat Énergie de la Ville de Paris – qui vise à réduire de 75 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 –, le projet de Vincent Callebaut propose huit types de « tours » mixtes. Des tours combinant logements, bureaux, voire hôtels et commerces. Toutes très hautes, histoire de faire face à la densification urbaine et à l’impossibilité de s’étendre au sol – faute de place –, ces tours sont à la fois durables et connectées. Mais aussi et surtout à énergie positive, c’est-à-dire autonomes et productrices d’énergie renouvelable et recyclable, puisque fonctionnant sur les règles du bioclimatisme : tours photosensibles, maraîchères, antibrouillard, solaires et hydrodynamiques ou encore dépolluantes, version ferme agricole ou ruche avec logements alvéolaires…

Bref, la nature pourrait bien reprendre ses droits et la Ville Lumière changer de couleur, jusqu’à troquer son célèbre gris… pour le vert. Une sorte de Belle Verte – le film-manifeste écolo de Coline Serreau –… le design en plus !

Mountain Towers

Mountain Towers

Des tours végétales, solaires et hydrodynamiques destinées à bio-climatiser (via un processus naturel donc) la rue de Rivoli ! Un sérieux lifting pour cette rue emblématique de Paris, avec ses lignes strictes. Et, en plus des énergies renouvelables embarquées dans chaque tour, des balcons potagers ceintureront les plateaux habités et viendront filtrer, en site propre s’il vous plaît, les eaux grises rejetées par les habitants !

Antismog Towers

Antismog Towers

Prévues pour la Petite Ceinture dans le 14e arrondissement, ces tours dépolluantes photocatalytiques (processus activé par la lumière) formeront un corridor écologique de 23 kilomètres, tout en préservant le patrimoine ferroviaire et les différents modes de transport du site. Entre voies ferrées, pistes cyclables et chemins de promenade…

L’ancien tracé ferroviaire deviendra donc un véritable poumon vert grâce à l’intégration de jardins maraîchers communautaires cultivés par les riverains eux-mêmes ! Les pistes cyclables et les potagers urbains s’enrouleront, eux, à la verticale, autour de tours « cycloniques » dépolluant les sols et filtrant le smog atmosphérique.

 Photosynthesis Towers

Photosynthesis Towers

Ces tours signent un véritable Central Park « piézo-électrique » (les voies de promenade généreront de l’électricité sous l’action des pas) et spiralé à la verticale avec des biofaçades d’algues vertes, dans le 15e, à Montparnasse.

Vous pouvez répétez ? En clair, ce projet vise à réduire la facture énergétique de l’ensemble immobilier Tour Maine-Montparnasse, tout en l’embellissant. Et ce, en le métamorphosant en parc à la verticale, ouvert au public donc, et en « couturant » ces jardins suspendus d’une « robe » de bioréacteurs d’algues vertes à énergie positive (qui produisent plus d’énergie qu’il n’en est consommé).

Bamboo Nest Towers

Bamboo Nest Towers

Voici des tours maraîchères thermodynamiques agrémentées de balcons potagers. Elles viendront renaturaliser les treize tours de l’ensemble Masséna, dans le 13e, grâce au développement d’une « agriculture urbaine », étagée à la verticale, et ce, au cœur de la capitale !

Ceintes dans une sorte d’enveloppe en bambou tressé, elles offriront des balcons potagers individuels et des vergers communautaires entourant les logements existants. Les Parisiens pourront y cultiver à loisir leur production… bio cela va de soi !

Honeycomb Towers

Honeycomb Towers

Imaginées pour la Porte des Lilas dans le 20e, ces tours se présentent sous la forme d’une ruche de logements alvéolaires énergétiquement solidaires. Conçues comme une architecture parasite venant greffer des maisons individuelles imbriquées les unes aux autres, elles permettront de doubler la hauteur de nombreux anciens bâtiments mal isolés. Une greffe urbaine en forme de nid d’abeilles, aux alcôves hexagonales, et qui offrira, en plus, à ses habitants des potagers et vergers suspendus.

Farmscrapers Towers

Farmscrapers Towers

Ces fermes verticales en français, rapatrieront la campagne aux portes de la ville, et plus précisément Porte d’Aubervilliers, dans le 19e. Ces trois tours maraîchères à usage mixte, avec leur forme de galets polis empilés à la manière d’un cairn, étageront donc des champs d’agriculture. Ce projet pionnier, très cher à Callebaut, valorisera ainsi la consommation locale par l’autonomie alimentaire des habitants, réduira la facture des transports, oxygènera la ville et reboostera l’emploi dans les secteurs du primaire et du secondaire. Une première en centre-ville !

Mangrove Towers

Mangrove Towers

Des tours photosensibles et photocatalytiques qui prendront racine sur les quais piézoélectriques de la gare du Nord, dans le 10e… Traduction please ? Photosensibles, car elles produiront de l’énergie sous l’action de la lumière. Photocatalytiques, car elles dépollueront l’air, également sous l’action de la lumière. Piézoélectriques, car les quais généreront de l’énergie, impulsée par les pas des voyageurs !

Inspirées des palétuviers des marais maritimes, ces tours seront implantées directement sur les quais de la gare et ramifiées entre elles à la façon d’un écosystème. On y trouvera aussi bien des bureaux, des hôtels que des logements.

Bridge Towers

Bridge Towers

Ces deux « ponts paysagers » en forme de vague, habités et reliés l’un à l’autre, enjamberont la Seine au pont Amont, dans le 12e, et au pont Aval dans le 16e. Mais les Bridge Towers ne seront pas uniquement un point de passage. Comme un « trait d’union » urbain, elles augureront un nouveau territoire avec leurs tours amphibies de près de 200 mètres aux pieds dans l’eau, renouant ainsi avec ce temps moyenâgeux où les ponts étaient habités et créaient un continuum urbain fonctionnel, culturel et marchand entre deux rives.

lire le magazine

IMAGE LAFC STORY

© L'équipe 24/24 2016 - Tous droits réservés

contacts - C.G.U.