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Le sacre de la marinière

Le sacre de la marinière

Le 30 juin 2011

Tenue de foot ou coup marketing. Le nouveau maillot extérieur des Bleus est une marinière. On aime ou on déteste. Voilà pourquoi...

On n’a jamais vu un maillot de foot pareil. Au point que l’on se demande encore si c’en est un.
Son col, ses rayures horizontales, sa coupe renvoient davantage à l’esthétique des maillots de rugby et rompent sèchement avec le vestiaire historique des Bleus. C’est un maillot en rupture. Un maillot pour prendre le large.

La marinière ne raconte grand-chose sur le football, ou sur notre équipe nationale, mais elle dit beaucoup sur la France. Car si marins hollandais et anglais ont porté des maillots à rayures dès le XVIIe siècle, c’est bien chez nous que la marinière fut créée. Le 27 mars 1858, un décret officiel posa en effet ses caractéristiques techniques.

 

La marinière, la vraie, celle des hommes d’équipage de la marine française, sera désormais pourvue de 21 raies bleues, large de 10 millimètres. 21 raies, comme le nombre de victoires napoléoniennes, dit même la légende. Rapidement, dès la fin du XIXe siècle, alors que l’on découvre les plaisirs des bains de mer et de la plage, la marinière cesse pourtant d’être une pièce purement militaire et utilitaire. Elle rentre dans les moeurs.

En 1917, Gabrielle Chanel, qui deviendra Coco, la retravaille, la féminise. À Deauville, où sa boutique est installée, les élégantes arborent les rayures à la plage comme à la ville. Car la marinière a des qualités objectives. Faite d’un tissu lourd, elle n’est jamais froissée et garde toujours une certaine tenue. C’est surtout une pièce graphique.

C’est un maillot en rupture. Un maillot pour prendre le large.

Si des stars telles que Brigitte Bardot, Picasso ou Jean Paul Gaultier adoptent tour à tour la marinière, c’est parce qu’elle offre, sans grand effort, une signature stylistique forte. La marinière est ultra photogénique et, dans L’Effrontée, elle va merveilleusement à la très jeune Charlotte Gainsbourg.

Devenue un basique absolu, retravaillée comme un exercice de style par tous les créateurs de la place, la marinière se définit comme une véritable madeleine.Comme la 2 CV, autre totem français, elle renvoie aux années fastes des Trente Glorieuses. Plus prosaïquement, c’est un vêtement réjouissant parce qu’il s’agit d’une pièce estivale. À ce titre, elle est d’ailleurs bien placée pour nous faire oublier un certain été 2010..

 

 

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