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La glisse version luxe

La glisse version luxe

Par Alice Morabito, le 02 novembre 2013

Les accros de la glisse, fendant l’écume ou l’asphalte, se la jouent hipsters. Modèles uniques, matériaux précieux, un vent nouveau souffle sur le ride.

Entièrement recouverts de toile de Jouy avec des motifs fluo qui se révèlent à la lumière noire, la planche de surf et le skate édités par Mat & Jewski font vraiment leur effet. Tout comme les skates des ébénistes Woodiart (avec Clément Bouchonneau aux commandes) en marqueterie de bois précieux. Et oui, il va falloir s’y habituer, les sports de ride jouent le raffinement. Au point d’inspirer les artistes : skate en or façon montre molle de Dalí pour Antoine Bouillot (Welcome to reality, 2013, en photo), en céramique pour Charles Krafft ou Adrien de Melo & Normandy Ceramics, ou encore en galuchat de Gérald Perrin.
 

Oui, le temps du grunge est ré-vo-lu ! Faits main, pièces uniques hautement désirables, matériaux précieux, ces accessoires de sports populaires sont décalés à l’extrême pour se parer de tous les signes extérieurs de richesse. Exit toute idée de production de masse, de grosses séries et de logotage intempestif. Bon, côté surf, la toile supporte mal l’eau, c’est une évidence, mais l’idée est là et son designer Hervé Matejewski est sur le pont, prêt à renouveler l’art du deck (planche). À bon entendeur ! Comme il le souligne : « Le fait d’utiliser ce genre de tissu, connoté a priori ringard, apporte un autre regard et impulse une attitude différente. On se fait plaisir en faisant un produit décalé. La normalité est si ennuyeuse. » Évidemment, vous ne glisserez pas sur votre planche recouverte d’or 24 carats ni sur celle en céramique. Mais alors, quid de la fonctionnalité première de l’objet ? Aucune importance, l’idée est que la glisse est bel et bien ancrée dans la culture, et qu’elle passe de populaire à luxueuse, voire confidentielle. L’école Boulle vient d’ailleurs de présenter une exposition aux Docks – Cité de la mode et du design de juillet à septembre, avec No Skateboarding, Please !. Tout comme La Friche-Belle de Mai (Marseille) d’avril à juin dernier avec La Dernière vague mettant en exergue justement l’influence de la street culture et de ces sports sur l’art contemporain. Après l’effervescence suscitée par le street art, la street culture quitte l’asphalte pour gravir les étages.

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