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Histoires de whisky

Histoires de whisky

Par Claire Byache , le 06 décembre 2014

Comment et pourquoi il est devenu le graal des bars à cocktails, le toc des nouveaux geeks, le tic des Gatsby chic. Hypothèses.

1. Le whisky, plus fort qu’un bon roman
Le whisky est une science. Mais les étapes de sa conception ressemblent aux chapitres d’une fiction. Jugez plutôt... Comme dans Roméo et Juliette, deux grandes familles règnent en maître dans le milieu, les Blend et les Single Malt. Les premiers, super populaires, représentent 95 % des whiskies vendus dans le monde. Ils sont un mélange de malt et de blé. Les seconds, très chic, sont 100 % malt et coûtent plus cher, évidemment.
 

2. Le whisky, plus fort que Don Juan
« À la différence du cognac, le whisky n’a pas l’image d’un digestif fort. Il fait moins peur » souligne Yann Daniel, chef barman du Park Hyatt Vendôme. Philippe Jugé, auteur de l’excellent Whisky pour les Nuls (éd. First), précise : « En France, on boit plus de whisky que de champagne ». Pourquoi ? « Dans les années 60, lorsque les supermarchés débarquent, le cognac refuse d’y être vendu. Le whisky, lui, accepte et écoule dès lors d’énormes volumes. Aujourd’hui, 60 % des bouteilles vendues proviennent de grandes surfaces. »
 

3. Le whisky, plus fort qu’une diva
Thierry Benitah dirige la Maison du Whisky, véritable institution fondée par son père en 1956. « L’industrie du whisky communique et investit » explique-t-il. « En plus, le whisky est un produit absolument traçable : on ne triche pas, la Scotch Whisky Association veille. En revanche, il se permet ce que ses cousins n’osent pas. » Monstre d’audace, il respecte les règles de base, mais s’amuse aussi. « Les marques jouent sur la taille de l’alambic, la durée de maturation, le type de fûts utilisés – neufs, usagés, ayant contenu du sauterne, du sherry, du porto, etc. », rappelle Philippe Jugé. Éclectique, on vous dit.
 

4. Le whisky, plus fort que Dita von Teese
On veut dire par là que le whisky, mieux qu’une effeuilleuse de renom, sait revêtir des atours surprenants puis se dévoiler, séduisant comme jamais. Son succès est aussi lié à celui des cocktails. « Au Park Hyatt, les clients ont tout de suite adoré le Cigar Old Fashion » raconte Yann Daniel. La raison ? « Parce qu’il les interpelle. Rye whiskey + sucre aromatisé au cigare + angostura bitter + zeste d’orange + liqueur de cigare de Louisiane, le tout servi dans une boîte enfumée... » Autre marotte de Yann ? Le Bourbon Sour à base de bourbon, sucre, citron et pointe d’angostura bitter, moins déjanté certes, mais frais et très équilibré.
 

5. Le whisky, plus fort que Phileas Fogg
Rusé, le whisky emmène ses amateurs bien au-delà de l’Écosse, des États-Unis et de l’Irlande. Désormais, c’est en Inde que la distillation titille. Et en Suède, en Italie, en Australie. Mais surtout au Japon. « Les Japonais rivalisent avec les plus grands Écossais » confirme Thierry Benitah. « Leur whisky est branché, oui, mais plus qu’une tendance, c’est un phénomène durablement installé. » On aime son onctuosité. Sa douceur. Son accessibilité savoureuse opposée à l’amertume de certains scotchs. « Pour débuter, l’idéal est un Hibiki 12 ans. » Autre option ? Un Nikka From The Barrel, « au goût identifiable entre mille, addictif ».
 

6. Le whisky, plus fort que Fabrice Luchini
Thierry Daniel, aux manettes de la première Paris Cocktail Week organisée du 24 au 31 janvier prochain, est formel : théâtraliser son cocktail, c’est essentiel. À ce sujet, il précise que « les Japonais ont inventé des verres à mélange spécifiques, des cuillères uniques, et même des outils et techniques inédites pour shaker esthétique ».
 

7. Le whisky, plus fort que Bill Gates et Mark Zuckerberg
L’amateur de whisky d’aujourd’hui aime les réseaux sociaux, sait ce qu’il veut boire et comment. Il a trente ans, lit le blog de Serge, un Français qui écrit en anglais et influence toute la planète whisky (www.whiskyfun.com). L’addict nouveau, donc, est un geek. Très au fait du marché des raretés. Pour accéder à l’ultra premium, il doit se connecter car les enchères se jouent désormais sur la Toile. Ainsi, whiskyauction.com regorge de trésors. Bon. À vous, on peut le dire, le truc qu’on s’arrache aujourd’hui, c’est un Laphroaig 1974 à l’ambre divine, devenu mythique et vendu entre 5 000 et 6 000 euros la bouteille aux enchères.
 

8. Le whisky, plus fort que Racine
Le whisky a le pouvoir de fournir un stock d’aventures fascinantes. N’empêche, qui veut voyager loin ménage sa monture. Mieux vaut donc soigner sa première expérience. « Un premier whisky trop puissant peut devenir un détestable souvenir » confie Yann Daniel. « J’étais jeune, j’ai choisi la première bouteille venue, j’ai ajouté du coca. Il m’a fallu 15 ans pour réapprivoiser la bête. » CQFD.
 

9. Le whisky, plus fort que la Fiac
Les nouvelles distilleries parviennent à produire du bon en trois ou quatre ans seulement. Pendant l’attente, elles créent le buzz. « Grâce aux webcams » raconte Philippe Jugé, « la naissance d’un whisky peut être suivie en direct. Ainsi, en Suède, la distillerie Mackmyra est parvenue à fidéliser ses clients dès le début en filmant son process. » Autre exemple en Italie, à Puni, où l’idée de génie a été d’attirer la foule grâce à la classe d’un bâtiment aux allures d’œuvre d’art.

 


Nos 7 spots à whisky

Le Forum possède une belle collection et un directeur de bar extrêmement cultivé.
4 bd Malesherbes, 75008 Paris
 

Le Harry’s Bar est ultra réputé pour sa cave.
5 rue Daunou, 75002 Paris
 

Le Whisky Lodge est doté d’une sublime boutique.
7 rue Ferrandière, Lyon
 

Le Sherry Butt est célèbre pour la démesure de sa carte.
20 rue Beautreillis, 75004 Paris
 

Le Coq twiste avec brio le glam et le vintage.
12 rue du Château d’Eau, 75010 Paris
 

Le Auld Alliance règne sur les spiritueux fins, vieilles bouteilles et éditions limitées.
9 Bras Basah Road, RendezVous Hotel Gallery, Singapour
 

Le Cask a fait rêver Yann Daniel. « Je n’avais jamais vu une telle collection : millésimes introuvables, bouteilles issues de distilleries fermées... »
Roppongi, Tokyo
 

La Maison du Whisky, www.whisky.fr
20 rue d’Anjou et 6 carrefour de l’Odéon à Paris. Ailleurs dans le monde, coordonnées via le site.
 

www.scotch-whisky.org.uk

www.whiskylive.fr

 

 

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