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10 pools made in Sydney

10 pools made in Sydney

Par David Batty , le 16 décembre 2015

Traverser le monde pour aller voir des piscines ? Il n’y a aucun snobisme dans cette proposition. Il s’agirait plutôt ici de déposer les armes classiques du voyageur agité pour prendre son temps et découvrir Sydney. Ainsi, la ville cède sa place à la nature et, le temps d’un voyage, vous risquez de ne plus jamais vouloir rentrer au pays.

Paris n’est pas Sydney. Et inversement. Cela va sans dire et pourtant. Une fois aux antipodes, il est hautement recommandé d’évacuer le maillage de ses repères urbains, de ne jamais rechercher l’introuvable ni même d’envisager une translation de ses habitudes touristiques. Ce serait peine perdue. Passant à côté de ce qui en fait le sel. L’opéra et sa baie, soit. Mais ensuite ? Il faut alors ajouter à la somme de ses envies, la conviction qu’une mégapole, aussi australe soit-elle, puisse être l’épicentre d’un mode de vie totalement balnéaire. Pour un Parisien habitué à ses 105 km2, les 12 000 km2 de Sydney représentent peut-être la liberté des grands espaces. À moins que ce ne soit la peur de l’immensité. Une fois ces considérations topographiques évacuées, il demeure la question du que faire à Sydney ? Du sport bien évidemment. Une évidence quand on se penche sur l’eau omniprésente et ses kilomètres de côtes. Mais passé le cliché d’un Sydneysider fervent d’activités physiques et nautiques, il y a la découverte quasi patrimoniale de ces piscines égrainant leur rectitude, grand bleu et modes de vie à la face de ceux qui veulent bien en voir la beauté. Ainsi, aborder Sydney par ses piscines plus ou moins naturelles équivaut à se plonger dans l’histoire de l’île, la beauté d’un environnement naturel au cœur même de la ville et la sociologie d’un « australian way of life » complètement inédit.

C’est tout naturellement au début du XXe siècle que les habitants de Sydney commencent à investir les côtes de leur cité, y construisant des piscines pour profiter des attraits d’un océan hostile dans lequel on ne se baigne guère à l’époque. Ces rectangles bleus essaimés au gré de la topographie côtière sont alors imaginés ex nihilo ou à partir de bassins naturels nichés entre des rochers aux proportions idéales. On pense évidemment à la plage de Bondi où est inauguré en 1906 le premier surf club avec cabines attenantes pour 750 hommes et 250 femmes et son Icebergs Club en 1929. Aujourd’hui, les piscines du club symbolisent à elles seules un mode de vie jalousé par le monde entier. Immuablement depuis, chaque jeudi, les bassins sont vidés et remplis d’eau de mer maintenue à la température de 18 ° en hiver et 24 ° en été. Chaque jour des centaines de nageurs – retraités au sommet de leur forme ou jeunes cadres qui ne veulent pas la perdre – viennent y effectuer leurs longueurs, imperturbables aux vagues qui envahissent la piscine. Sur le bord des bassins, la vie suit son cours – seniors jouant aux cartes, surfeurs en pause, étudiants révisant au soleil, sportifs peaufinant leur routine sous la houlette des coachs... – et l’observer équivaut à se plonger dans la vie intime des habitants du coin, entre sociologie de comptoir et réalité marquante. Une autre manière d’aborder la ville et le voyage. Et ça, c’est vraiment Sydney.

 

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