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Quand Chamonix lave plus blanc

Quand Chamonix lave plus blanc

Par Nadia Hamam , le 21 décembre 2015

Mais que se passe-t-il à Chamonix ? Gros plan sur la capitale mondiale de l’alpinisme qui cultive son style. Entre cool et old school, Cham’ conserve-t-elle son statut de plus belle vallée du monde ?

Des hôtels au firmament et une pluie d’étoiles Michelin, c’est bien. Un rôle clé dans l’histoire des Alpes, c’est mieux. Tout amoureux de la glisse devrait connaître celle de Chamonix. Ce « toit du monde » et sa « mer de glace » séduisent la bonne société anglaise dès 1741 avant de devenir le haut lieu de l’alpinisme aux 18e et 19siècles. Une épopée retracée par l’extraordinaire collection de l’Alpine Club de Londres. Ces 50 œuvres réalisées par des artistes alpinistes du 19e siècle quittent pour la première fois la Grande-Bretagne et s’installent à Chamonix pour une exposition événement cet hiver. L’histoire de ce lieu est dans toutes les mémoires. C’est à Chamonix que la première paire de skis voit le jour en 1893, annonçant dates et événements à n’en plus finir. Éditions inaugurales des championnats internationaux (1908), des Jeux olympiques d’hiver (1924) – avec patineurs de vitesse en costumes trois-pièces, s’il vous plaît. Premières scènes de ski tournées par l’acteur et réalisateur Max Linder. Jet-set, palaces d’altitude, florilège architectural de chalets. Une vingtaine d’éditions de Coupe du monde de ski alpin ou Kandahar. Le téléphérique de l’Aiguille du Midi en 1955. Chamonix est au top. Et puis la roue tourne, d’autres stations émergent et l’éclipsent. Clap de fin ? Pas vraiment.

Second souffle
La mémoire et la géographie finissent toujours par reprendre leurs droits. Cet hiver, un livre rend à la station ce qui lui est dû. Les clichés du photographe Benoit Linero y saisissent les instants d’or du village. À la préface, le musicien André Manoukian. Installé là avec sa famille depuis des années, il vient d’offrir au bourg une Maison des Artistes hybride, entre club de jazz et résidence de musicos, dans l’ancienne demeure de l’alpiniste Maurice Herzog. Sa manière à lui de rendre hommage à un paysage qu’il révère. Un panorama à respirer suspendu dans les airs de l’impressionnant Le Pas dans le vide. Car Chamonix a trouvé son second souffle. Et de quelle manière ! Habillée de verre, la terrasse sommitale (3 842 m) de l’aiguille du Midi vient de rouvrir, forte d’un ascenseur doublé. Au printemps prochain, un tube d’acier de 32 mètres de long permettra de faire le tour complet du piton central (3 800 m). Un des plus grands espaces d’Europe de freestyle créé sur Balme. Deux épreuves de Coupe du monde de ski alpin cet hiver. L’hôtel 3 étoiles Le Prieuré revu et corrigé par les architectes chamoniards Alain Mazza et Emma Wibault. La rénovation en 2016 de l’hôtel Alpina. Autant de bonnes raisons d’aller apprécier comme il se doit les dires de Manoukian : « J’ai la chance de vivre depuis quelques années dans la plus belle vallée du monde. Elle est en Europe, en France. »

Chamonix, carnet de photographies de Benoît Linero pour Portraits de Villes, une collection éditée par le studio de création Be Pôles.

 

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