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Les surfeuses de demain
Vague de filles

Les surfeuses de demain

Par Eloïse Vincent , le 04 octobre 2014

Plage des Bourdaines, Hossegor. Planches au garde-à-vous, les surfeuses Coco Ho, Justine Dupont et Maud Le Car, ont pris la pose pour Sport & Style.

Blondes, élancées, forcément dotées d’un exotique sex-appeal, ces filles ont en commun une passion pour le surf et leur amour de l’océan. Plus habituées aux bikinis réchauffés de combis en néoprène, nous les avons emmenées sur la terre ferme pour un relooking express. Et dans leurs costumes de mecs, Maud, Justine et Coco assurent autant que sur leur planche.

Maud Le Car, good karma
Née sur l’île de Saint-Martin, exilée à Capbreton dans les Landes depuis quelques années, cette demoiselle de 21 ans, double vice-championne d’Europe ASP, n’était pourtant pas destinée aux planches. La preuve, venant d’une famille d’artistes, elle est la seule à avoir succombé à l’appel du large. « Depuis mes 12 ans, je sais que je ne pourrais pas vivre loin de l’océan. Tous les jours, dès 7 heures du matin, c’est mon bureau. » Des Caraïbes à Porto Rico en passant par Tahiti – « même si on n’est jamais mieux qu’à la maison » –, Maud guette les meilleures vagues. « Attendre sur sa planche et s’élancer pour “faire un canard” et sentir l’eau qui s’abat sur soi est une sensation unique. Il n’y a rien de plus magique que de filer dans un tube et être à l’intérieur de l’océan. Même si les filles ont peut-être plus l’instinct de conservation que les garçons et jaugeront davantage une vague dangereuse avant de plonger. Il n’empêche, c’est tout de même génial de les voir suivre de plus en plus nos compétitions, de les voir fiers de nos progrès. Et enfin de faire comprendre à tous que le surf au féminin n’est pas qu’une histoire de filles sexy en bikini. »

Justine Dupont, natural girl
Des jambes immenses, la bonne humeur chevillée au corps, Justine Dupont est une étoile montante. À 23 ans, téméraire sans être forcément tête brûlée – elle estime que l’appréhension est un élément moteur –, elle enquille les rouleaux sans ciller. Toujours prête. Comme cet hiver, au large de Saint-Jean-de-Luz, où elle a dompté la légendaire Belharra. « Shane Dorian était là. Il m’a seulement dit : “Voilà, tu as surfé Belharra”. J’ai été comme une balle toute la journée. C’est la plus belle émotion de toute ma carrière. » Sans compter l’onde de choc qui l’a parcourue en Irlande, à Aileen’s, face à des murs d’eau glacée. « Les vagues sont toutes différentes, chacune avec leur personnalité, leur caractère et comme des êtres vivants, j’ai besoin de les connaître. Profiter de chaque endroit, rencontrer des gens, c’est ça l’esprit, la pureté du surf. » Incapable de tenir en place, elle prendra le départ en décembre d’une course à quatre entre le cap Horn et le pôle Sud, rame en main, 24 h/24, dans une eau à 2 °C. Le but ? « Sensibiliser à la protection des océans, développer des programmes pédagogiques, bref, mettre la nature en lumière. C’est tout de même là qu’on trouve la plus belle des musiques ».

Coco Ho, la graine de championne
Un brin diva sur les bords, la blondeur et le sourire made in USA – Hawaï plus précisément –, Coco Ho l’avoue elle-même : elle aurait difficilement pu échapper à son destin. Fille du légendaire Michael Ho, nièce du tout aussi talentueux Derek Ho, ancien champion du monde et surfeur du surfeur pro Mason, grimper sur une planche était une évidence. Même si, étonnamment, elle est la seule fille de la famille à avoir eu envie d’attraper les vagues. Compétitrice dans l’âme, son histoire s’écrit donc à l’américaine : outre sa famille qu’elle idolâtre – « Mon plus beau souvenir reste mon premier championnat du monde : mon père y assistait » –, elle vénère les gagneurs de la trempe de Maria Sharapova, les héros de success stories façon Beyoncé. Et ne compte pas s’arrêter à un titre de championne du monde WSP décroché à l’âge de 18 ans. Et plus tard ? L’expérience du cinéma, après un rôle dans Blue Crush, pourrait être une idée. Tant qu’elle ne reste pas éloignée trop longtemps de « Mother Nature » comme elle appelle l’océan...

 

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