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Roller derby, show brûlant

Roller derby, show brûlant

Par Sidonie Sigrist , le 04 décembre 2014

Des patins à roulettes, des athlètes dont les noms d’emprunt résonnent comme des cris de guerre et qui jouent des coudes (et des genouillères) : bienvenue dans l’univers du roller derby. À l’occasion du championnat du monde organisé à Dallas qui débute jeudi 4 décembre, focus sur ce sport piquant.

Si le roller derby a vu le jour dans les années 1930 aux États-Unis (alors auréolé du sobriquet roller catch), il avait perdu de sa superbe à la fin des années 1980, avant de retrouver un nouvel élan de notoriété dans les années 2000 aux États-Unis. Le film Bliss de Drew Barrymore, sorti en France en 2010, a popularisé la discipline de ce côté-ci de l’Atlantique. La même année, les premières ligues françaises voient le jour à Paris, Bordeaux et Toulouse. Quatre ans plus tard, on compte 93 clubs et plus de 2 000 licenciées françaises – le succès est presque exclusivement féminin. Cerise sur la piste, la discipline a été reconnue par la Fédération Française de Roller Sports.

Le principe du jeu est (relativement) simple. Sur une piste ovale, deux équipes de cinq joueuses s’opposent pendant deux mi-temps de 30 minutes dans une sorte de course-poursuite musclée. Chaque équipe compte trois défenseuses (bloqueuses), un pivot et une attaquante dite « jammeuse ». Cette dernière doit franchir le groupe de bloqueuses adverses et les dépasser pendant un « jam », d’une durée de deux minutes maximum. Chaque joueuse dépassée, c’est un point de gagné. Pour l’en empêcher, les bloqueuses doivent sortir l’attaquante du track (la piste) ou la faire chuter. Et tous les moyens sont bons (ou presque). Oubliez les pieds, les genoux, les coudes, les poings et la tête, seuls les coups de hanches et d’épaules sont autorisés. Pour amortir la chute, les joueuses sont équipées au complet : casque, protections pour les poignets, les coudes, les genoux et les dents sont obligatoires, ce qui ne prévient pas des bleus à répétition, entre autres blessures.

Au-delà de l’aspect physique et tactique, c’est toute une culture issue de la tradition punk et féministe qui s’est développée autour de cette discipline. Dans les années 2000, lorsque le roller derby renaît au Texas, les joueuses s’attribuent des pseudos croustillants et se créent ainsi des personnages sur piste : résille, maquillage outrancier, tenues courtes et déglinguées dans une ambiance DIY (do it yourself, fais-le toi-même en français) où chacune des joueuses aide au bon fonctionnement du club et des matchs. L’idée ? S’assumer, à tout point de vue. Si les tenues se sont peu à peu homogénéisées dans un combo maillot-short relativement classique, les noms de piste persistent, tout comme le maquillage. Les joueuses proposent ainsi une performance sportive et un show parfois spectaculaire, haut en ruse et en chutes. À Dallas, trente équipes du monde entier se retrouvent dès aujourd’hui pour quatre jours d’affrontements sur roulettes. Parmi elles, vingt joueuses représenteront les couleurs de la France. Pour suivre les avancées de Pooky Balboa, Rose Hyène, Meryl Streep Her et de leurs coéquipières, rendez-vous sur le site du Mondial (http://rollerderbyworldcup.com/). Let’s (rock’and) roll.

Blood & Thunder Roller Derby World Cup, du 4 au 7 décembre à Dallas, Texas

 

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