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Les cartables de la rentrée

Les cartables de la rentrée

Par Julien Neuville , le 06 septembre 2014

C’est la rentrée et l’occasion de rafler celui qui deviendra le nouveau compagnon du quotidien. Et si les hommes aussi se mettaient à adorer leur sac ?

La rentrée – obsession de la société de consommation – impose des rendez-vous incontournables. Coup de sifflet final de la période de repos qui fut, avec le recul, tout sauf reposante. Ces vacances étaient comme celles de l’an dernier, peut-être même pires. La rentrée sera dans ce prolongement. Mais elle peut encore être pimentée. Il n’y a pas que les moins de 18 ans qui ont le droit de s’enthousiasmer de leurs nouvelles affaires scolaires à la veille du jour J. Si, pour les adultes, stylos, cahiers ou gommes sont souvent fournis par les entreprises, il y a un article qui est à leur charge exclusive : le sac.
Toutes les études sont d’accord pour dire que les hommes consomment de plus en plus de luxe, le secteur jouissant d’un taux de croissance plus important que celui de la femme. Aux côtés des costumes, chemises et souliers, maroquinerie et bagagerie sont en plein boum. Plus cher que le reste, mais plus facile à acheter : pas de tailles, ni de problèmes de coupes. Mieux, le produit est souvent fidèle à ses clichés (un tiers des hommes font leurs achats sur Internet). La femme a ses multiples it-bags, reconnaissables à dix mille kilomètres. L’homme a ses « essentiels », objets incontournables de par leur fonction mais libérés du diktat de la marque. Vingt ans après la création de l’adjectif « metrosexuel », de nombreux hommes se sont impliqués dans leur apparence et, une fois à l’extérieur, à la vue de tous – et de toutes –, le sac devient pièce statutaire. Et souvent prescriptrice.
D’abord, l’évidence : le sac-bandoulière est à bannir absolument. Choisir cette option, c’est autoriser une vilaine lanière à dévorer jour après jour les épaulettes des vestes de costume, brisant la silhouette séduisante d’une belle coupe. Qu’importe les excuses balbutiées, mettre tout le poids de son sac sur une seule épaule ne rend pas service à son dos. Payer cher pour se démolir la santé, il y a déjà le tabac pour ça.
Autre fléau de l’humanité : la sacoche d’ordinateur annonçant à l’ensemble de la rame de métro (personnes malintentionnées incluses) qu’un ordinateur est dans les parages. C’est de l’incitation au vol. Les assurances ne devraient pas rembourser.
Cas plus controversé : le sac à dos. Longtemps considéré comme l’attribut des randonneurs et des écoliers, des modèles « adultes » sont apparus grâce aux surenchères des maisons de mode. Dans tous les cas, le sac à dos n’a rien à faire au travail sauf a) si l’employé est dans la création artistique, b) si la personne concernée souffre de problèmes physiques, c) si le moyen de transport choisi est à deux ou trois roues.
L’option à privilégier est donc le bon vieux cartable, ou attaché-case. Il sera noir ou bleu marine, pour mieux lutter contre les traces du quotidien. Il sera choisi en fonction de la quantité de documents transportés – rien n’est plus ridicule qu’un sac gonflé à bloc. Il aura deux hanses, une fermeture Éclair et peut-être quelques poches. Rien de plus. Et, en période d’austérité, les patron(ne)s accordent rarement des augmentations à ceux qui arrivent au travail avec un sac à dos.

 

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