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L'espadrille tisse sa toile

L'espadrille tisse sa toile

Le 06 juin 2012

L'espadrille a traversé les siècles sans jamais oublier son fief natal, le Pays Basque. Sage ou excentrique, elle s'invite partout cet été.

L’espadrille vit une seconde jeunesse. En conservant tous ses codes. Avec un truc en plus, qui lui donne davantage de tenue et lui permet de tenir le coup même en cas d’averse grâce : sa semelle recouverte d’une fine pellicule de caoutchouc. Déclinée dans de nouvelles matières – veau velours, cuir, denim –, des motifs, des rayures, des patchworks de couleurs, l’espadrille s’impose comme la chaussure de l’été.

Si l’on se replonge dans son histoire, on constate qu’elle est loin d’être une jeunette. Au XIIe siècle, les historiens du soulier affirment que les fantassins du roi d’Aragon portaient déjà des espadrilles. On n’y était pas, on ne peut donc pas confirmer. Une chose est pourtant certaine : des traces de la fabrication d’espadrilles existent à partir du XVIIIe siècle au Pays Basque, plus précisément à Mauléon. La première usine voit le jour là-bas en 1880. Cette drôle de chaussure en coton, montée sur une semelle en corde, remporte alors tous les suffrages. D’abord portée par les paysans, elle l'est ensuite par les mineurs dans le nord de la France. Premier retour de fortune pendant la guerre de 14-18. Les mines sont humidifiées afin d’éviter les coups de grisou et les semelles en corde ne résistent pas. Second revers dans les années 80, lorsque les modèles « Made in China » inondent le marché. L’image des espadrilles s’écorne mais sa cote d’amour n’est en rien entamée. Salvador Dali et Pablo Picasso ne les ont jamais reniées. Conséquence ou coïncidence, elles ne quitteront jamais les étals des marchés dans le sud de la France, là où il faut se les offrir.

En 2012, on assiste à quelques excentricités : des formes montantes et lacées, des modèles hybrides, façon baskets montées sur semelle en corde. De nouvelles marques exclusives à la fabrication 100 % française apparaissent. Nicolas Hanniet, fan d’espadrilles, a créé L’espadrille Tropézienne en 2011 avec deux amis. Déclinée dans une quarantaine de couleurs de cotons, de cuirs et toutes sortes de motifs avec – coquetterie suprême – une semelle protégée par une couche de caoutchouc rouge... des Louboutin en toile, darling ! De son côté, le Biarrot d’adoption Antoine Olive a créé Espartime après un mémoire de fin d’études consacré à la chaussure basque, celle qu’il convient désormais de ne plus considérer comme une simple idylle de vacances. Les espadrilles comme une vraie philosophie de vie ? Et pourquoi pas.

ESPADRILLE MODE D'EMPLOI
Savoir les acheter

Espadrilles et jean, même combat. Il faut toujours les essayer avant de les acheter. Donc, ne pas avoir peur de choisir une paire qui serre un peu. Pourquoi ? Le coton, au bout d’une demi-heure à peine, se détend. Et là, le confort devient absolu.

Savoir les porter
Il y a ceux qui les portent « montées », c’est-à-dire bien chaussées, et ceux qui optent pour la solution « pantouflée », en d’autres termes avec les talons repliés afin de les métamorphoser en mules. Soit. Mais une chose est certaine : les espadrilles se portent exclusivement l’été et pieds nus. Côté style, en bermuda la journée, en chino clair pour l’apéro et avec un jean brut le soir.

Savoir les entretenir
Ne jamais faire tremper ses espadrilles, la semelle en corde ne le supportera pas ! En revanche, ne pas hésiter à laver la toile, à l’aide d’une brosse et à l’eau savonneuse. Ensuite, patience, il faut qu’elles sèchent tranquillement à l’ombre.

 

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