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L’ultime défi
Jean-Marc Mormeck

L’ultime défi

Par Daphné Segretain , le 05 décembre 2014

Derniers instants avant la rencontre sur le ring entre Jean-Marc Mormeck et le boxeur polonais Mateusz Masternak. Et c’est à agnès b. que le boxeur a confié sa tenue. Entre les essayages et l’entraînement, nous avons rencontré un homme serein, qui parle sport et style aussi.

À 42 ans, Jean-Marc Mormeck va disputer l’ultime combat qui pourrait le mener en finale d’un dixième et dernier championnat du monde. Le sextuple champion du monde en lourds-légers fait son come-back dans cette catégorie. En cas de victoire face à Masternak, celui que l’on nomme The Marksman – le tireur d’élite – poursuivra sa quête du titre mondial. Sinon, il rangera les gants définitivement.
 

Comment se passe votre préparation avant cet ultime combat ?
Jean-Marc Mormeck : Je m’entraîne comme avant, c’est-à-dire deux fois par jour – le matin et le soir –, sauf que cette fois c’est quand même un peu particulier. Il me reste deux combats maximum, donc je m’entraîne avec peut-être encore plus d’envie.
 

Vous avez 42 ans, votre adversaire en a 16 de moins. Cette différence d’âge peut-elle être en votre faveur ?
Moi j’ai l’expérience. Lui est plus jeune donc peut-être plus endurant et plus fort physiquement. Mais l’âge, c’est dans la tête. Un combat se gagne aussi avec la façon qu’on a de l’aborder, et bien sûr grâce à l’entraînement au préalable. En juin dernier, je n'avais pas boxé depuis 27 mois. J’ai rencontré un jeune de 18 ans de moins que moi qui était champion d’Europe, ça ne m’a pas empêché de gagner au quatrième round. Il a suffit d’un coup.
 

Avant le combat, la pesée : c’est le moment où vous découvrez votre adversaire. Vous appréhendez ?
J’ai rencontré Masternak pendant la conférence et il n’y avait aucune hostilité. J’ai fait beaucoup de pesées, mais là c’est un peu particulier puisque c’est mon dernier ou avant-dernier combat. On se déshabille tous les deux, c’est le moment où on se regarde et où on se fait peur ! On se demande s’il a beaucoup d’abdominaux, ce qu’il a travaillé...
 

Vous êtes égérie de l’horloger Mauboussin et sponsorisé par McDonald’s, vous êtes un vrai caméléon !
Vous savez, la vie est une histoire de rencontres. C’est la banlieue où je suis d’ailleurs revenu aujourd’hui qui a fait de moi ce que je suis. Je commençais à pratiquer la boxe et j’étais agent de sécurité dans un restaurant McDonald’s. On est toujours resté en contact et comme ils ont aimé ce que je véhiculais – à savoir un garçon de cité qui a voulu changer et s’est façonné une carrière –, un jour ils ont proposé de me sponsoriser. Pareil pour Mauboussin qui a considéré que je pouvais représenter la montre Force et Énergie Vitales.
 

Comment s’est passée la rencontre avec agnès b. ?
Dans mon milieu brutal et masculin, il faut quand même un peu de sensibilité, une petite touche féminine. À chaque fois que je monte sur le ring, c’est comme si je me rendais à un gala, il faut être apprêté. J’aime sa marque et ses vêtements depuis toujours, donc qui mieux qu’elle pouvait m’habiller ? Grâce à elle, j’arrive sur le ring devant plein de gens qui sont venus me voir et je suis présentable ! Quand je suis revenu dans le jeu après 27 mois sans boxer, c’est elle qui a créé ma tenue évidemment. J’ai porté un short blanc immaculé et un peignoir avec une capuche, c’était tout simplement génial !


 

Bonus : question à agnès b.
 

Dessiner des shorts de boxe, ça doit vous changer du vestiaire plus classique ?

agnès b. : J’ai toujours aimé la boxe. Il y a quelques années, je me levais en pleine nuit pour regarder Muhammad Ali à la télé. Habiller Jean-Marc, c’est un honneur en quelque sorte, et lui dessiner des tenues pour le combat, c’est comme faire une robe de mariée. C’est un vêtement pour un moment dans la vie d’une seule personne. Dans le cas de Jean-Marc, les tailles sont différentes du reste. D’abord, il faut considérer sa musculature. Pour le haut, les trous des manches doivent être assez grands car il l’enlève avec ses gants de boxe. Le short doit être serré mais pas trop, il doit pouvoir glisser sa coque en dessous. Mais finalement, tout ça n’est pas vraiment éloigné, la mode et le sport sont de plus en plus liés.

 

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