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Kevin  Rolland

Kevin Rolland

Par Tatiana Golovin , le 17 avril 2012

Experte des courts de tennis, Tatiana Golovin colle chaque mois une personnalité au filet. Kevin Rolland, star du ski freestyle, roi des X GAMES, tente de lui échapper.

Il est arrivé plutôt frais après quinze heures d’avion, de retour du Colorado, un bonnet vissé sur la tête. Accompagné de sa copine, petite blonde ravissante au sourire éclatant, il s’est assis dans le petit salon mis à disposition pour l’occasion.

Que représentent les X Games, dont les derniers ont eu lieu à Tignes en mars?
C’est la plus grosse compétition de sports extrêmes. Ce sont nos JO à nous. On s’entraîne toute l’année pour ça. 

Pourquoi êtes-vous le meilleur?
(Silence) Je m’entraîne beaucoup, j’essaie de faire ce qu’il faut pour ça... Peut-être parce que j’aime vraiment ce que je fais.

Vous avez commencé très tôt, non?
Le freestyle, à douze ans, mais comme on habitait à La Plagne, ma grand-mère m’a mis sur des skis dès l’âge de dix-huit mois.

Avez-vous peur de temps en temps?
Non, mais j’essaie. Il faut avoir peur, sinon il n’y a pas de limites.

Êtes-vous superstitieux?
J’aimerais ne pas l’être, mais je dois reconnaître que quand tu as un caleçon favori, que tu veux toujours mettre les chaussettes qui vont bien et que tu portes un sweat-shirt parce que tu as déjà gagné avec... c’est que tu l’es un peu quand même. 

Être freestyle, c’est quoi?
C’est un état d’esprit. Il faut se marrer, il y a un aspect « déconnade ». La rigueur ne doit jamais empêcher la bonne humeur.

Considérez-vous qu’il y a des ponts entre le skate, la culture street et le snowboard?
Bien sûr, le skate est un peu à l’origine de tout. Il a déteint sur le snowboard. Il y a dans les deux un côté un peu show, un peu exhibition. Quand tu réussis une nouvelle figure, tu es content qu’elle soit vue. 

La rigueur ne doit jamais empêcher la bonne humeur

En matière de look, vous partagez aussi ce goût des tenues extravagantes?
C’est la même inspiration, même si chaque sport développe ses propres codes. Il y a là aussi des tas de points communs.

Et votre look?
J’ai vraiment deux styles. Pour le ski, je m'habille large parce que ça donne de meilleures postures en l’air. À la ville, je m'habille plus serré. Des fringues de mon équipementier CoreUpt, qui fait aussi du streetwear, et de temps en temps des modèles de Lacoste Live. En règle générale, je suis plutôt sobre. Je ne porte quasiment que du noir, du gris et du blanc.

Qu’est-ce qui vous fait encore vibrer dans ce sport?
Réussir des figures inédites.

Quels champions vous inspirent?
J’aime bien Shaun White. Il a super bien réussi en snowboard et en skate. 

Auriez-vous envie de vous installer aux États-Unis?
Je suis plus à l’aise là-bas. Ce que j’aime, c’est cette vraie culture du freestyle. J’aimerais que ça se passe comme pour le rap et que ça s’installe vraiment ici aussi.

Des rêves?
Avant, c’était de gagner les X Games... C’est fait. Maintenant, ce serait la médaille d’or aux Jeux (sa discipline, le ski half-pipe, sera admise pour la première fois aux Jeux de Sotchi en 2014 – ndlr).

Votre dernière folie?
On a essayé de monter une piste de ski en 4x4 avec mon pote Xavier à 4 heures du matin. On s’est planté et un ratrack a été obligé de venir nous tirer de là. On était encore en tenue de soirée...

Blondes ou brunes?
Si je dis brune, je vais me faire tuer.

Juron le plus utilisé?
C’est daubé !

Votre principal défaut?
Je suis super bordélique. Mais je me soigne. 

Dans quelle tenue doit-on venir pour vous encourager?
En bikini. 

 

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