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Fondu de sport
Jude Law

Fondu de sport

Par Yves Bongarçon , le 29 février 2012

Obnubilé par le sport et le style, égérie du parfum Dior Homme Sport, Jude Law est le mix entre un gentleman british et votre meilleur pote. Issu des quartiers nord de Londres, l'acteur a gardé simplicité et passion du sport. Rencontre avec une personnalité rare.

Londres, The Claridge. Dans une suite à l’écart de l’agitation, Jude Law donne avec gentillesse et simplicité des interviews pour la sortie du nouveau parfum Dior Homme Sport. En plein tournage d’Anna Karénine avec Keira Knightley, sous la direction de Joe Wright, l’acteur arbore un magnifique chapeau Pork Pie. Jovial, bondissant sur son canapé, Jude Law a envie de parler sport. Ça tombe bien, on est là pour ça.

Rentrons tout de suite dans le vif du sujet : quel est votre lien avec le sport ?
Jai toujours été un fondu de sport. C’est presque de la gourmandise pour moi. Je suis notamment le football de façon passionnée, maniaque, presque obsessionnelle. Je suis aussi accro au tennis et au cricket. Et j’aime énormément le rugby. Bref, je suis un bon client. Les grands événements comme les Jeux Olympiques ou les Jeux du Commonwealth m’attirent systématiquement. Il faut dire que j’ai grandi avec un père très branché sport, je suppose que cela a été déterminant. J’aime plein de choses dans le sport. J’aime sa dramaturgie, sa mise en scène, son aspect spectaculaire, le caractère et la personnalité des gens qui le pratiquent. Faire du sport est quelque chose d’équivalent à jouer dans un grand film ou une grande pièce de théâtre. C’est avoir une distribution idéale, un scénario en béton, mais ne jamais savoir comment se termine l’histoire ! La boxe est une autre de mes passions depuis de nombreuses années. J’ai beaucoup pratiqué le sport étant enfant. Puis, quand j’ai quitté le milieu scolaire, comme beaucoup, j’ai un peu perdu le contact avec la routine du sport, en tout cas sa pratique d’une manière organisée. Or, depuis six ou sept ans, j’essaie d’avoir une approche hygiénique du sport et une bonne condition physique. Je sais que je peux m’autoriser certains plaisirs, manger ce que j’aime, boire un peu de temps en temps, parce que je compense tous les matins pendant une heure, quoi qu’il arrive, dans une salle de sport. Tout cela dépendant naturellement du rôle que je prépare et de ce que je dois travailler en priorité : musculation, détente, ou tout simplement rester mince.

Zidane est clairement l’un des plus grands, une légende. Et son élégance le place à part. Je ne l’ai vu jouer en vrai que deux fois et ça a été une véritable révélation. Son style est incomparable.

Vous êtes connu et apprécié pour votre élégance...
Entre autres choses ! (rires)

L’élégance est-elle une vertu cardinale dans le sport ?
Certainement. Elle est très importante.

Vous appréciez énormément Zinédine Zidane, qui est d’ailleurs né la même année que vous. Voilà un joueur élégant, non ?
Oui ! Il est tellement élégant ! Vous savez, pour moi, le sport en tant que performance physique, est une manifestation assez juste des capacités humaines. Alors, bien sûr, il y a des règles à respecter. Mais il y a aussi des opportunités à saisir pour faire preuve d’imagination, d’inspiration, de créativité et aussi, parfois, de génie. Le sport est un équilibre entre le facteur humain – ce que c’est d’être un être humain, avec toutes les limites – et le besoin de performance, l’envie de s’améliorer, d’impressionner. Naturellement, au-dessus de tout ça, on peut trouver cette capacité d’être élégant. Cela dit, je ne prétends pas que tous les grands sportifs, comme d’ailleurs tous les grands interprètes, sont élégants, loin de là ! L’élégance n’est pas donnée à tout le monde, certains la portent en eux. Et Zidane fait partie des élus.

Vous avez dit que vous étiez passionné de football. En Angleterre, cela signifie forcément que vous supportez un club. À la vie, à la mort...
Oui, exactement. Je suis supporteur de Tottenham Hotspur. Et vous avez raison : ce lien au club est quelque chose de consubstantiel à l’Angleterre. Je n’ai pas choisi ce club, ce club m’a été donné. Bon, vous pouvez choisir votre club mais dans ce cas vous n’êtes pas un vrai supporteur ! Ce club est le mien parce que je suis né dans sa zone d’influence, parce que mon grand-père et mon père avant moi étaient fans de Tottenham Hotspur ! Quand je vois tous ces Londoniens supporter Manchester United, j’ai envie de leur dire : s’il vous plaît, les gars, vous n’êtes pas de vrais supporteurs de Man U ! Moi je suis abonné à Tottenham, je vais voir jouer mon équipe toutes les semaines. Et si je ne peux pas, mes fils me remplacent. C’est comme cela que ça se passe ! Et je les suis depuis trente-cinq ans, un bail ! C’est dire à quel point je suis supporteur : cela fait trente-cinq ans que je souffre mais je n’ai jamais renoncé ! (rires) Pourtant, vous savez, il y a eu des fois... Et puis, là, enfin, cette année, Tottenham semble décoller. Le bonheur.

Je suis abonné à Tottenham, je vais voir jouer mon équipe toutes les semaines. Et si je ne peux pas, mes fils me remplacent. Je suis Tottenham depuis trente-cinq ans, un bail !

Avez-vous des figures tutélaires, des icônes dans le sport ?
Oui, évidemment. Björn Borg a été la première. Je l’adorais, c’était mon héros quand j’étais petit. Bizarrement, il n’y a pas eu énormément de footballeurs même si, avec le temps, Zidane est devenu l’un d’eux. Sauf que j’étais adulte lorsqu’il jouait : mon admiration pour lui est donc dépourvue de ce regard d’enfant. L’admiration que je lui porte est plus raisonnée, elle n’en est pas moins grande. Je le considère comme l’égal d’un Pelé, d’un Maradona ou d’un George Best. Zidane est clairement l’un des plus grands, une légende. Et comme vous l’avez précisé, son élégance le place à part. Je ne l’ai vu jouer en vrai que deux fois et ça a été une véritable révélation. Son style est incomparable. Je choisirais aussi deux joueurs de cricket : Freddie Flintoff et Shane Warne. Sans oublier Joe Frazier, Muhammad Ali, Sugar Ray Leonard, Marvin Hagler ou encore Roberto Durán. Je suis un incurable fan de boxe. Ces types viennent d’une autre galaxie, d’un autre temps ! La boxe, c’est tellement dur... Ces gars-là méritent le respect.

Attendez-vous les Jeux Olympiques de Londres avec impatience ? Êtes-vous fier que les J.O. se déroulent dans votre ville ?
Fier ? Non, pas encore. Je vous dirais ça après coup ! Je suis impatient, oui, avec une pointe d’excitation. Je suis fasciné aussi. Je crois que j’ai un peu la trouille que ça se passe mal, que ça tourne au désastre, que des épreuves soient annulées. Dans le même temps, je sais que ça va être une fête incroyable. Et puis, il y a un côté surréaliste dans les Jeux, je vais me surprendre à m’intéresser à – je ne sais pas, moi – l’haltérophilie et la gymnastique rythmique, ce qui m’arrive assez peu en temps normal ! (rires) Je sais que je vais me piquer au jeu, comme toujours. Juste un bémol : la vie va être un enfer à Londres pendant un mois. J’ai très envie de rester pour voir ça, mais aussi très envie de fuir loin de la ville et de regarder les Jeux à la télé. En même temps, je sais que si je rate les J.O. ici, je ne les reverrai plus durant ma vie. Je vais donc rester à Londres, je crois... du moins au début.

On vous perçoit souvent comme un anglais typique...
L’anglais typique que je ne suis pas du tout ! Je ne suis pas particulièrement flegmatique, ni cocardier, ni insulaire. Et si j’aime Londres parce que j’y suis né, j’adore me retrouver le plus souvent possible dans la maison de mes parents en France  ! Non, je vous assure, je ne mange pas de porridge, je ne porte pas des costumes à longueur de journée et je ne suis pas convaincu que notre culture soit la plus brillante au monde (rires) Ça m’intrigue en tout cas d’être perçu comme tel. Cela étant dit, je ne veux pas trop m’interroger là-dessus, ça risquerait de m’empêcher d’avancer...

Quel est le carburant qui alimente le moteur de Jude Law ?
Je crois qu’il y en a plusieurs. L’un est indéniablement la curiosité. Un autre, le désir d’améliorer et d’étendre le registre de mes capacités et de ma compréhension de ce que je fais. Un autre encore est de continuer de proposer des prestations de qualité, dans la mesure où j’estime avoir atteint un certain niveau dans mon travail. Je pense qu’en outre, quoi qu’on fasse, une partie de la motivation doit venir du plaisir. On ne peut pas faire les choses seulement parce qu’on se sent obligé de les faire, sans réfléchir davantage à son implication.

 

Jude Law en 10 dates

1972 Naissance à Lewisham, à Londres.

1984 À 12 ans, il entre au National Youth Music Theatre et joue dans des comédies musicales.

1997 Joue un ex-champion de natation dans Bienvenue à Gattaca avec Ethan Hawke.

1999 Nominé pour l’Oscar du second rôle masculin pour Le Talentueux Mr Ripley.

2001 Premier grand rôle dans Stalingrad de Jean-Jacques Annaud.

2003 Il crève l’écran dans Retour à Cold Mountain d’Anthony Minghella.

2004 Élu homme le plus sexy du monde par le magazine People.

2008 Devient ambassadeur masculin des parfums Dior.

2009 Retour au théâtre à Londres et Broadway dans le rôle-titre d’Hamlet.

2012 Joue dans Anna Karenine de Joe Wright.

 

 

 

 

 

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