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Franck Cammas

Franck Cammas

Le 24 novembre 2011

Experte des courts de tennis, Tatiana Golovin colle chaque mois une personnalité au filet. Franck Cammas, le navigateur au long cours s'est prêté au jeu avec bonne humeur.

Franck Cammas est arrivé à notre rendez-vous auréolé de son Grand Prix de l’Académie des Sports 2011, obtenu grâce à son tour du monde à la voile et en équipage : 48 jours, nouveau record. Le nouvel ambassadeur de la manufacture horlogère suisse JeanRichard était frais et détendu. En forme pour quelques échanges...

D’où vous vient cette passion pour la voile ?
C’est vrai que je ne suis pas du tout du milieu. C’est venu comme ça, en marchant sur la plage, en voyant les bateaux au loin. Ça me paraissait extraordinaire.

Avez-vous déjà eu peur en mer ?
C’est un peu ce qui fait l’attrait de ce sport. Mais quand on voit arriver une super dépression, on se demande parfois comment ça va finir.

La vie de marin et la vie de famille sont-elles compatibles ?
C’est extrêmement difficile. Comme beaucoup de grands sportifs, je suis assez égoïste. Ce n’est pas facile de combiner les deux, mais bon, il faut bien faire des choix.

Que faites-vous de votre temps libre à bord ?
Généralement, je n’en ai pas beaucoup. Et quand j’en ai, je dors. Un bateau est aussi l’un des rares endroits où l’on peut lire tranquillement.

Y a-t-il des choses qui vous manquent en mer ?
Sur les longues navigations, un bon plat. Les frites surtout ! Ce qui manque vraiment le plus (silence)... c’est forcément les gens. Je suis toujours content de revenir à la maison.

Aimez-vous la solitude ?
Ce n’est pas toujours facile d’être seul.

Ce qui peut réellement m’empêcher de dormir ? Une très jolie fille à côté de moi.

N’avez-vous jamais peur d’être face à vous-même ?
Je n’ai pas peur de moi. J’ai davantage peur des autres.

Vous êtes ambassadeur de la marque suisse JeanRichard. Les montres, ça vous branche ?
Ce n’est que le début de notre collaboration. Pour commencer, je vais tester un modèle (la Diverscope JR 1000 – ndlr) dans des conditions extrêmes, pendant la Volvo Ocean Race, sur des monocoques qui sont au-delà de ce que j’imaginais en terme d’inconfort. C’est extrêmement humide. Alors, après ce tour du monde, j’aurai plein d’idées pour améliorer le produit ou pour aider à la conception d’une nouvelle montre.

Cela vous gêne-t-il de rester sur terre trop longtemps ?
La mer me manque parce que le sport, c’est de l’adrénaline. Et l’adrénaline, c’est une drogue. J’ai toujours préféré les sports extrêmes et j’ai besoin de grands espaces. J’aurais eu beaucoup de mal à jouer au tennis par exemple.

Qui appelleriez-vous si vous étiez en grande difficulté ?
Ça dépend où. Teddy Riner pour traverser un quartier difficile (rires). Sinon, en mer, quelqu’un que j’admire comme Mike Horn. Je suis sûr qu’il aurait des choses à m’apprendre.

Un objet dont vous ne vous séparez jamais ?
Aucun, parfois je pars tout nu en bateau...

Qui peut vous empêcher de dormir ?
Une très jolie fille à côté de moi.

Où passez-vous vos vacances ?
Ça dépend, mais plutôt loin de la mer.

Que n’aimez-vous pas chez vous ?
Je me sens égoïste. Quand j’ai quelque chose en tête, je suis un peu obsessionnel. J’ai du mal à relativiser. Je suis très pudique, voire introverti. Il faut que je me soigne.

À terre, existe-t-il quelque chose qui vous procure des sensations comparables à la navigation ?
J’ai beau chercher, rien. C’est pour ça que je repars, je n’ai rien trouvé pour me garder à terre.

 

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