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Jason Lamy Chappuis

Jason Lamy Chappuis

Le 02 novembre 2011

Experte des courts de tennis, Tatiana Golovin colle chaque mois une personnalité au filet. Le médaillé d'or du combiné nordique aux JO de Vancouver s'est gaillardement prêté au jeu.

L’entretien a lieu à l’hôtel de la Marine, place de La Concorde. Jason Lamy Chappuis vient d’y recevoir son prix de l’Académie des Sports – Le grand prix olympique –, succédant ainsi à Alain Bernard. Fier et détendu, le héros des Jeux Olympiques de Vancouver m’a rejoint peu après son discours. « On fait ça en anglais ou en français ? », lui ai-je demandé. « Better in french » a-t-il répondu.

Que représente ce prix pour vous ?
C’est une institution. Et si on regarde le palmarès, succéder à ce beau monde, c’est un rêve : Killy, Drut, Pérec, Douillet, Manaudou... D’autant que parmi eux, il y a aussi mon héros Fabrice Guy, lauréat en 1992. C’est plus qu’un honneur.

J’ai cru comprendre que vous étiez douanier...
La douane française offre vingt contrats aux meilleurs skieurs. Historiquement, c’est grâce à Jean-Claude Killy, qui coachait les douaniers pour qu’ils puissent faire leur travail en haute montagne. En réalité, nous ne sommes pas douaniers. On les représente plutôt. On leur doit juste une semaine par an lors des compétitions militaires, mais cela nous permet de toucher un salaire...

Avez-vous déjà hésité entre les États-Unis et la France ?
Je n’ai jamais hésité parce que j’ai tout appris ici (de père français et de mère américaine, il est né aux États-Unis – ndlr). Juste avant les Jeux Olympiques de Turin en 2006, l’équipe américaine m’a demandé de les rejoindre. Mais je suis resté fidèle à la France, mes racines sont là. Je retourne aux États-Unis tous les ans pour voir ma grand-mère.

Comment est venue votre vocation ?
Mes parents étaient moniteurs de ski au Club Med de Copper Mountain dans le Colorado. Ils m’ont mis sur des skis à l’âge de deux ans. J’adorais ça. Arrivé dans le Jura, j’ai découvert le ski nordique. Au début, c’était un simple jeu (d’enfant) et puis, de fil en aiguille...

Que gardez-vous de la mentalité américaine ?
Chaque jour avant de partir à l’école, ma maman me disait : « Do the best you can ». Elle était choquée de voir que dans l’éducation française, si tu avais dix-neuf sur vingt, on te demandait pourquoi tu avais fait une erreur. Elle m’a toujours éduqué comme ça, pour ne jamais rien regretter.

Quel est votre meilleur souvenir ?
Les deux cents derniers mètres de la course de Vancouver, quand je remonte l’Américain Johnny Spillane pour aller chercher le titre. J’ai fait pleurer tout le monde.

Comment faites-vous pour draguer ?
Je reste moi-même. En général, ça marche (rires).

Votre voiture préférée ?
Je me verrais bien dans une Porsche cabriolet.

Qu’est-ce qui vous énerve ?
Les gens qui ne disent pas ce qu’ils pensent.

Quels sont vos rêves aujourd’hui ?
Je rêve d’abord de défendre mon titre olympique à Sotchi dans trois ans. Je rêve aussi d’une reconversion comme pilote de ligne, ma deuxième passion. Je pilote déjà un monomoteur et je poursuis ma formation.

Si vous deviez être quelqu’un d’autre ?
Yves Rossi, « the jetman », un Suisse qui vole avec une aile munie de mini-réacteurs. Il a atteint la vitesse de 300 km/h. C’est un peu atypique, mais il me fascine. En plus, il est pilote de ligne pour la Swissair...

Avez-vous un objet fétiche, un grigri ?
Cette médaille qui représente un sauteur. Je l’ai gagnée à l’âge de douze ans en compétition. Je l’ai mise sur ma chaîne de baptême et je ne la quitte jamais.

Qu’est-ce que vous n’aimez pas chez vous ?
Ma timidité.

 

 

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