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Clive Owen « Je suis dingue de foot »

Clive Owen « Je suis dingue de foot »

Le 27 septembre 2011

À l'affiche du film le plus musclé de la saison, Clive Owen fait son coming-out foot avec un self control très british et une classe tout italienne. Rencontre avec un champion du box-office.

«C’est un homme très élégant », dit de lui Natalie Portman. Celle qui a tourné avec lui dans Closer en 2005 (un rôle qui, lui a valu un Golden Globe) sait de quoi elle parle. Clive Owen affiche un flegme à toute épreuve et un charisme d’enfer. Laconique, il parle avec un calme absolu. Issu d’une famille de working class hero, ce dingue de foot a dû cacher son jeu à sa fratrie. Acteur ? Pas vraiment un métier du côté de Liverpool vers la fin des années 70 – il est né en 1964. À l’affiche cet automne de Killer Elite, qui rassemble le casting le plus musclé du cinéma (Jason Statham, Robert de Niro et Dominic Purcell), dans le rôle d’un ancien des Forces spéciales britanniques, Clive Owen conjugue carrière au box office hollywoodien et amour immodéré du foot.

Comment gérez-vous votre énergie sur un tournage? Comme un athlète, faut-il être prêt au bon
moment ?

Savoir utiliser son énergie est une grande partie du métier d’acteur. Tu peux patienter toute la journée pour une scène importante, avec un temps devant la caméra relativement court. J’ai appris très jeune que le fait d’être prêt à l’instant T est primordial. Il faut savoir ce qu’on attend de toi et le donner quand on te le demande. Je n’aime pas attendre sur le set, je préfère rester seul, garder mon énergie et arriver au moment de la prise. Je préfère ne pas parler avec les autres sur un tournage. Non pas parce que je ne suis pas sociable, mais parce que j’ai besoin de cette énergie pour le moment clé. Sur mon premier film, j’étais tellement excité que je courais partout, je parlais à tout le monde, et je suis arrivé épuisé au moment de ma scène. Sans vouloir me comparer à un sportif, je pense qu’il faut une concentration similaire pour être prêt au moment du départ.

Que faites-vous alors?
Je reste au calme. Pas de TV, pas de musique, rien. Je lis un peu, éventuellement. Je me concentre.

Quel est votre lien au sport?
Je suis dingue de football, de tennis et de courses de chevaux. En football, je suis beaucoup Liverpool. On a eu une saison dure, mais on a de l’espoir pour la nouvelle... Pour tout vous dire, en tournage, j’ai toujours le satellite dans ma loge et je peux suivre les matchs où que je sois. J’étais récemment à San Francisco et les gens n’aiment pas trop le foot là-bas. Je me suis senti bien seul (rires).

Il n’y a que deux personnes qui m’ont fait cet effet : Steven Gerrard et David Bowie, qui a eu une grande influence sur moi pendant mon adolescence

Quels sportifs avez-vous rencontrés?
Steven Gerrard, le capitaine de Liverpool, quand l’équipe s’est qualifiée pour la finale de la Champion’s League il y a quelques années. Je pouvais à peine parler tellement j’étais impressionné par le bonhomme. Il n’y a que deux personnes qui m’ont fait cet effet. Lui et David Bowie, qui a eu une grande influence sur moi pendant mon adolescence. C’était bizarre. J’étais avec un ami qui me disait : «Mais qu’est-ce qu’il t’arrive?» Et moi je répondais : «Euh, je sais pas». Heureusement, je l’ai revu une seconde fois et j’ai pu me rattraper. J’ai rencontré beaucoup d’acteurs légendaires et aucun ne m’a fait cet effet. Je suis aussi un grand fan de Nadal. Etrangement, je respecte plus les sportifs que les acteurs. J’ai travaillé avec beaucoup d’acteurs et ça ne me fait ni chaud ni froid. Une autre fois je suis allé à Milan, et Ibrahimovic m’a donné un maillot dans les vestiaires. J’étais comme un petit garçon...

Quel rôle lié au sport aimeriez-vous jouer?
Je crois que je ne peux pas jouer  Muhammad Ali, mais seulement parce que je suis trop vieux ! Il y a deux ans c’était encore possible (éclat de rire), mais là c’est trop tard. Je pense que l’adrénaline d’un événement sportif est difficile à recréer sur grand écran. L’énergie collective sur le terrain, l’excitation d’aller au match est un truc vraiment spécial... C’est pour ça que c’est difficile de faire des films sur le sport. Ce sera toujours mieux dans la vraie vie.

Killer Elite, en salles le 26 octobre.

Clive Owen en 10 prises :
2011
Killer Elite
2009
The Boys Are Back, Duplicity
2007
Elizabeth : L’âge d’Or
2006 Inside Man, Le fils de l’homme
2005
Sin City
2004
Closer, Le roi Arthur
1998
Croupier

 

 

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