X
En poursuivant votre navigation sur Sport&Style.fr, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêts, pour mesurer la fréquentation de notre site, et vous permettre de partager vos lectures sur les réseaux sociaux. Pour en savoir plus ou paramétrer les cookies, rendez-vous sur cette page. En savoir plus.
La nouvelle manne des sponsors maillot en NBA

La nouvelle manne des sponsors maillot en NBA

Par Marion Deslandes , le 25 juillet 2016

La publicité va débarquer sur les tuniques des joueurs de NBA lors de la saison 2017/2018. Les Sixers de Philadelphie ont déjà signé avec StubHub, tandis que les Warriors espèrent une généreuse enveloppe.

C'est officiel depuis avril dernier : la ligue de basket américaine autorise la présence de pub sur les maillots à l'issue de la saison prochaine (2017-2018). Un chamboulement historique, mais aussi financier, qui s'étend sur une période expérimentale de trois saisons. Un premier test a été effectué la saison passée avec Kia, qui s'affichait sur les maillots des deux équipes du All-Star Game. L'objectif ? Générer des rentrées d'argent supplémentaires pour les équipes et les joueurs, soit environ 100 millions de dollars par an, selon les estimations de la NBA. Une somme modeste comparée aux 2,6 milliards de dollars de droits télé domestiques, que la ligue touchera chaque année dès la saison à venir (un bond énorme par rapport aux 930 millions qu'elle engrangeait jusque alors). Rappelons aussi que Nike, le remplaçant d'Adidas comme équipementier de la NBA, va débourser 125 millions de dollars par an pendant 8 ans, soit 1 milliard de dollars sur la période, selon le magazine Forbes.

Quelle forme prendra ce nouveau type de sponsoring maillot ? Première franchise à avoir conclu un accord, la modeste équipe des Sixers de Philadelphie a signé avec StubHub, une plateforme de vente de tickets appartenant à eBay, dont le nom sera inscrit sur un petit patch - 6,35 cm de long au maximum -, cousu en haut à gauche sur l'avant du maillot. Selon la chaîne américaine ESPN, le deal avoisinerait les 5 millions de dollars par an, pendant 3 ans. Aucune autre des 30 franchises n'a encore annoncé de sponsor maillot, mais l'on sait par exemple que les Golden State Warriors, l'une des teams les plus bankable (grâce à Stephen Curry et l'arrivée de Kevin Durant), exigent 15 à 20 millions de dollars par an à tout potentiel futur sponsor. Une transaction qui dépendra aussi du nombre de matchs télévisés - et donc de l'exposition médiatique - de chaque équipe. Ces dernières ont le choix d'avoir recours ou non à la publicité maillot, et sont tenues d'éviter toutes marques liées aux jeux d'argent, à l'alcool ou à la politique.

Une arrivée en douceur
Si les Etats-Unis semblent les rois du sport business, l'arrivée d'une marque sur les tuniques est une révolution culturelle, surtout pour les fans. La NBA est en effet la toute première des quatre ligues majeures américaines à ouvrir la porte aux sponsors. Il faut dire qu'historiquement, l'esthétique pérenne des maillots explique la quasi vénération des supporters pour ces derniers, contribuant à la notoriété de la NBA à travers les années. Tout changement trop radical (couleur, typo) paraît inconcevable, d'où la petite étiquette pour commencer. D'ailleurs, les trois autres grandes ligues - NHL (hockey), NFL (football américain) et MLB (baseball) -, ont adopté une position d'attente, laissant la NBA essuyer les plâtres.

Néanmoins, un championnat nord-américain a franchi le cap de la publicité maillot depuis 9 ans déjà : la Major League Soccer (MLS). Le Los Angeles Galaxy, l'une des équipes les plus connues, toucherait 4,4 millions de dollars par an de la part d'Herbalife, tandis que l'Impact de Montréal engrangerait 4 millions par saison grâce à BMO. Des revenus non négligeables, mais situés un cran en dessous des sommes glanées par les grands clubs de football en Europe, qui s'adonnent aux pubs depuis plus de 40 ans. La Premier League domine les débats avec le très populaire club de Manchester United, qui a signé un contrat avec Chevrolet, depuis 2014/2015 et jusqu'en 2021, pour 559 millions de dollars sur 7 ans, soit environ 80 millions par an. Qatar Airways s'affiche quant à lui depuis 3 ans sur les maillots du FC Barcelone pour près de 45 millions de dollars par saison, le Bayern Munich reçoit environ 33 millions de dollars annuels de la part de T-Mobile, tandis que l'accord PSG x Fly Emirates pèserait près de 27 millions de dollars par an. Un objectif à atteindre rapidement pour la NBA ?

 

IMAGE LAFC STORY

© L'équipe 24/24 2016 - Tous droits réservés

contacts - C.G.U.