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Bubba Watson

Bubba Watson

Le 29 août 2011

Experte des courts de tennis, Tatiana Golovin colle chaque mois une personnalité au filet. Le fantasque golfeur américain Bubba Watson s'y est plié de bonne grâce.

C’est le début de l’été. La rencontre a lieu vers 20 heures dans les salons du Grand Trianon de Versailles, la veille du premier jour de l’Open de France de golf. Pour sa première visite dans l’Hexagone, Bubba se montre détendu... peut-être un peu trop vu sa prestation à l’issue du tournoi. Prenant à témoin son entourage à chaque question, il insiste pour que l’entretien se poursuive sur un court pour une partie de tennis que nous disputerons jusqu’à la nuit tombée.

 Bubba, c’est un drôle de prénom...
J’étais énorme à la naissance, plus de 5 kilos. C’est mon père qui m’a surnommé comme ça. C’est resté alors que mon vrai prénom est Gerry.

Que représente Paris pour vous ?
Une ville très différente des agglomérations américaines. Ici, on sent une histoire, une culture. Tu ne sens jamais ça aux États-Unis. Voir du pays, c’est probablement le grand avantage de la vie de golfeur. Ça me semble dingue d’être là, en France, à Paris p... ! Et pour jouer au golf.

D’où vient votre style vestimentaire, disons très iconoclaste pour le golf ?
Avant, j’avais ma propre ligne, Bubba Golf, qui n’a pas marché. Depuis, je me suis associé avec les actionnaires de la marque Travis Mathews. Et ça me plaît bien. On essaie de faire des choses différentes.

Vous avez un drôle de prénom et une drôle de montre toute blanche...
C’est une Richard Mille, le modèle RM038 Tourbillon à mon nom. Quand ils ont pris contact avec moi, je ne connaissais pas la marque. Après m’être un peu renseigné, je me suis dit OK. Mais quand ils m’ont dit : « On va vous fabriquer une montre à un demi-million », je leur ai répondu : « Il va falloir que je la paie ? » Évidemment, non. Depuis, c’est génial parce que je travaille avec les horlogers de Richard Mille. L’idée est que je puisse la porter tout le temps. Elle est adaptée à mon geste, à l’intensité de mon drive, aux vibrations. Un truc de dingue.

Jouez-vous mieux avec ?
Non, pas particulièrement. En revanche, toute cette histoire – la négociation et la fabrication – correspondait à un moment compliqué et important pour moi-même et ma famille. Mon père est mort à ce moment-là et j’ai beaucoup changé.

Voyagez-vous toujours avec un staff important ?
Vous parlez de mon entourage ? Toujours quatre personnes : mon épouse Angie, mon caddy, mon agent et mon préparateur physique.

Pas de coach ?
Je n’ai jamais eu d’entraîneur. J’ai appris seul. Encore aujourd’hui, je n’aime pas m’entraîner au practice. Ce que j’aime le plus au monde, c’est partir faire un dix-huit trous seul. Je m’entraîne comme ça, à l’ancienne.

Au basket, contre votre femme (Angie Ball – ndlr) qui a été pro en WNBA et a joué un an en France, comment se passent les « un contre un » ?
Avant, quand elle était encore en activité, elle me battait toujours. À la moindre feinte, je tombais dans le panneau. Aujourd’hui, je gagne plus souvent...

Votre première victoire est-elle un grand souvenir ?
Oui, d’autant que je ne devais pas jouer ce tournoi : le Zurich Classic of New Orleans, en mai 2011. C’est ma mère qui a insisté, elle voulait vraiment aller à La Nouvelle-Orléans. C’est la première fois qu’elle me voyait jouer sans mon père. J’ai gagné, elle m’a pris dans ses bras. C’était un grand moment, oui.

Êtes-vous croyant ?
Je suis chrétien, j’ai la foi et ça me permet de garder les pieds sur terre. Ça m’aide à ne pas me dire toutes les cinq minutes que j’ai 32 ans et beaucoup d’argent. Et puis, un chrétien peut aussi faire des conneries, ça remet les choses en perspective.

Quand vous vous présenterez au paradis, comment pensez-vous être accueilli ?
Ce sera tout simple, il n’y aura rien à dire parce que j’y suis déjà.

 

 

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