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Laird Hamilton

Laird Hamilton

Le 05 novembre 2012

Experte des courts de tennis, Tatiana Golovin prend chaque mois une personnalité dans ses filets. Laird Hamilton, l'icône des surfeurs de grosses vagues, s'est laissé harponner.

La  rencontre a lieu dans un endroit cool, pas du tout guindé. Laird Hamilton assiste au vernissage de l’exposition photographique qui lui est consacrée à la galerie Polka, à Paris. Après l’expo, nous sommes naturellement allés dîner ensemble. L’ambiance ? Plus proche de la petite bouffe entre amis que de l’interview classique.

Quel est votre secret pour paraître aussi en forme?
Dormir beaucoup, boire un verre d’eau citronnée et salée chaque matin au réveil. Et surtout, fuir les « trois blancs », les trois démons : lait, sucre et farine.

Avez-vous peur de vieillir?
J’ai 48 ans et j’aimerais déjà en avoir cinquante. Depuis l’enfance, je me suis toujours vu comme un vieux sage.

Pourquoi ne faites-vous pas de compétition?
Je suis un très mauvais perdant. Ça me rend agressif. En plus, je suis dans une spécialité qu’on ne peut pas encadrer. Ça dépend de tellement de choses. C’est une quête, une compétition contre soi-même.

Croyez-vous au destin?
Ma mère a fait sa gymnastique prénatale dans l’eau, je suis du signe du Poisson, mon prénom Laird est la traduction de Lord, un titre honorifique qui signifie seigneur. Alors oui, je crois au destin.

Vous travaillez depuis vingt ans avec Oxbow. Êtes-vous toujours aussi fidèle?
La marque est devenue comme une part de moi-même, c’est une alliance. Ils ont toujours été loyaux avec moi, alors je l’ai été aussi. Ils m’ont permis de faire ce que je voulais. Avec eux, j’ai pu à la fois être unique et rester moi-même.

Si tu n’as pas peur de la vague, tu ne survis pas.

Qu’écoutez-vous comme musique en ce moment?
Pour faire l’amour, rien de mieux que Deep Forest.

Quel est le cadeau que vous préférez offrir?
Mon temps.

Avez-vous déjà eu peur?
Souvent. La peur permet de faire des choses incroyables. C’est sain. C’est l’émotion de base, celle qui a permis à l’espèce humaine de survivre. Ça te bloque ou ça te fait réagir. Elle est à l’origine de beaucoup de choses que j’ai faites. La peur, c’est le respect. Si tu n’as pas peur de la vague, tu ne survis pas.

Prenez-vous moins de risques depuis que vous avez des enfants?
Pas vraiment, mais je n’ai jamais fait n’importe quoi. Dans ma spécialité, les surfeurs ont une devise : « To ride another day » (Pouvoir surfer un jour de plus). Concernant mes filles, ce ne serait pas bien si je leur disais : « Je faisais ça avant, mais je ne le fais plus à cause de vous ». Je veux leur transmettre une forme de joie de vivre, leur montrer qu’on peut s’épanouir dans ce qu’on fait. J’ai envie d’être un exemple.

Pensez-vous à la retraite?
Pour moi, la retraite c’est quand tu meurs. Il n’y a pas de fin avant la fin. Un jour, la lumière s'éteint, c’est tout.

 

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