Mode
Hamilton Sabot

Hamilton Sabot l’équilibriste

Par Bérénice Marmonier, le 16 janvier 2013

Hamilton Sabot, médaillé de bronze aux barres parallèles aux JO de Londres – unique médaille olympique en gymnastique –, revient sur son sacre. Tout en parlant musique, style et résolutions.

Vous avez remporté l’unique médaille olympique pour la gymnastique. Comment avez-vous vécu ce coup de projecteur ?

Effectivement, ce fut la seule médaille olympique pour la gymnastique française et je suis très heureux d’avoir pu sauver l’honneur en quelque sorte. Après la médaille, l’organisation m’a transféré au Club France et j’ai fait le « circuit média », qui a duré deux heures environ. Les plateaux TV et radio se sont vite enchaînés, et je me suis prêté au jeu !

 

Ça fait quoi d’être l’homme providentiel de la gym aux JO ?

Ça fait du bien ! En même temps c’est assez triste, car mes coéquipiers avaient aussi leur coup à jouer pour rapporter une belle médaille, mais la chance leur a moins souri. La gymnastique est un sport où la moindre erreur peut coûter une place sur le podium… Cette médaille est unique et individuelle certes, mais elle a une vraie saveur collective.

 

Il paraît que vous vous êtes fait tatouer les anneaux olympiques sur la poitrine… Pourquoi ?

Ah ah ! C’est en souvenir des JO de Pékin en 2008. Depuis tout jeune, je me dis que je me ferai tatouer les anneaux si je faisais les JO !

 

Est-ce qu’un gymnaste gagne bien sa vie ?

Plus ou moins. Cela dépend des résultats, des primes à la performance. Les années creuses ne sont pas toujours faciles, mais on fait de la gym avant tout parce que c’est notre passion.

 

Vous êtes de retour à l’entraînement ?

Oui ! Et bien décidé à mener quatre ans de front !

 

Pourquoi faire l’impasse sur les championnats d’Europe (du 17 au 21 avril à Moscou – ndlr) ?

Pour une raison assez simple : le début de cycle est propice à l’apprentissage de nouveaux éléments pour augmenter la difficulté des mouvements. Et c’est la seule année où je peux me permettre de faire cette impasse. Cela me peine beaucoup de ne pas participer à cette compétition, mais je préfère me préparer correctement pour les championnats du Monde à Anvers, en octobre.

 

Pourquoi avoir choisi la gym dès l’âge de 7 ans ?

J’aimais beaucoup la rigueur et la concentration que ce sport imposait. Et en même temps, petit, on adore les acrobaties. Allier plaisir et travail, c’était parfait pour moi !

 

Quels sont vos projets ?
Je suis une formation de kiné à l’ENKRE de Saint-Maurice. Si tout se passe bien, je serai diplômé dans moins de trois ans ! Quant à la gym, je vais tout faire pour gagner la médaille d’or aux prochains Jeux Olympiques de Rio en 2016.

 

Quels autres sports suivez-vous ?

Je faisais du judo étant petit, donc ça me parle. Sinon, je m’intéresse à peu près à tous les sports pendant les gros événements.

 

Côté look, quel est votre style ?

T-shirt col V près du corps, jean assez fit sans être slim et, aux pieds, des sneackers ou des pointes, tout dépend du contexte ! J’aime aussi les survêtements sportwear assez larges.

 

Faites-vous attention à votre apparence ?

Un peu, oui, forcément, car comme en gym, j’aime donner une bonne image de moi.

 

Quelle est votre playlist du moment ?

Plutôt calme en ce moment ! J’aime beaucoup le deuxième album de Bon Iver, ainsi que Asaf Avidan et Patrick Watson.

 

Quelles sont vos résolutions pour la nouvelle année ?

Il y en a tellement ! Bien gérer mon temps est la plus grosse des résolutions, car il est dur d’être partout à la fois,  surtout quand on passe ses journées dans la salle d’entraînement.

 

Suivez Hamilton Sabot sur Twitter et sur Facebook.

 

Sites du groupe Amaury