X
En poursuivant votre navigation sur Sport&Style.fr, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêts, pour mesurer la fréquentation de notre site, et vous permettre de partager vos lectures sur les réseaux sociaux. Pour en savoir plus ou paramétrer les cookies, rendez-vous sur cette page. En savoir plus.
«Je savoure ce qui m'arrive»
Leïla Bekhti

«Je savoure ce qui m'arrive»

Par Yves Bongarçon , le 31 octobre 2012

Leïla Bekhti est en passe de devenir une comédienne incontournable. D'un rôle de footballeuse dans « Mauvaise foi » (2006) à celui d'une mère sous pression dans « Une vie meilleure » (2012) tout en jouant les filles de sa génération dans les films de sa copine Géraldine Nakache. Deux ans après le succès de « Tout ce qui brille », on la retrouve avec ses potes dans « Nous York ». Rencontre.

C’est vrai qu’ils sont à part. Leïla Bekhti, Géraldine Nakache, Manu Payet, Nader Boussandel et le petit nouveau Baptiste Lecaplain forment une équipe, une bande, une meute. Avec ses codes, ses réflexes, ses fou rires. À défaut de leur trouver un nom, une étiquette, on leur concède déjà un esprit et une façon de faire. Presque un style. Avec la sortie du film Nous York ces jours-ci, la « belle équipe » formée autour de Géraldine Nakache depuis Tout ce qui brille en 2010 (son premier film coécrit et coréalisé avec Hervé Mimran) est de nouveau sous les feux de la rampe.
Film générationnel pour les uns, comédie sociale dans l’air du temps pour les autres, Tout ce qui brille, par son succès, a incontestablement fait bouger des lignes. On a parlé de « film phénomène » de « génération Y », de miroir de la société française... Géraldine se souvient surtout de la réaction simple des gens : «Pour Leïla et moi, Tout ce qui brille a été formidable. Aujourd’hui, des gens nous arrêtent dans la rue quand nous sommes ensemble et nous disent : «Vous ne nous avez pas menti, vous êtes vraiment copines!» J’ai l’impression que cette sincérité, cette vérité qui se dégageait du film a été pour beaucoup dans le succès public»

Manu Payet – Éric dans Tout ce qui brille, Michael dans Nous York et, au passage, ex-mari de Géraldine Nakache dans la vraie vie – acquiesce : « Si vous aimez les films de Géraldine et Hervé (Mimran), vous aimerez les individus. Leurs films leur ressemblent à 100%. Il n’y a pas le moindre interstice entre ce qu’ils sont et ce qu’ils font. C’est leur force. Même si Nous York est très différent de Tout ce qui brille, on retrouve les mêmes thèmes, ceux qu’ils connaissent et sur lesquels ils ont des choses à dire: la famille, les amis, l’éloignement, le déracinement». Si tous précisent en chœur que Nous York n’est en aucun cas un Tout ce qui brille 2, le film laboure néanmoins le même terreau. Manu Payet en définit la nature : «La génération dont il est question a en commun le besoin de vérité, de sincérité, mais aussi, paradoxalement, un grand sens de la pudeur. Et tout ça entre évidemment en résonnance avec la société actuelle. Je me sens très proche de ça en tout cas, ce cinéma-là ne réveille que de bonnes choses en moi. C’est après avoir vu ce genre de film que tu passes le texto que tu aurais dû envoyer depuis des semaines ou le coup de fil que tu repoussais. Ça réveille notre humanité, notre besoin de relations chaleureuses». Leila Bekhti déboule dans la discussion. Belle, souriante, disponible.

Sport & Style: Quand Géraldine vous dit: «Viens, on va faire un film!», vous y allez sans vous poser de questions? C’est une histoire de confiance absolue entre vous deux?
Leïla Bekhti: Quand elle me parle de quelque chose, j’ai la chance de suivre toutes les étapes, les différentes versions de l’écriture d’un scénario. On a un regard assez objectif l’une sur l’autre. Quand j’ai lu la première version de Nous York, il y a plein de choses qui ne me plaisaient pas, et pas seulement celles qui concernaient mon personnage. On le dit souvent avec Géraldine, on a la chance – et même le luxe – de pouvoir tourner avec les gens qu’on aime. Mais on n’a pas envie de le faire pour de mauvaises raisons. Aujourd’hui, la vie nous lie et on n’a plus besoin de tourner pour vivre des choses ensemble. Il se trouve que c’est une réalisatrice de talent, avec un univers bien à elle. Et quand je vois Nous York, même si c’est très différent de Tout ce qui brille, je vois l’empreinte de Géraldine, sa trace. Ce serait vraiment malheureux pour nous deux si elle me proposait quelque chose que je ne trouve pas très bien et que je dise : «Allez oui, on y va», juste comme ça. Cela dit, j’ai une confiance aveugle en Géraldine, et en Hervé aussi d’ailleurs. Quand ils me disent sur un tournage, «C’est bon, on l’a, on a fait assez de prises», je leur fais totalement confiance. D’abord parce qu’ils sont très exigeants avec leurs comédiens et avec moi en particulier. Et comme j’ai cette relation affective particulière avec eux, je suis très exigeante avec moi-même. Pour ne pas décevoir. C’est bizarre, dans notre relation, il y a beaucoup d’objectivité malgré l’affect. L’un n’empêche pas l’autre.

Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans Sport & Style N°40 en kiosque samedi 3 novembre 2012 avec l’Equipe.

«Nous York» de Géraldine Nakache et Hervé Mimran, avec Leïla Bekhti, Géraldine Nakache, Manu Payet, Nader Boussandel et Baptiste Lecaplain, en salles le 7 novembre.

 

lire le magazine

IMAGE LAFC STORY

© L'équipe 24/24 2016 - Tous droits réservés

contacts - C.G.U.