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Raï
©Marcel Hartmann

Raï Le prince du Parc

Par Yves Bongarçon , le 01 mars 2013

On nous saoule depuis des semaines avec Zlatan et David, Ibrahimovic par ci, Beckham par là. Raï restera à jamais le vrai Prince du Parc, l’aristo intello du ballon rond, l’anti-Beckham par excellence.

Sourire, gentillesse, prévenance. Lorsqu’on rencontre Raï pour la première fois, on se dit qu’on ne l’a jamais imaginé autrement. Du coup, avec lui, les choses sont simples et la discussion s’entame d’elle-même. Raï est resté, à presque 50 ans, curieux de tout...

 

Quel regard portez-vous sur le PSG que Leonardo, l’un de vos amis les plus proches, est en train de bâtir ?

L’équipe qu’il a montée en peu de temps est très bien bâtie. On entend dire que c’est facile avec autant de moyens financiers. Mais prenez l’exemple de Manchester City ou du Real Madrid. Ils ont eu beaucoup d’argent et cela a mis plusieurs saisons avant de marcher. Ce qui a été fait en très peu de temps commence à donner des résultats et je suis content pour Leonardo. Je savais que Paris était une bonne marque, une capitale avec un seul club, tout ça. Je crois qu’il y a tout pour réussir. Les investisseurs qataris ont bien vu l’opportunité. En plus d’un bon projet, je crois qu’ils ont fait une bonne affaire.

 

Quand Lucas Moura est arrivé au PSG, vous avez été très enthousiaste sur son potentiel. C’est le dernier joueur qui vous a le plus impressionné ?

Il y a Neymar aussi : au niveau des qualités rassemblées chez un même joueur, j’ai rarement vu mieux. Mais Moura est un footballeur exceptionnel, avec des qualités de vitesse et d’exécution que tous les clubs européens aimeraient pouvoir s’offrir.

 

Êtes-vous souvent à Paris ? On a l’impression que vous êtes toujours un peu ici...

Depuis que j’ai arrêté le football en 2000, je viens en moyenne cinq fois par an à Paris, même si je ne reste pas longtemps. J’ai aussi des motifs personnels pour faire ces voyages : ma fille fait ses études à la Sorbonne et il y a les partenaires de mon association Gol de Lettra. Quand j’ai quitté Paris, j’avais envie d’avoir une activité qui me permettrait de revenir souvent ici. Cela a commencé par des amis ici qui étaient bénévoles et voulaient aider l’association au Brésil, et puis il y a eu des partenaires français. Je viens pour des rencontres, mais aussi pour le travail. Hier, j’étais là pour une conférence. Parfois je viens pour travailler en tant que consultant sur Canal +. J’essaie de garder le lien.

 

Pourquoi les Brésiliens sont-ils si attachés à la France ?

Le Brésil fait rêver la France, et vice versa. Ce sont deux pays complémentaires. Au Brésil, il y a un côté beaucoup moins rigoureux et un côté très humain. Les Français sont attirés et séduits par ce style de vie. Les Brésiliens aiment l’histoire de la France, celle de Paris aussi. La France représente les conquêtes, les batailles, les Droits de l’homme... La France possède ce petit quelque chose de plus dont le Brésil a besoin pour bâtir sa propre histoire. Il y a une grande complémentarité entre les deux nations. D’un côté l’esthétisme, de l’autre l’exotisme. Les Français ressentent souvent la même chose que les Brésiliens. Il y a des envies, des goûts, des émotions communes. Les Brésiliens expriment facilement leur affection, ce que ne font pas toujours les Français, et c’est ce qui leur plaît énormément, je crois, quand ils viennent au Brésil.

 

Retrouvez l'interview de Raï en intégralité dans le magazine Sport&Style, en kiosque le samedi 2 mars avec l'Équipe et l'Équipe Mag. 

 

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