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James Denton sous toutes ses coutures
©Marc Philbert

James Denton sous toutes ses coutures

Par Katia Kulawick-Assante, le 05 avril 2013

Vous ne savez peut-être pas qui est James Denton. Mais votre femme, elle, le connaît très bien. L’une des rares figures masculines de la série culte Desperate Housewives, nous raconte ses vies précédentes et sa nouvelle vie en fashion en égérie de Daniel Hechter.

 

Vous êtes acteur mais avez toujours rêvé de faire une carrière de basketteur.

Absolument ! Quand j’étais enfant et que je m’imaginais adulte, j’allais forcément devenir basketteur. J’ai joué au lycée, à l’université, j’ai eu une bourse pour deux ans de sport études intensif et puis j’ai réalisé que j’étais loin d’avoir le niveau requis pour continuer. J’avais 20 ans. Je jouais au foot, au tennis, je courais, mais le basket, c’était vraiment mon truc. Le problème, c’est que j’étais trop petit, trop lent et trop blanc pour y exceller.

 

Vous aviez un héros au basket ?

Pete Maravich. Il détient toujours le record du joueur qui a cumulé le plus de points en carrière universitaire. Mais c’était dans les années 70, alors j’imagine que ça trahit mon âge et que ça me met automatiquement dans la catégorie des vieux.

 

Pour les Français, vu le succès de Desperate Housewives durant toute ces années, vous êtes l’homme à abattre pour la plupart des mecs. Dans la série et pour les filles, vous représentez un fantasme et un vrai danger pour la gente masculine.

Je l’étais il y a quelques années, oui. Les deux premières années de Desperate Housewives, mon personnage, Mike Delfino, était génial, très mystérieux. Mais c’est impossible de rester sur le même registre avec un personnage durant plusieurs saisons, il fallait le faire évoluer. Les quatre dernières années, il était plutôt ennuyeux, autant à regarder qu’à jouer. Les auteurs ne lui ont pas rendu hommage, ni à Terri Hatcher, ma partenaire dans la série, d’ailleurs. J’ai l’impression qu’ils ne savaient plus quoi faire de Michael et Susan à la moitié de la série. Au début, il était flippant, mais il est devenu par la suite un mari plutôt rasoir. Durant les deux premières années, les gens flippaient de monter dans l’ascenseur avec moi. À la fin, je suis devenu un houseman.

 

En tant qu’acteur à Hollywood et en tant qu’homme, la compétition est rude. Comment gère-t-on ça ?

J’ai eu beaucoup de chance. J’avais fait deux pilotes pour ABC (détenu par Disney – ndlr), l’un dans Philly où je jouais un juge, et l’autre dans Threat Matrix où j’avais le rôle principal. Quand j’ai vu le titre, Desperate Housewives, ça ressemblait à un reality show, je ne voulais même pas auditionner. J’étais frustré parce que ABC n’avait pas maintenu les deux séries précédentes et je voulais arrêter de bosser pour eux. Puis on a lu le script et j’ai trouvé ça très drôle. Ils m’ont donné le rôle de Mike, et ne m’ont même pas demandé d’auditionner. Le plus gros rôle de ma vie m’a été offert sur un plateau d’argent. Je n’ai pas eu à me battre pour ça, au contraire, je n’en voulais pas.

 

C’est l’histoire de la vie...

Oui, nous pensions que ça ne marcherait jamais ! Au début du tournage, avec Terri, on se disait que c’était vraiment bien et que c’était dommage que personne ne le voie jamais. Parce que personne ne regardait ABC, c’était la dernière chaîne américaine dans les audiences. Mais ils ont fait une promotion de dingue et nous ont mis sur un créneau horaire important, celui du dimanche soir.

 

Retrouvez l'intégralité de l'interview de James Denton dans le magazine Sport&Style, en kiosque le samedi 6 avril avec l'Equipe et l'Equipe Mag. 

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