Mode Les 1001 vies de David Beckham
Par Paul Miquel, le 05 avril 2013

Les 1001 vies de David Beckham

C’est le plus beau, le plus riche, le plus tatoué et le plus aimé des footballeurs. Sa femme est divine, ses enfants sont irrésistibles, sa vie ne lui appartient plus mais David Beckham – aujourd’hui à Paris et demain ailleurs – aimante les regards et les marques d’un magnétisme irraisonné. Si un homme incarne le sport et le style, c’est bien lui.

Vous avez bientôt 38 ans. Vous êtes super « fit ». Quel est votre secret ?
C’est très simple, j’ai quatre enfants ! Et quand on a quatre enfants, on passe sa vie à leur courir après. Non, plus sérieusement, je crois que je fais attention à mon corps en mangeant et en buvant sainement. Et j’ai aussi toujours travaillé très dur à l’entraînement. Mon secret, c’est justement qu’il n’y en a pas.

Sur un terrain de football, votre professionnalisme a toujours été loué. On peut dire la même chose sur le plan du marketing. Aujourd’hui, la valeur d’un footballeur ne se mesure plus simplement à ses qualités sportives. Pour signer dans un grand club européen, il faut aussi être « bankable » dans la vraie vie ?
C’est exact. Quand vous êtes un sportif professionnel, vous avez des devoirs sur le terrain mais aussi en dehors. Vu la place que prend le sport dans la société, comme nos faits et gestes sont scrutés du matin au soir par les médias dans les stades et en dehors, nous, les athlètes pros, devons être exemplaires vis-à-vis de nos employeurs et de nos supporters. Surtout vis-à-vis des enfants qui s’identifient à nous.

Vous êtes ambassadeur d’Adidas depuis des lustres alors que les sportifs changent désormais de sponsor comme de chemise. Comment expliquez-vous cette longévité ?
Quand je travaille pour une entreprise ou une marque, je ne fais pas les choses à moitié. Cela veut dire que cette entreprise ou cette marque obtiendra tout ce qu’elle désire de moi. Cela ne sera jamais un petit bonjour en coup de vent et un au revoir en deux temps trois mouvements. Il est important pour moi d’avoir de bonnes relations avec les gens qui utilisent mon image commercialement. Et pour être tout à fait honnête, j’ai conscience d’avoir de la chance de faire partie de l’équipe des ambassadeurs d’Adidas depuis... depuis maintenant plus de 18 ans ! Rendez-vous compte, toute ma carrière, j’ai toujours porté des chaussures Adidas.

Une petite question à 1 000 euros, histoire d’être gentil avec votre sponsor : Adidas vous a choisi pour promouvoir une nouvelle chaussure de running, la Boost. Quel est votre rapport personnel à la course à pied ?
Courir a toujours été important pour moi. J’ai passé une grande partie de ma vie à courir après un ballon. Et ça continue. J’adore ça. En fait, c’est une activité qui me détend. C’est quelque chose que je fais quand je suis stressé, ce qui, j’en conviens facilement, n’arrive pas très souvent. Quand j’ai une insomnie ou quand je ne me sens pas très en forme, je pars courir. Pour me relaxer.

Puisqu’on est ici pour parler de baskets, allons-y. Êtes-vous un collectionneur de sneakers ?
Oui, et mon sponsor m’aide à constituer ma collection.

Quelle différence faites-vous entre le style français et le style anglais ?
Les Britanniques ont un rapport très particulier, très singulier, à leur façon de s’habiller. Pour les hommes, la culture anglaise de la mode est très ancienne. Tout le monde connaît les tailleurs de Savile Row et les coupes classiques, un peu tristes, des costumes de gentlemen. Je trouve les Français très élégants mais leur style n’a rien à voir avec le nôtre, si vous voyez ce que je veux dire.

Comment définiriez-vous votre propre style ?
Pas évident de répondre car mon style est pluriel, multiple. J’aime bien être habillé à la cool avec un jean, un vieux T-shirt et des boots mais je ne déteste pas enfiler un costume quand mes obligations me l’imposent.

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