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Viktor Axelsen, badiste d’avenir

Viktor Axelsen, badiste d’avenir

Par Bérénice Marmonier, le 18 avril 2013

Le Danois Viktor Axelsen, petit prodige du badminton mondial, nous parle de son sport, de musique et même d’argent.

Viktor Axelsen est un véritable extraterrestre dans l’univers du badminton. Champion du monde junior en 2010, médaille d’or aux Championnats d’Europe en 2012, vainqueur du tournoi Cyprus international catégorie senior en 2010. Il est, à seulement 19 ans, 22e joueur mondial. Dans un sport dominé par les asiatiques, il figure comme l’avenir du badminton européen. Le jeune Danois vient tout juste de signer avec son nouveau sponsor Adidas. D’un coup de revers, il nous en a mis plein la vue.

 

A quel âge as-tu commencé le badminton ?

J’ai commencé ce sport à six ans. Mon père jouait au badminton dans un club de temps en temps et un jour, il m’a emmené avec lui. Je suis vraiment tombé amoureux de ce sport dès mon premier coup de raquette. Ce fut rapide !

 

Le badminton au niveau professionnel n’est pas très développé en France. Qu’en est-il au Danemark ?

C’est un sport très populaire au Danemark. Il fait parti des principaux sports pratiqués. Et en dehors de la zone Asie, le Danemark est le pays le plus fort au monde. Il compte trois joueurs dans le top 20 mondial. Il y figure aussi un Allemand et autrement, tous les meilleurs joueurs sont asiatiques.

 

Est-ce que, lorsque l’on est le 22e meilleur badiste du monde, on gagne bien sa vie ?

Non pas vraiment. Ma fédération paye les déplacements lorsque l’on se déplace en équipe. Mais quand je me rend à une compétition seul, les frais sont à ma charge. Mon sponsor me donne cependant un bon coup de pouce. En badminton pour bien gagner sa vie, il faut figurer dans le top 10.

 

Sympa de voyager dans le monde entier pour les compétitions ?

Je me rend aux douze plus importants tournois internationaux, ce qui me permet de voyager constamment. C’est vraiment une chance pour moi, je me sens privilégié. C’est toujours intéressant de découvrir des cultures différentes.

Et puis, je voyage rarement seul, je suis avec l’équipe du Danemark. Nous sommes un groupe, ils me soutiennent. C’est plus facile.

 

Est-ce que tu continues tes études à côté du badminton ?

J’étudie les mathématiques, l’histoire, anglais, l’économie… J’ai besoin de m’ouvrir à autre chose. Les études sont un bon moyen pour changer d’air. Mais je me concentre avant tout sur le badminton. Je m’entraîne quatre heures par jour. Pour les autres choses, je vois quand j’ai le temps.

 

Quels autres sports suis-tu ?

J’ai joué au football quand j’avais neuf ans. Je regarde les matches importants comme la Coupe du monde. Et j’aime aussi beaucoup le basket. Il m’arrive de regarder des matches de la NBA. C’est vraiment impressionnant.

 

Quel est ta playlist du moment ?

Cela dépend de mon humeur. J’aime écouter du rap ou bien de la musique « dance ». Avant un match, j’ai besoin d’écouter quelque chose de rapide, qui me booste comme le rock. Et quand j’ai fini un entraînement, je met de la pop, des sons reposants. En ce moment, je suis dans une période « Eminem ».

 

Qu’en est-il de ton dressing ? A moitié vide ou plein à craquer ?

Je ne suis pas un grand fan de mode. Je ne suis pas toujours connecté sur internet pour dénicher les nouvelles tendances. J’aime cependant être bien habillé, classe avec des choses simples. 

 

Quel est ta prochaine compétition ?

Je me déplace ce week-end en Hollande pour les qualifications aux mondiaux en août en Chine. Seuls les 24 meilleurs seront sélectionnés. 

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