Mode 5 questions à Brahim Asloum
Par Anne Denis, le 22 mai 2013

5 questions à Brahim Asloum

Durant tout le festival de Cannes, notre reporter Anne Denis pose des questions très Sport & Style aux stars du cinéma.

Champion olympique à Sydney en 2000 et champion du monde WBA en décembre 2007, le boxeur Brahim Asloum se lance aujourd’hui dans une nouvelle carrière. À 34 ans, il vient de terminer le tournage d’un biopic sur Victor Perez, boxeur juif des années 30 déporté à Auschwitz. Victor Young Perez est attendu dans les salles françaises pour le mois d’octobre.

Vous vous étiez promis de ne jamais incarner un boxeur au cinéma. Alors que s’est-il passé ?
J’ai commencé la boxe à 14 ans. À 16 ans, je tombe sur la plaque commémorative de Victor Young Perez à l’INSEP. Je me suis tout de suite intéressé à son parcours car il boxait dans ma catégorie, celle des poids mouche. En 2000, je suis champion olympique. Un réalisateur appelle mon coach pour lui parler de cette histoire. L’été dernier, en vacances à Porto Vecchio, je reçois un appel qui me dit que Jacques Ouaniche veut m’auditionner. Quatre jours après notre première rencontre et une discussion de trois heures, je passe des essais filmés. Pour le casting, une copine m’a aidé à mémoriser quatre paragraphes aux émotions différentes en me conseillant de les apprendre avec un crayon dans la bouche pour bien articuler. Je n’y connaissais rien !

Quel régime draconien avez-vous dû suivre pour incarner Victor Perez ?
Quand on m’a appelé, j’étais à 64 kilos pour 1,65 m ! À la retraite, je ne faisais plus trop attention à ce que je mangeais (rires). On était à deux mois du tournage. J’ai commencé par ne manger que du raisin pendant trois jours. Je suis descendu à 56 kilos pour me remuscler ensuite jusqu’à 60. Pour la première partie du tournage en Israël, je pèse donc 60 kilos. Pour la partie en Bulgarie où on tourne le moment où Victor est dans les camps, je ne pèse plus que 52,4 kilos et je ne mange plus rien.

Vous avez déclaré  avoir toujours voulu être acteur avant de devenir boxeur. Quel est votre acteur préféré ?
Je suis un grand fan de Jean-Paul Belmondo. C’était mon parrain aux JO. Après mon titre de champion olympique, il m’a appelé, a privatisé un restaurant parisien le temps d’un déjeuner et nous nous sommes rencontrés. Il a agi comme un père protecteur. Pour ce qui est des actrices, j’aime bien Léa Seydoux que je trouve très belle, très forte, et Leïla Bekhti. J’aime bien son mari aussi, Tahar Rahim, que j’ai trouvé exceptionnel dans Un Prophète.

Quel couturier vous a habillé hier pour la montée des marches ?
Je portais un smoking que j’ai fait faire sur mesure. J’adore la mode. Avant chaque combat, j’avais besoin qu’on me laisse tranquille la veille pour que je puisse faire du shopping. C’était mon petit truc à moi. J’adore Roberto Cavalli et Dior. Et pour les chaussures, je me suis mis aux Berluti, la marque de chaussures préférée de mon ami disparu, Jean-Luc Delarue. Avant ma première conférence de presse pour le film, il m’a fait venir chez lui pour me dire comment il fallait que je m’habille. Je suis parti acheter deux paires de Berluti !

On peut vous voir au volant de quelle voiture en ce moment ?
Une Smart ! Tellement plus pratique dans Paris. Avant, j’étais davantage grosse voiture. J’ai eu une Porsche 911 (997) Turbo et une Mercedes 63 AMG. Je m’étais promis de m’offrir la Mercedes une fois le titre de champion du monde en poche. Comme je suis passé deux fois à côté du titre, j’ai dû annuler deux fois la commande ! Mais la troisième tentative fut la bonne !

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