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Audrey Fleurot
© Ollivier-Calo/MF/ABACA

Audrey Fleurot « Usain Bolt est un artiste »

Par Bérénice Marmonier, le 01 juillet 2013

Audrey Fleurot ? Souvenez-vous, la belle rousse qui faisait craquer Omar Sy dans Intouchables. L’actrice de 36 ans est à l’affiche de la comédie Les Reines du ring, qui sort en salles le 3 juillet. Le pitch ? Des caissières qui se mettent au catch. Renversant.

Vous êtes prochainement à l’affiche des Reines du ring. Pourquoi avoir accepté un tel scénario ?
Pour la joie de me mettre au catch ! Le scénario est super, il a ce ton de comédie à l’anglaise. Il y a un fond social très fort qui ancre la comédie dans le monde réel. Et j’ai aimé l’idée des caissières qui galèrent – toutes pour des raisons différentes – et vont se solidariser autour d’une idée improbable : monter une équipe de catch. Ça va leur donner un but.
 

Comment vous êtes vous préparée pour ce rôle ?
Nous avons fait trois mois de catch avec des professionnels. Avec les filles (Marilou Berry, Nathalie Baye et Corinne Masiero – ndlr), quand on a commencé à tourner, cela faisait des semaines que l’on se jetait dans les cordes, que l’on apprenait les prises. Ça a vraiment soudé l’équipe. C’était une préparation assez longue et dure, avec de la musculation. On se devait de connaître les bases.
 

Et physiquement, vous arriviez à suivre ?
C’est vrai que tomber à longueur de journées, c’est compliqué. Ça fait quand même très mal. J’avais aussi beaucoup d’appréhension. Ce n’est pas naturel de tomber de haut ou de sauter de la troisième corde. Il faut donner l’illusion que les prises sont vraies. J’ai plus peur de faire mal à quelqu’un d’autre qu’à moi-même. Et avant que ça marche, on se fait réellement mal.
 

Vous faites beaucoup de sport en temps normal. Ça vous a aidée ?
Oui, beaucoup. Et puis je ne voulais pas être doublée, je voulais vraiment faire toutes les prises moi-même. J’ai besoin de faire du sport. Cela m’apporte de l’énergie. Je suis un peu hyperactive, donc il me faut ma dose de fatigue pour bien dormir. J’ai un vélo elliptique chez moi, je suis des cours de Pilates. J’ai la chance d’habiter en face de la Coulée verte à Paris, alors je fais aussi de la course. J’essaie d’alterner pour ne pas m’ennuyer.
 

On vous a vue à Roland-Garros. Le tennis, ça vous parle ?
C’était la première fois que j’avais la possibilité de m’y rendre. J’y suis allée avec un ami qui s’y connait vraiment. Même si je ne maîtrise pas trop les règles, ça m’a passionnée. Petite, j’ai été traumatisée par tous les ballons que je me suis pris dans la figure – en plus j’avais des lunettes. Je n’arrivais même pas à réceptionner une balle. Du coup, je m’étais un peu désintéressée de ces sports. Mais depuis, j’ai vu un match de baseball aux Etats-Unis et j’ai adoré. Idem pour le rugby.
 

Avez-vous un mental de championne ?
Je ne pense pas. J’ai fait l’école du cirque, beaucoup de gymnastique, du patin à glace… Et au moment où la compétition arrivait, j’ai arrêté. Bref, je sais faire plein de choses… un peu (rires).
 

Et dans le cinéma, il ne faut pas avoir un tel mental pour arriver à ses fins ?
Il faut avoir un juste dosage de confiance en soi. Il faut laisser le doute.
 

Êtes-vous fascinée par un sportif en particulier ?
Ah, Usain Bolt ! Je suis passionnée par le gars, je le trouve génial. J’ai vu un documentaire sur lui, c’était incroyable. La tranquillité qu’il dégage quand il court, comment il regarde les autres, je trouve ça dingue. À ce niveau de compétition, je pense que ça doit être compliqué de garder une telle joie primaire. Et le côté « je suis DJ le soir », « je joue à la console à l’hôtel », c’est très drôle. C’est vraiment un artiste.
 

Comment vivez-vous cette soudaine mise en lumière depuis Intouchables ?
Bien, ça n’a pas changé grand-chose. Je prends toujours le métro. Je découvre également toute la partie communication, ce qui n’est pas ce que je préfère.
 

Quels sont vos projets ?
Je commence un film d’Audrey Dana, Homosapiennes. Ce sont des filles qui parlent de filles. Il y a dix personnages, dix femmes d’horizons différents dont Isabelle Adjani, Vanessa Paradis, Laëtitia Casta, Géraldine Nakache, Marina Hands, Mélanie Doutey…
 

« Les Reines du ring » de Jean-Marc Rudnick avec Marilou Berry, Nathalie Baye, Audrey Fleurot et Isabelle Nanty
Sortie en salles le 3 juillet

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