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«J'ai toujours recherché la puissance»
Michel Bourez

«J'ai toujours recherché la puissance»

Le 03 octobre 2012

Eliminé au cinquième tour du Quiksilver Pro à Hossegor, Michel Bourez nous parle de son amour du surf et des grosses vagues.

Où vivez-vous ?
Michel Bourez : A Tahiti. Mais je voyage énormément. Je n’y suis que trois mois dans l’année, et ça me manque. C’est mon chez moi.

Qu’est-ce qui vous fascine dans le surf ?
Le fait d’être en communion avec la nature. En surfant, on est seul dans l’eau, et il y a toujours quelque chose de nouveau à inventer. C’est un grand sentiment de liberté.

Comment avez-vous décidé de faire du surf votre métier ?
Ado, j’avais un deal avec mon père : passe ton bac d’abord, après tu feras ce que tu veux ! Quand j’ai eu mon bac, j’ai choisi de me consacrer pleinement au surf. J’ai progressé, j’ai décroché des sponsors et j’ai pris part à de plus en plus de compétitions. Aujourd’hui je vis ma passion à fond.

En 2007 au Quiksilver Pro France, vous sortez Andy Irons, puis Kelly Slater au 3eme tour. Qu’est-ce que ça fait de battre une légende vivante ?
Ça a été un vrai plaisir. En 2007 je ne faisais pas encore partie de l’élite mondiale, et j’étais inconnu du grand public. J’ai battu Andy Irons, qui a été trois fois champion du monde, puis Kelly Slater. C’était inimaginable. Ça m’a donné une vraie motivation pour me hisser au même niveau que les meilleurs. Aujourd’hui j’en suis à ma quatrième année au sein de l’ASP World Tour (Compétition en 10 étapes, de février à décembre, réunissant les 34 meilleurs surfeurs mondiaux - ndlr), et j’espère bien continuer sur ma lancée.

Quelle est l’ambiance entre les surfeurs sur les compétitions pros ?
C’est très amical. Il y a beaucoup de respect entre nous. On est un peu comme une grande famille qui parcourt le monde de compétition en compétition. On se retrouve à chaque étape du World Tour, et on a toujours des histoires à se raconter.

La vague que vous préférez ?
Elle est chez moi, à Tahiti : c’est Teahupoo, une vague mythique, très puissante. Tu te paies le plus gros tube de ta vie, ou ta plus grosse frayeur. La surfer est très risqué : on peut se blesser simplement en tombant à l’eau, se noyer, ou s’écraser contre le récif de corail. Teahupoo est vraiment dure à dompter, elle est très sauvage.

Dans quel état d’esprit êtes-vous avant une compétition ?
En général, j’arrive sur place trois à cinq jours avant le début de la compétition, histoire de m’adapter au climat, aux vagues et au décalage horaire. J’essaie de surfer le plus possible pour me mettre dans le bain, oublier le stress et me concentrer sur l’instant présent. Ça me permet aussi de choisir la planche adéquate, en fonction des conditions le jour J : plus les vagues sont grosses, plus elle sera longue et solide.

La souplesse est très importante pour éviter les blessures. Kelly Slater est un vrai contorsionniste !

Vous êtes connu pour pratiquer un des surfs les plus puissants de tout le circuit pro. D’où vous vient cette puissance ? Comment la développez-vous ?
J’ai toujours recherché la puissance dans ma façon de surfer. Plus jeune je jouais au football, donc j’ai de bonnes jambes, qui me permettent de tenir le coup, et de réaliser dans l’eau des manœuvres rapides et énergiques. Ensuite, je travaille mes qualités physiques grâce à un entraînement spécifique pour gagner en puissance. C’est la grande différence entre le surf des débuts et les compétitions d’aujourd’hui : les surfeurs sont maintenant de vrais athlètes, entraînés et bien préparés. J’ai un coach qui suit ma préparation physique à l’année.

Vous êtes très sensible à l’écologie. Pourquoi ?
Les gens ne se rendent pas compte des déchets qu’ils produisent. En surfant, on voit tout ce qu'il se passe dans l’eau, parce que ce qui est à terre finit dans l’eau. Je n’aime pas manger de plastique, et les poissons encore moins ! Donc quand je vais surfer, je ramasse les détritus et les sacs en plastique qui flottent.

Pratiquez-vous d’autres sports ?
J’aime bien le tennis, j’y joue assez souvent. Sinon un peu de ping-pong, et du foot.

Y a-t-il un vêtement que vous ne quittez jamais ?
Mon maillot de bain !

Kelly Slater continue à surfer au top niveau à 40 ans. Jusqu’à quel âge pensez-vous rester dans la compétition ?
J’espère surfer encore dix ans sur le World Tour (il a 26 ans –ndlr), mais rester aussi longtemps à ce niveau demande beaucoup de travail et une hygiène de vie permanente. Kelly est un modèle : il mange bien, se prépare intelligemment, prend soin de son corps. La souplesse est très importante pour éviter les blessures. Kelly est un vrai contorsionniste !

Quels sont vos projets ?
Essayer de rester le plus longtemps possible au plus haut niveau, et mettre de l’argent de côté pour ouvrir un petit business à Tahiti, un café ou quelque chose dans le genre, pas nécessairement en rapport avec le surf. Mais quoi qu’il arrive, ma vie sera là-bas.

Quiksilver Pro France, jusqu’au 8 octobre, La Gravière, Hossegor
http://quiksilverlive.com

BIO EXPRESS
1985 Naissance à Rurutu, Tahiti
2006 Champion de l’ASP Europe
2007 Sort Andy Irons et Kelly Slater aux 1er et 3ème tours du Quiksilver Pro France
2008 Gagne l’épreuve hawaïenne d’Haleiwa, et se qualifie pour le championnat du monde (ASP World Tour)
2011 Finit à la 6e place de l’ASP World Tour

 

 

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