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"Comme les judokas"
George Clooney

"Comme les judokas"

Par Frank Rousseau , le 11 octobre 2013

Interviewer George Clooney, c’est vraiment du sport. Avant de le voir tourner en orbite géostationnaire dans Gravity, la star américaine a déjoué, en exclusivité pour Sport & Style, les lois universelles de son physique.

Le sport et moi. Moi et le sport...
À l’école, je préférais me dépenser sur un terrain de sport plutôt que d’avoir le nez dans un bouquin. Je me débrouillais pas mal au baseball. À 16 ans, j’ai même envisagé de rejoindre les Cincinnati Reds, mais ils n’ont pas voulu de moi. Aujourd’hui, avec quelques années de plus, je constate que mes genoux et mon dos me font souffrir à chaque fois que je force un peu trop sur mon tapis roulant. Si mes rotules avaient dix ans de moins, je pourrais aussi galoper plus vite et sauter plus haut pour mettre davantage de ballons dans le panier lorsque je joue au basket. Parfois, je me dis que j’adorerais être le nouveau Steve Austin, L’Homme qui valait trois milliards. Être bionique, pour être faster, better, stronger !
 

Le pays qui me donne le plus envie de buller...
L’Italie ! J’aime ce pays pour son prosciutto fondant et la qualité de ses vins, car je suis un professional drinker. J’invite d’ailleurs mes compatriotes à voyager plus souvent en dehors des États-Unis et à manger autre chose que des burgers. Je les invite également à ne plus mettre de chaussettes avec leurs sandales et à ne plus porter de short à fleurs et de T-shirt avec des noms de bière inscrits dessus !
 

Le régime que je ne recommande pas...
Le régime Syriana ! J’ai dû prendre 15 kilos en 30 jours pour ce film. J’incarnais Robert Baer, un agent de la CIA rondouillard de la période Guerre froide. Je ne me nourrissais que de Krispy Kreme Doughnuts. Au bout du compte, j’ai été malade et j’ai eu beaucoup de mal à perdre les kilos superflus. J’ai passé des heures dans les salles de gym. Je suis sûr que les gens ont cru que je cherchais à obtenir la silhouette de Schwarzy !
 

Une devise saine...
« Un esprit sain dans un corps sain. » Si j’avais des enfants, mon premier réflexe serait de les désintoxiquer des réseaux sociaux et du téléphone portable. On assure que ces outils servent à communiquer, je ne suis pas d’accord. Je trouve au contraire qu’ils enferment et isolent. Quand je vois un ado tapoter frénétiquement sur le clavier de son iPhone, je n’ai qu’une envie : aller le voir et l’inviter à faire du vélo, du basket, bref, à se dépenser et à sortir de ces « camisoles » technologiques.
 

Je suis comme les judokas. Quand j’attrape, je ne lâche plus prise.
 

Une addiction sportive...
Comme je voyage beaucoup, j’adore suivre les rencontres de football américain sur le Net. Je regarde les fiches des joueurs, me renseigne sur leurs performances précédentes, analyse les qualités et les défauts de l’équipe adverse... je refais le match, quoi ! En tapant sur mon clavier, j’ai le sentiment d’être un peu le coach et c’est très jouissif !
 

Si je devais incarner un champion...
Il y en a tellement ! Une chose est sûre : si demain on me propose de jouer un sportif qui carbure à l’EPO, ne comptez pas sur moi pour me shooter (rires) ! Idem pour un serial killer. Je n’irais pas dézinguer toute ma famille histoire d’être crédible à l’écran.
 

Un point commun entre le cinéma et le sport...
La persévérance. L’envie de se surpasser. Je suis comme les judokas. Quand j’attrape, je ne lâche plus prise.
 

Le job qui m’a fait le plus transpirer...
J’ai bossé un temps dans des champs de tabac en plein mois d’août. À la fin de la journée, j’avais les reins en compote et je dégoulinais. J’ai également été manutentionnaire dans des quincailleries. Je ne sentais plus mes jambes car je courais partout. Puis j’ai vendu des baskets. Un job sympa. Je m’amusais à donner du 43 à des clientes qui faisaient du 36.
 

Compétition sur l’asphalte...
J’avais une Tango avant la Tesla. On se fichait de moi. Cette biplace ressemble à une Smart, mais en plus cubique. En attendant, quelle accélération ! Un jour, à un feu rouge, je me suis retrouvé à côté d’une Porsche. Le gars dans son bolide me regardait d’un air goguenard. Quand le feu est passé au vert, j’ai poussé à fond la voiture. Le type a littéralement été scotché sur place (rires) !
 

Ce qui n’est pas sport...
Bien avant de boire du café Nespresso, j’ai tourné deux pubs plutôt incompatibles. L’une pour vanter la tenue de route d’une voiture Fiat et l’autre pour le Martini. Or, c’est bien connu, boire ou conduire, il faut choisir !
 

Quand j’entends le mot « haltère », je pense à...
Bizarrement, je ne pense pas à moi ! Soulever de la fonte n’a jamais été mon truc. Ce mot me fait songer à Alexander Payne, le réalisateur des Descendants. Il était venu passé trois semaines dans ma maison du lac de Côme pour la préparation du film. Il voyageait léger et n’avait qu’un bagage cabine avec lui. Au moment de son départ, j’ai placé en douce un haltère de 25 kilos dans son sac. Il m’a appelé de Londres pour me dire qu’il s’était fait arrêter par la police. Cette dernière ne comprenait pas pour quelles raisons il transportait un haltère dans ses bagages ! À l’autre bout de la ligne, il n’arrêtait pas de m’insulter.

 

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