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Matthew McConaughey

Matthew McConaughey

Par Frank Rousseau, le 01 février 2014

Matthew McConaughey vient de recevoir l'Oscar du meilleur acteur pour sa performance dans Dallas Buyers Club. Rencontre en amont avec une star qui tourne à plein régime...

Mon régime pour perdre 25 kilos et devenir Ron Woodroof dans Dallas Buyers Club ?

Avant de me lancer dans ce régime extrême, j’ai consulté un nutritionniste. Forcément, j’avais quatre mois pour perdre 25 kilos ! Du coup, j’ai vécu comme un véritable ermite. Je savais que si je continuais à voir mes amis, je serais tenté par un bon steak au barbecue (rires) ! D’ordinaire, j’aime bien faire de la lutte avec mes potes. Je leur ai dit que s’ils voulaient me battre, c’était le moment ou jamais. Parce qu’une fois mon poids retrouvé, ils n’auraient plus aucune chance de me dérouiller !

 

Un tournage sportif ?

Ron Woodroof, mon personnage dans Dallas Buyers Club, fait du rodéo. Sur un cheval, j’arrive à tenir en selle. Je pense même être un cavalier plus qu’honorable – normal, je suis texan ! J’ai déjà fait du rodéo sur des petits taureaux, des bestioles pas très vaillantes. Mais sur un bœuf de plus d’une tonne, jamais. Il ne faut pas aimer la vie pour faire mumuse avec ces gabarits-là !

 

Un comportement pas sport du tout ?

Quand mon ami Lance Armstrong a annoncé qu’il s’était dopé, j’étais fou de rage. D’un autre côté, je ne sais pas comment j’aurais réagi s’il m’avait mis dans la confidence. C’est le genre de fardeau qui ne doit pas être facile à porter. Lance a trahi des millions de gens. Mais la première personne à qui il a raconté des mensonges, c’est à lui- même. Maintenant, il va devoir dealer avec ça toute sa vie.

 

Une icône sportive du cinéma qui m’a marqué ?

J’avais dix ans quand, en 1979, de mon Texas natal, j’ai suivi à la télé la course de Paul Newman aux 24 Heures du Mans. Il est arrivé deuxième au volant d’une Porsche 935. À 54 ans, c’était très fort. En 2005, soit trois ans avant sa disparition, Paul avait même repris le chemin des circuits au Grand Prix de Daytona. Chapeau bas !

 Le sport est le meilleur moyen que j’ai trouvé pour avoir les idées claires.

Merci maman...

Ma mère m’a donné très tôt le goût du dépassement de soi et de la compétition. Résultat, je suis aussi à l’aise sur un surf, des rollers ou des skis ! Mais lancer des frisbees à mes gamins reste ce qui me procure le plus grand bonheur.

 

Ma définition d’un champion ?

À mes yeux, ce n’est pas nécessairement un briseur de records. Pour moi, c’est quelqu’un qui sait reconnaître sa défaite et qui sait surtout en tirer les leçons. Je déteste les sportifs qui n’assument pas ou essaient de trouver des fautifs pour justifier une contre-performance.

 

Une musique pour transpirer ?

La musique m’aide à avaler les kilomètres quand je cours. J’adore le reggae et surtout Bob Marley. Sur YouTube, je suis tombé sur une vidéo où l’on voit Bob faire des têtes avec un ballon de foot. Je me suis dit que ça ne devait pas être évident avec sa coupe rasta !

 

Une journée sans sport ?
C’est une mauvaise journée ! Une journée où je sais que je vais forcément être de mauvaise humeur. Le sport est le meilleur moyen que j’ai trouvé pour avoir les idées claires.

 

Une addiction ?

Les baskets ! Je suis aux sneakers ce que Imelda Marcos était aux escarpins.

 

Un truc pour le sport qui reste à inventer ?

Un système d’aération performant pour les rollers. Quand je retire les miens, ma femme n’a qu’une envie : m’asperger de parfum !

 

Une devise ?

Je me suis fait mienne une citation du basketteur Michael Jordan. Quand on lui demandait comment il réussissait à franchir les lignes de défense, il répondait : « Rentrer frontalement dans un mur, c’est stérile et ça fait mal. Il vaut mieux apprendre à le contourner ou à l’escalader ». Et quand on l’interrogeait sur une défaite, il répondait : « Ce n’est pas perdre qui est gênant, c’est de ne pas l’admettre ».

 

Une étiquette que je n’aime pas qu’on me colle ?

Celle de sex symbol. Un jour, j’ai posé pour un reportage photo style « cow-boy dans son ranch sur fond de coucher de soleil ». Je portais un jean tellement moulant que je ne pouvais même plus me baisser. Quand j’ai dit à ma mère que faire des photos était aussi une manière de me vendre, elle m’a rétorqué : « Dans ce cas-là mon fils, il faut te produire dans une foire agricole. C’est en reluquant l’arrière-train des vaches qu’on s’aperçoit si elles ont de la valeur ». Comment voulez-vous que je pète les plombs après ça ?

 

Un rêve sportif ultime ?

Partir avec des chiens de traîneaux et atteindre le pôle Nord. Et pour le retour, me dire que c’est moi qui tirerai les chiens (rires) !

 

À l’affiche du Loup de Wall Street de Martin Scorsese, en salles le 25 décembre 2013, et de Dallas Buyers Club de Jean-Marc Vallée, en salles le 29 janvier 2014

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