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« Je n'arrêterai pas après Sotchi »
Jason Lamy Chappuis

« Je n'arrêterai pas après Sotchi »

Par Bérénice Marmonier , le 05 février 2014

Le champion olympique Jason Lamy Chappuis, porte-drapeau de la délégation française, rentre en piste à Sotchi mercredi 12 février. Rencontre avec le coureur de combiné nordique.

Vous serez le porte-drapeau des Bleus lors des Jeux Olympiques de Sotchi. Cela représente quoi pour vous ?
Une grande fierté et un honneur, également pour le combiné nordique qui n’est pas très connu du grand public. Je suis heureux de figurer parmi des grands noms du sport comme les anciens porte-drapeaux Tony Estanguet, David Douillet ou Laura Flessel. Je serai stressé, mais entrer dans le stade olympique le 7 février (les Jeux Olympiques de Sotchi se tiendront du 7 au 23 février – ndlr) avec le drapeau français entre les mains, ce sera très impressionnant !

Quelle sera votre touche personnelle lors du défilé ?
Je vais rester assez simple, sans essayer de jouer un rôle et surtout profiter du moment.

À seulement 27 ans, vous êtes double champion du monde, champion olympique, champion de France… Qu’est-ce qui vous motive encore ?
Je suis assez perfectionniste. J’essaie toujours de faire mieux et d’avancer. En saut à ski, il est toujours possible de progresser et de grappiller des centimètres en utilisant des combinaisons très techniques ou en jouant sur le réglage des skis. Les concurrents aussi progressent. Le challenge est donc de rester numéro un.

À quoi pensez-vous avant d’effectuer un saut ?
Avant de m’élancer, la peur est là mais je reste très concentré. Je fais le vide autour de moi. J’essaie d’occulter tous les éléments extérieurs. On ne peut pas effectuer un saut à 50 %. Après, en l’air, c’est un pur bonheur. Une fois que l’impulsion est donnée, 40 mètres après le bout du tremplin, je sais si le saut est bon ou non. Voir les lignes au sol représentant les mètres défiler en dessous de nous, c’est vraiment jouissif !

Après votre carrière sportive, souhaitez-vous toujours devenir pilote d’avion ?
Oui, j’ai toujours eu ce rêve. J’adorais regarder les pilotes dans les aéroports quand j’étais gamin. J’allais d’ailleurs les voir dans les cockpits. C’est une passion. À 18 ans, j’ai pris quelques cours dans un aéroclub. J’ai tout de suite accroché. L’aviation a des points communs avec le combiné nordique. Je ressens aussi cette notion de liberté quand je suis en l’air. J’ai déjà effectué 140 heures de vol, il m’en manque 60 pour passer le brevet professionnel, j’y suis bientôt (sourire).

Je ne pense pas que j’irai jusqu’aux JO de 2018. (...) Je défendrai mes titres aux Championnats du monde en 2015. Tant que j’ai la rage à chaque compétition, je continue.

Vous préférez être à terre sur des skis ou en l’air dans un avion ?
(Il réfléchit). Je dirais à terre (rires). Je skie tous les jours, c’est mon métier. Plus tard, je serai peut-être plus à l’aise dans un cockpit.

Vous avez déclaré en 2012 que vous pourriez arrêter votre carrière sportive après les JO de Sotchi…
Je ne pense pas que j’irai jusqu’aux Jeux Olympiques de 2018. Mais je n’arrêterai pas après Sotchi. Je défendrai mes titres aux Championnats du monde en 2015. Tant que j’ai la rage à chaque compétition, je continue. J’arrêterai le jour où je n’aurai plus envie.

Et quid de votre autre métier, douanier ?
Au départ, les skieurs étaient sponsorisés par la douane. Ils travaillaient six mois avec la douane et partaient le reste de l’année en compétition. Maintenant, c’est plutôt un partenariat. On est libérés à temps plein mais on garde le statut de douanier, et on touche un salaire mensuel. En échange, le logo de la douane apparaît sur nos combinaisons. Cela permet aux skieurs de vivre. Depuis 2010, j’ai aussi développé plusieurs partenariats avec des marques comme Gillette ou avec la région Franche-Comté. Cela m’apporte un complément de revenus.

Votre mère est américaine et votre père français. En quoi vous sentez-vous américain ?
Je vois toujours les choses de façon positive. Les Français sont très perfectionnistes. À l’école, si on fait une faute, on obtient 19/20. Aux États-Unis, c’est plutôt l’inverse. Les professeurs mettent un A+ même si ce n’est pas parfait. Mais j’ai aussi hérité du côté perfectionniste de mon père.

Quels autres sports vous intéressent ?
Cet été, j’ai regardé Roland-Garros, les Mondiaux de natation et d’athlétisme. En foot, je soutiens Sochaux – même si en ce moment c’est un peu dur pour eux (rires) – et en rugby, Oyonnax, qui n’est pas très loin de chez moi (Jason habite à Bois d’Amont dans le Jura – ndlr).

Suivez-vous un régime spécial avant les grands rendez-vous ?
Je fais attention à ce que je mange et je privilégie les produits bios. Je n’ai pas besoin de suivre de régime précis, je brûle beaucoup de calories à l’entraînement. À l’arrivée de l’hiver, je commence à faire attention et assez naturellement, je perds quelques kilos pour arriver à mon poids de forme.

Vous êtes ambassadeur Gillette pour les JO de Sotchi. Plutôt rasé de près, barbe de trois jours ou moustache ?
J’aime le rasage de près. Mais quand il fait moins 20 degrés, tout au nord de la Finlande, je garde une petite barbe pour me protéger du froid.

Où aimez-vous vous détendre ?
Je passe de temps en temps à l’aéroclub, près de chez moi, pour me changer les idées. Ou alors je me promène au bord du lac Léman à Genève. Une ville très sympa et cosmopolite qui est aussi la capitale des montres !

Quelle montre portez-vous ?
Depuis deux ans, j’ai une Breitling Aerospace, une montre en titane pour les pilotes.

Avez-vous une routine beauté ?
Tous les matins, je me rase, me coiffe et mets un peu de crème. Pour se sentir bien, il faut prendre soin de soi.

Et côté mode, quel est votre style ?
J’aime la mode, mais mon style reste classique. Un jeans et une chemise me conviennent. Je vis dans un petit village du Jura, loin de Paris. Mais j’aime bien m’habiller quand je ne suis pas à l’entraînement.

Quelles personnalités rêvez-vous de rencontrer ?
J’apprécie Federer, même si ce n’est pas non plus facile pour lui en ce moment (sourire). Ses coups sont fluides, il est très élégant quand il joue. Sébastien Loeb me fait aussi rêver. Et côté extra-sportif, je dirais Stromae. J’écoute souvent son dernier album. J’aime son côté provoc tout en restant cadré.

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