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Stylistes olympiques

Stylistes olympiques

Par Claire Mabrut , le 06 février 2014

Les collaborations entre maisons de mode et fédérations sportives transformeraient presque les parades protocolaires des délégations olympiques en défilés. Who’s who.

On appelle cela une tenue officielle. Un paquetage à porter hors compétitions et entre les épreuves, dessiné par une maison emblématique de son pays. Quoique. Concept officiellement introduit en 1936, il fut toutefois longtemps trusté par les équipementiers et marques de sport, se réduisant donc souvent à des survêtements au glamour abyssal. Et puis, de sportifs posés en front-row des défilés à ceux passés co-designers, la donne a changé. En particulier lors des Jeux Olympiques où il faut habiller quelques milliers de concurrents – 5 500 au dernier comptage avant le coup d’envoi de Sotchi le 7 février. Enjeu de la manœuvre ? Une médiatisation hors normes impactant près de trois milliards de téléspectateurs et une reconnaissance XXL de la patrie concernée. Bref, un effet d’aubaine.

Défilé de marques
Adidas, Puma et Nike faisant régulièrement appel à la crème des designers, leur mission de relooking sportif a été grandement facilitée. Au rayon des exemples olympiques, il suffit de rappeler la « coolitude » bien vue des tenues de la team jamaïcaine à Londres en 2012 – piloté par Puma et Cedella Marley – pour s’en convaincre. « Cette profonde compréhension du sport est l’essence même de notre marque », rappelle de son côté Willy Bogner Jr, qui a lui-même participé aux JO de 1960 et 1964 et dont la marque habille la délégation allemande pour les Jeux d’hiver depuis 1936. « Cela parce que nous sommes aussi des athlètes à la base. Nous représentons ensemble notre pays. (...) Nous connaissons ce sentiment généré par ces incroyables performances. Et nous savons combien un bon équipement est important en terme de fonctionnalité, de technicité et de style. »

Quid des marques de mode désormais intégrées aux cercles sportifs ? À la croisée des chemins, Lacoste entre en scène pour la France avec huit silhouettes affûtées, impeccables et casual chic – mention spéciale au blazer matelassé et au bonnet rétro. Et le croco est déjà attendu de pied ferme à Rio en 2016. Idem pour Giorgio Armani via sa ligne EA7, styliste officiel de l’équipe italienne depuis les JO de Londres. Tout comme Ralph Lauren qui ravive le style preppy de la délégation américaine. Plus inattendu, H&M a été appelé pour réchauffer les valises suédoises en partance pour la Russie, avant de les remplir de T-shirts à l’heure de Rio. Au Canada, c’est La Baie d’Hudson qui a été convoquée (on a déjà passé commande du dufflecoat et des moufles). Quant aux Russes, on annonce un mix entre les maisons Bosco di Ciliegi, Etro et Ermanno Scervino. Et sur les pistes ? Degré 7 s’occupe du ski cross français, Colmar des skieurs alpins et Adidas des snowboarders. Nike patine pour les hockeyeurs canadiens. Burton glisse aux côtés des snowboarders américains tandis que The North Face habille leurs homologues du freestyle.

Les petits couacs des JO
Mais le grand catalogue de mode des JO ne serait pas complet sans son lot de petites histoires de chiffons. Après les silhouettes de Stella McCartney pour l’équipe d’Angleterre qui divisèrent la Perfide Albion en 2012, c’est au tour d’une veste intégrée à la panoplie allemande de défrayer la chronique. En cause, la multiplicité de ses couleurs posées en bandes arc-en-ciel. Le problème ? Un design trop proche du drapeau de la cause gay et lesbienne, pas franchement de bon ton en territoire russe. Sortant les parapluies, la marque Bogner, auteure de l’objet du délit, affirme s’être s’inspirée de la « superbe atmosphère de l’époque des JO de Munich 1972 » tandis que le comité olympique allemand rétorque que « c’est juste une veste à la mode ». Rappelons aussi la levée de boucliers face aux athlètes russes réchauffés de manteaux en fourrure de phoque à Innsbruck en 1964. Sans parler de Ralph Lauren, épinglé pour avoir fait fabriquer en Chine les uniformes américains portés à Londres il y a deux ans et qui a dû promettre, croix de bois croix de fer, de rapatrier la production des prochaines collections olympiques à la maison. Quant aux snowboarders canadiens, ils risquent de faire sensation dans leurs tenues signées Under Armour. Le label s’est en effet inspiré des maillots portés par les hockeyeurs du pays lors de la fameuse Série du Siècle de 1972 qu’ils remportèrent contre... l’URSS. Il va y avoir du sport à Sotchi !

 

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