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« J’ai besoin de vivre de façon intense. »
Renaud Lavillenie

« J’ai besoin de vivre de façon intense. »

Par Bérénice Marmonier , le 07 février 2014

Renaud Lavillenie vient de battre le record du monde du saut à la perche en salles en atteignant 6,16m. Un exploit. On l'avait rencontré il y a quelques semaines en pleine préparation aux thermes de Saint-Malo.

Êtes-vous un habitué des thalassos pour vous préparer physiquement ?
Pas vraiment. C’est la première fois que je viens à Saint-Malo. L’année dernière, je suis allé aux thermes de Granville à l’occasion de l’inauguration d’une salle de sport. Nous nous entraînions le matin et l’après-midi, nous faisions des soins. Je profite de cette semaine en thalasso pour faire un break et régénérer mon corps. C’est aussi un moment de détente, de décompression plutôt intéressant pendant cette période hivernale. Je vais retourner à l’entraînement gonflé à bloc !

Quels sont vos prochains objectifs ?
En 2014, mon premier objectif sera de reconquérir mes titres aux championnats du monde en salles en mars et aux championnats d’Europe de Zurich en août. La saison s’annonce riche, je n’ai pas le temps de me poser de questions.

On vous a vu courir aux 24 Heures du Mans Moto en septembre. La moto, c’est votre deuxième passion ?
Oui, depuis tout petit. C’est peut-être l’un de mes péchés… J’ai eu l’occasion de me faire plaisir sur circuit pendant une semaine au Mans. La moto me permet de penser à autre chose. Et après ces sessions moto, je suis content de retrouver ma perche.

Vous avez aussi côtoyé la patrouille de France en octobre dernier. Vous êtes amateur de sensations fortes ?
Oui, j’adore ça ! La perche me donne déjà beaucoup de sensations. Rencontrer la patrouille de France et les voir à l’œuvre, c’était impressionnant. Ils m’ont d’ailleurs proposé de voler avec eux l’année prochaine. Ça va être extraordinaire.

Je dis rarement non pour tester un nouveau sport. Certains, comme mon entraîneur, ne sont pas toujours d’accord.

Quels autres sports extrêmes pratiquez-vous ?
Le parapente et quelques sports mécaniques comme la conduite de voitures ou de motos sur circuit. Je n’ai pas encore testé le saut en parachute mais cela ne devrait pas tarder. Je dis rarement non pour tester un nouveau sport. Certains, comme mon entraîneur, ne sont pas toujours d’accord (rires).

Vous n’avez pas peur de vous blesser ?
Non, je pense rarement à la blessure. Je peux aussi me faire mal dans la vie de tous les jours. J’ai besoin de vivre de façon intense et de recharger mes batteries en essayant des sports à risques. Mais bien sûr, je ne vais pas faire une session de moto la veille d’un championnat.

Votre frère Valentin et votre compagne Anaïs Poumarat sont perchistes, votre père l’était aussi…
(rires) C’est sûr qu’en famille, la conversation a tendance à se diriger vers la perche. Surtout que mon frère et moi, nous nous entraînons au même endroit. Quand il fait beau, le dimanche après-midi, il n’est pas rare que l’on aille s’amuser avec une perche. Mais notre vie ne tourne pas essentiellement autour de notre sport.  

Quelle est votre destination idéale pour vous changer les idées ?
Les îles. Je suis allé à l’île Maurice et à La Réunion. C’était magnifique. L’idéal : un endroit où je peux sauter à la perche et surfer.

Pensez-vous à votre après carrière ?
Oui et non. J’ai encore le temps, environ 8 ans devant moi (il a 27 ans – ndlr), et je pourrai rebondir facilement. Dans ce milieu, on rencontre beaucoup de monde. Certains sportifs sont devenus entraîneurs, cadres à la Fédération ou consultants. J’essaie pour l’instant de gérer l’argent que je gagne afin d’assurer mes arrières. Je verrai au moment crucial, lorsque ma carrière sera terminée.

Jean Galfione a changé de cap pour devenir skippeur. Serait-ce possible pour vous ?
Skippeur, non (rires) ! Jean ne gagne pas d’argent en faisant de la voile mais il arrive à attirer des sponsors. J’ai vécu ça lorsque j’ai fait des compétitions de moto.

Les athlètes français se retrouveront aux thermes de Saint-Malo une fois par an jusqu’en 2016 pour se préparer aux Jeux Olympiques de Rio au Brésil. Une semaine où les sportifs mêlent entraînement le matin et soins l’après-midi.

www.thalassotherapie.com

 

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