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Havaïanas

Portrait d'une tong de légende

Le 23 août 2012

Samba, playa, caïpirinha et bossa nova?: en 50 ans, les tongs Havaianas ont laissé plus qu'une empreinte crantée sur le sable.

A comme aloha

A comme aloha

Alors, Copacabana ou Maui ? Les deux, mon capitaine. La tong Havaianas a beau être née au Brésil, son petit nom est un clin d’œil à LA destination hype du début des années 60 : Hawaï. Paradis des surfers, summum des plages carte postale, imprégnée du même esprit cool, libre et pas compliqué des tongs, l’île avait tout pour devenir l’emblème de la marque. Pour un peu, Chico Buarque aurait appris à jouer du ukulélé.

B comme Brésil

B comme Brésil

En 1962, le bureau brésilien délivrant les brevets qui protègent les créations reçoit un dossier concernant « un nouveau modèle composé d’une semelle et de brides en forme de lance-pierre ». Bref, mais clair, pour décrire le concept de la tong, appelée chanclas en brésilien. Inspirées des zori japonaises (ces sandales surélevées en paille de riz qu’on remarque aux pieds des geishas comme des prêtres shintoïstes), les jeunes tongs sont montées sur une semelle en caoutchouc dont la caractéristique est un relief en forme de « grains de riz », histoire de rappeler son origine asiatique.

C comme coolitude

C comme coolitude

Enfiler une paire de tongs, c’est un peu comme savourer des antipasti : c’est un prélude, le début d’un chouette moment. Les vacances en l’occurrence. Ou juste une parenthèse tranquille, presque insouciante. Si seuls les nerds osent aller au bureau tongs aux pieds, passé le 13 juillet, on optera néanmoins pour l’option « tenue civile », en gros un b-short ou un chino à revers pour flâner en terrasse. Les orteils au frais, le talon en liberté sans risque d’ampoule, la tong Havaianas devient l’équivalent estival de la Converse. Un lifestyle, une way of coolitude avec son design épuré, fonctionnel et chic. Un classique ! On oublie les chaussures bateaux et autres Rivieras (tatanes de grand-père), cet été c’est la tong, un point c’est tout.

D comme drapeau

D comme drapeau

C’est en 1998 que le drapeau brésilien s’est installé pour la première fois sur les brides des tongs. La raison : la certitude de voir gagner le Brésil lors de la Coupe du monde de football. Raté.

E comme extension

E comme extension

Écrasant à plate couture les Rivieras, les savates, les chaussures bateaux et autres spartiates estivales, Havaianas s’est tout de même réservé un plan B en cas de désamour. Et voilà que la tong transfère sa semelle de caoutchouc dans des espadrilles mixtes. Dans la foulée, débarquent les bottes de pluie aux couleurs rainbow, et même des sneakers en toile canvas, en denim, tartan ou carrément en cuir.

P comme pointures

P comme pointures

Surnommée la chaussure du peuple à ses débuts, Havaianas a déposé ses good vibes sur les tapis rouges. Étonnant ! Offertes aux nominés des Oscars en 2003,
on les voit aux pieds de Jennifer Aniston, Angelina Jolie et Brad Pitt, David Beckham, Kate Hudson, Justin Timberlake...
Le gratin de L.A. ouvre alors un nouvel horizon à Havaianas : le monde merveilleux du luxe. Céline, Pinel & Pinel, Swarovski, Manish Arora, Paul & Joe, le joaillier brésilien H. Stern, Paul Smith, Manolo Blahnik, Naomi Campbell ou, cet été, Missoni se sont tous penchés sur son berceau pour une opération relooking total. On est loin des quatre couleurs (jaune, vert, rouge ou noir) présentes au catalogue dans les années 60.

Q comme quatre

Q comme quatre

Sacré score. En cinquante ans, Havaianas a écoulé plus de quatre milliards de paires de tongs dans le monde. La légende veut qu’en les alignant, on pourrait faire 40 fois le tour de la Terre.

S comme séries spéciales

S comme séries spéciales

Après avoir joué l’uni puis le bicolore, la marque s’applique à développer près de 460 modèles de tongs par an. Dans le lot, une foule d’imprimés wiz et waouh : des séries éditées pour soutenir la protection des animaux (ou comment se retrouver avec un panda sous le pied) à celles dédiées au Muppet Show en passant par les modèles phosphorescents – frappés d’un trompe-l’œil de basket ou consacrés aux super-héros (livraison à l’automne) –, la marche d’Havaianas ne semble pas près de s’arrêter.

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