X
En poursuivant votre navigation sur Sport&Style.fr, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêts, pour mesurer la fréquentation de notre site, et vous permettre de partager vos lectures sur les réseaux sociaux. Pour en savoir plus ou paramétrer les cookies, rendez-vous sur cette page. En savoir plus.
Tendance poids plume

Tendance poids plume

Par Claire Mabrut , le 25 mars 2014

L’hiver a célébré le néoprène. Le printemps va vénérer les tissus poids plume déclinés sur parkas, impers, trois-quarts et bombers aux allures futuristes.

On les a vues partout. Chez Boss, Stone Island, Damir Doma et chez la relève des créateurs made in England composée de Christopher Ræburn, Lou Dalton et les autres. Quoi donc ? Les fibres au look techno, irisées, argentées et proches du zéro sur la balance. Certaines même déboulent en version translucide, entre le voile satiné et la chrysalide du papillon. Vivre en apesanteur, l’idée travaille la mode depuis un bail. Les petits génies de la pétrochimie (DuPont en tête avec, dès les années 1930, le fameux Nylon) mettent au point depuis des décennies des fils au diamètre micron et au poids ad hoc. Et nombre d’entre nous de se souvenir du vêtement léger par excellence : le K-Way roulé-boulé, irrespirable et invivable. Depuis, le concept a évolué. Parmi les résultats récents, la fameuse doudoune Ultra Light Down d’Uniqlo tout en fils de Nylon plus fins qu’un cheveu et pourtant hyper résistante.


HIGH-TECH BUT CHIC
Mais le grand spécialiste en matière de R&D appliqué au textile casual luxe, c’est Stone Island, une maison italienne – comme son nom ne l’indique pas – née en 1982. Son principe : repousser les limites de la technologie, mixer les matières venues d’univers différents. D’où le Kevlar intégré à des vêtements même pas pare-balle, des polyesters issus de l’industrie... Cette saison, sous des façonnages réalisés au laser, on découvre, mixées à des fibres organiques, des triples épaisseurs de cotons thermosoudés, du lin à l’aspect vitrifié, des cuirs tout légers, une étoffe baptisée Light Soft Shell fine mais capable de résister à un débit d’eau de 8 000 mm. Sans parler du Heat Reactive, un matériau dont la couleur s’adoucit à la chaleur. Étonnant. À la croisée des chemins, la collection de prêt-à-porter de Porsche Design est aussi un exemple en la matière. Sur ses blousons et ses parkas argent, ses vestes et néo-sahariennes blanches, se découvrent pêle-mêle des détails siliconés, des aimants, des coutures soudées discrètes mais qui, appliquées à la place des finitions traditionnelles, appuient l’esprit high-tech de ce vestiaire aux accents finalement plus fonctionnel que futuriste. 

 

AU POIL

Aux côtés des fibres technoïdes, l’ultra luxe appliqué aux maîtres tailleurs s’emploie, lui, à envelopper ses clients d’étoffes aux laines, cachemires, alpagas et autres vigognes ultra fins. Parmi les champions en la matière, Ermenegildo Zegna. Ici, on mesure le diamètre de la fibre laineuse en micron, soit un millième de millimètre. Mieux, la maison italienne a même créé le trophée Vellus Aureum ou Toison d’Or qui récompense la laine d’un diamètre inférieur à 13,9 microns, soit la fibre la plus fine du monde. Inutile de préciser que, sur le corps, le résultat est stupéfiant, addictif. Parallèlement, la filature maison a imaginé il y a déjà plus de trente ans le tissu High Performance qui, à l’époque, a fait découvrir aux hommes le port de la laine en été. Ou encore le Crossover, tissu d’été qui mêle une laine superfine de 15 microns à de la soie et du lin pour réaliser des costumes ultra lights, doux et respirants. Hyper léger et hyper luxe, quoi.

 

 

lire le magazine

© L'équipe 24/24 2016 - Tous droits réservés

contacts - C.G.U.