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L’homme qui ménageait ses montures

L’homme qui ménageait ses montures

Par Paul Miquel , le 09 juin 2014

Dans les années 80, Greg LeMond était connu pour ses mollets d’acier et ses lunettes futuristes. Des Oakley qu’on adorait. Bonne nouvelle, elles ressuscitent.

Quel est l’héritage laissé par l’Américain Greg LeMond (52 ans) à l’histoire du vélo ? Deux maillots arc-en-ciel (1983, 1989) et trois Tour de France (1986, 1989, 1990), dont celui de 1989 remporté de huit petites secondes devant Laurent Fignon lors d’un ultime contre-la-montre mythique. Au-delà d’un palmarès sportif majeur, Greg LeMond – aujourd’hui consultant sur Eurosport – a pourtant marqué plus subtilement l’univers du cyclisme professionnel. Contrairement à son compatriote Lance Armstrong dont la morgue était détestée sur toutes les routes de France, Greg LeMond était aimé, admiré, préservé. Dans les années 80, les Français ont clairement de l’affection pour ce pionnier yankee qui se bat à la régulière contre Hinault, Fignon et consorts. Mieux, alors que Bernard Tapie bouscule tous les protocoles de la Petite Reine en investissant plus que de raison dans son équipe La Vie Claire, le Californien incarne à lui seul l’élan moderniste.
Ce jeune américain, aussi généreux dans l’effort que naïf dans l’analyse tactique, possède alors un style singulier aux antipodes des codes poussiéreux auxquels les vieux cadors du peloton continuent à s’accrocher. Greg LeMond, c’est le souffle du progrès, la preuve que le vélo peut devenir un sport sexy. Et pas seulement à cause de sa gueule de play-boy. L’Américain est à l’origine de nombreuses innovations, dont l’introduction du guidon de triathlète, l’utilisation des maillots à longue fermeture éclair et surtout, la popularisation massive des lunettes adaptées au cyclisme. Et c’est bien évidemment ce dernier point qui nous intéresse. 

VISION SPORT
Avant 1984, les pros du vélo protégeaient leurs yeux du soleil et du vent comme ils le pouvaient ; c’est-à-dire mal. On se souvient ainsi de Bernard Hinault et de ses Ray-Ban Aviator en 1985... une hérésie sur le plan de la sécurité et de l’ergonomie. « En compétition, à l’époque, certains portaient encore des montures génériques » explique-t-on chez Oakley. «  Les cyclistes gagnaient peut-être en style, mais ne voyaient certainement pas mieux. Et inutile de mentionner l’aspect sécuritaire inexistant et la faible protection contre les impacts. Quand Bernard Hinault chuta dans le Tour de 1985, ses lunettes de soleil conventionnelles ne firent qu’empirer ses blessures. » À ce titre, l’arrivée du modèle Eyeshades d’Oakley en 1984 – massivement popularisé par Greg LeMond l’année suivante sur la Grande Boucle – fut vécue comme une révolution. Et pour cause ! Conçues comme un masque de ski avec des branches minimalistes, réalisées dans des matériaux high-tech (en Plutonite, une substance synthétique qui réduit le poids, optimise la résistance aux impacts et filtre naturellement 100 % des UV) et disponibles en plusieurs couleurs, les Eyeshades furent probablement les première lunettes de soleil imaginées pour la performance sportive. C’était il y a (déjà) 30 ans. Pour fêter cet anniversaire, Oakley a eu la très bonne idée de donner une seconde vie à plusieurs modèles vintage rares, dont les célébrissimes Eyeshades, Razorblades et Frogskins – pour une durée limitée – en lançant une collection « Heritage ». Greg LeMond appréciera...

 

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