X
En poursuivant votre navigation sur Sport&Style.fr, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêts, pour mesurer la fréquentation de notre site, et vous permettre de partager vos lectures sur les réseaux sociaux. Pour en savoir plus ou paramétrer les cookies, rendez-vous sur cette page. En savoir plus.
« J’ai lancé un défi à Richard Mille »
Romain Grosjean

« J’ai lancé un défi à Richard Mille »

Par Paul Miquel, le 26 janvier 2015

Romain Grosjean aime l’horlogerie. Et Richard Mille le lui rend bien. On a croisé le pilote de F1 français dans les allées du Salon international de la Haute Horlogerie (SIHH) de Genève, sa ville natale. On s’est assis sous une pendule. Pour passer le temps…

Comme Rafael Nadal, Sébastien Loeb ou encore Felipe Massa, vous faites désormais partie de la Dream Team sportive de l’horloger Richard Mille. Quel rapport entretenez-vous avec les montres ?

Je suis franco-suisse, né à Genève, dans la capitale mondiale de l’horlogerie. Je ne pouvais qu’aimer les montres ! Ma première, je m’en souviens encore, fut une TAG Heuer Formula One à quartz. Elle m’avait été offerte par mon parrain. Je devais avoir 14 ans. Puis, mon père m’a offert une Ebel pour mes 18 ans et ma femme une Montblanc pour mes 25 ans. En 2008, quand j’avais remporté les GP2 Asia Series, Jean-Claude Biver (alors PDG de la maison Hublot, ndlr) avait eu la délicatesse de m’offrir le premier modèle Hublot dédié à Ayrton Senna. J’avais apprécié le geste. J’ai aussi été sous contrat avec une marque du groupe LVMH (TAG Heuer, ndlr). Avec Richard Mille, tout s’est fait très simplement il y a un an et demi. J’étais fan de ses montres. Nous nous sommes rencontrés à Paris. Et tout s’est réglé en 20 minutes. Je suis désormais l’un de ses ambassadeurs en tant que pilote de l’écurie Lotus. Et j’en suis fier. D’ailleurs, je porte une Richard Mille en Grand Prix, au-dessus de ma combinaison.

 

Pour lire l’heure à 280 km/h ?

Non, impossible. J’aime bien l’idée d’aller au bout des choses mais, dans ce cas, c’est beaucoup trop dangereux. La montre à mon nom (RM11 Lotus F1 Team Romain Grosjean, ndlr) est en or et en carbone NTPT (le carbone NTPT est un matériau exclusif Richard Mille, constitué de plus de 600 couches de filaments de carbone qui est inaltérable et offre une rigidité exceptionnelle ainsi qu’une grande résistance aux chocs, NDLR). Il se trouve que l’or alourdit la monoplace et empêche d’optimiser ma technique de pilotage. Il a donc fallu que les horlogers de Richard Mille me conçoivent un modèle particulier pour la compétition, totalement en carbone NTPT, pour l’alléger.

 

Comment expliquez-vous l’attraction que vous ressentez pour les montres ?

C’est d’abord le seul et l’unique bijou de l’homme. C’est un peu un cliché de dire ça mais c’est la vérité. Ensuite, je crois que je suis fasciné par la beauté mécanique de ces petits objets qui donnent l’heure… et font souvent rêver les hommes.

 

Concrètement à quoi cela vous sert-il d’être ambassadeur d’une marque horlogère ?

C’est d’abord excellent pour mon image car les montres Richard Mille (dont le prix de vente moyen est de 150.000 euros, ndlr) sont synonymes d’excellence technique. Personne ne peut le contredire. Ensuite, j’ai un profond respect pour ce qu’a réalisé Richard et nos relations humaines sont amicales. Ça compte énormément à mes yeux. Enfin, si ça pouvait un jour me permettre de taper des balles avec Rafael Nadal ou de faire quelques pistes avec Alexis Pinturault, ce serait top.

 

Et l’argent ?

Evidemment, ça compte. Comme tous les sportifs de haut niveau, je vis grâce à ce type de partenariat mais, dans le cas de Richard Mille, l’élément financier n’était vraiment pas prioritaire ; mais alors pas du tout !

 

Avez-vous personnellement participé au développement technique de la montre que Richard Mille a créée à votre effigie ?

Non. J’aurais bien aimé mais, pour mille raisons, cela n’a pas été impossible. En revanche, un projet est dans les cartons. J’avais récemment en tête une idée de développement technique pour une montre de pilote de F1. Du coup, j’en ai parlé à Richard. Et je lui ai lancé un défi pour qu’il la réalise. Il a accepté le challenge mais je crois que ses horlogers s’arrachent littéralement les cheveux sur ce projet. Hélas, je ne peux pas vous en dire davantage…

 

Cette montre sera-t-elle connectée à l’ordinateur du monoplace ? Son boîtier sera-t-il dessiné comme une F1 ? Son mouvement reprendra-t-il les formes d’un moteur de F1 ? Les matériaux utilisés seront-ils issus de l’industrie automobile ?

Je ne peux rien dévoiler mais, d’ores et déjà, je peux vous dire qu’il n’y aura pas d’électronique embarquée dans la montre. Sa silhouette ne ressemblera pas à la ligne d’une F1. Le concept sera à la fois très simple et très compliqué. N’oubliez pas que j’ai été banquier dans une banque suisse pendant près de trois ans. Je sais garder des secrets. 

 

Chez Sport & Style, on est des tombes…
Ça tombe bien, moi aussi !

 

IMAGE LAFC STORY

© L'équipe 24/24 2016 - Tous droits réservés

contacts - C.G.U.