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Boris Diaw joue au Père Noël

Boris Diaw joue au Père Noël

Par Paul Miquel , le 23 décembre 2013

Pour fêter le titre européen remporté en Slovénie, Boris Diaw a décidé d’offrir une montre personnalisée à ses coéquipiers ainsi qu’à tous les membres du staff de l’équipe de France de basket. La montre ? Un chronographe haut de gamme de la marque Parmigiani Fleurier. Interview d’un capitaine au grand cœur.

Offrir un cadeau pour une victoire est un beau geste, incontestablement. S’agit-il d’une tradition pour le capitaine de l’équipe de France de basket ?
Comme c’est la première fois que nous gagnions un titre européen avec l’équipe de France, on ne peut pas dire qu’il s’agit d’une tradition ! Je crois même que c’est une première, dans tous les sens du terme. Je me souviens qu’Antoine Rigaudeau avait fait un cadeau lors de son départ en retraite mais c’était différent. En fait, l’histoire de la montre était dans les tuyaux depuis quelques années. En 2011, quand nous avions remporté la médaille d’argent de l’Euro, après notre défaite en finale face à l’Espagne, Florent Piétrus, qui était alors co-capitaine, m’avait titillé à ce sujet. Et je lui avais répondu : « Le cadeau, ce sera pour une victoire pas une deuxième place. » C’est à cette époque que j’avais évoqué cette idée de montre.

Justement, pourquoi une montre ? Vous auriez pu choisir un autre objet…
Je ne sais pas. Enfin, si. Une médaille, ça se garde dans une vitrine, sur une cheminée ou dans une boîte à chaussures. Une montre, ça se porte tout le temps. On la garde sur soi, on la regarde quand on veut savoir l’heure qu’il est, et la contempler tous les jours à son poignet, ça évoque forcément des bons souvenirs. Et moi, j’aime bien les objets de précision, les vieux appareils photos par exemple. Une montre est aussi un objet de précision. C’est fait de rouages et ça marche grâce au génie de la mécanique. Une montre, c’est un peu comme une équipe de basket : pour que ça fonctionne, il faut que les rouages tournent dans la même direction pour créer une mécanique de groupe.

Cette médaille d’or européenne, personnellement, elle m’a réellement marqué. Cela faisait dix ans que nous courions tous après cette victoire. Alors, oui, il fallait immortaliser ce moment.

Pourquoi avoir choisi la marque Parmigiani Fleurier ?
J’avais déjà été en relation avec un cadre dirigeant de cette maison suisse. Le courant était bien passé. J’aime bien leurs produits : ils sont à la fois sobres et luxueux. Bref, quand j’ai cherché une marque horlogère, je me suis naturellement tourné vers lui. Et je n’ai pas été déçu. Je voulais un chrono automatique et surtout pouvoir personnaliser la montre. C’est que nous avons fait avec ce modèle en acier de la gamme Persching. Le cadran reprend les trois couleurs de la France, mais très subtilement. Je voulais aussi une montre relativement imposante car, nous autres, basketteurs, n’avons pas des poignets de poulets ! Bref, je voulais une montre virile, sportive, belle, chic, pas tape-à-l’œil et qui rappelle les codes de l’équipe de France sans que cela ne soit inscrit sur le cadran… pour que cette montre ne passe pas la fin de sa vie dans un placard. Je crois que le résultat est très satisfaisant. Mes coéquipiers auront leur nom et leur numéro gravés au dos ; les membres du staff uniquement leur nom.

Vous avez signé un chèque pour acheter une trentaine de montres de luxe dont le prix unitaire public s’élève quasiment à celui de trois Rolex Submariner. Il serait impoli de vous demander le montant total du cadeau mais c’est un geste généreux, voire très généreux…
Oui, mais ça me tenait vraiment à cœur. Cette médaille d’or européenne, personnellement, elle m’a réellement marqué. Cela faisait dix ans que nous courions tous après cette victoire. Alors, oui, il fallait immortaliser ce moment. Pour les joueurs, mais aussi pour tous les membres du staff. Car, il faut être réaliste, tous les joueurs peuvent se payer ce type de montres mais pas forcément tous les membres du staff qui ont aussi œuvré pour la victoire.

 

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