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Eolab, l’hybride taillée pour les courants d’air

Eolab, l’hybride taillée pour les courants d’air

Par Guillaume Coche , le 10 octobre 2014

Eolab est la contraction du dieu Éole avec le mot laboratoire. Alors quand on vous dit qu’une voiture du futur porte ce nom, l’astuce terminologique vous intrigue... Cette auto avance-t-elle poussée par le vent ? Pas exactement. Elle se joue des courants d’air. Sport & Style l’a conduite et vous explique comment.

Eolab pénètre mieux dans l’air. Son dessin hyper aérodynamique lui permet de glisser sur la route, l’air venant s’enrouler autour de la carrosserie. Car, c’est bien connu, l’ennemi de la vitesse c’est la résistance de l’air. Plus basse, plus ronde, plus collée au sol, la voiture est aussi très légère pour son gabarit (celui d’une Clio). Elle n’a que trois portes et un toit en magnésium pour limiter les kilos superflus. Bilan : elle a perdu 400 kilos et gagné 30 % d’aérodynamique. Spectaculaire. 

Actuellement exposé au Mondial de Paris, le prototype de Renault est surtout le premier hybride rechargeable (ZE Hybrid) de la marque. Le moteur électrique (60 km d’autonomie jusqu’à 120 km/h) est suppléé par un petit moteur essence quand l’énergie vient à manquer dans les batteries. Résultat de l’équation « allègement + profilage + motorisation hybride » : Eolab est capable de ne consommer qu’un litre de carburant pour 100 km. À bord de ce labo roulant et aseptisé ambiance Star Trek, quatre écrans pour les données, le GPS et deux mini-caméras à la place des rétroviseurs extérieurs. Une grande tablette tactile au centre permet de contrôler la pression des pneus, la clim ou le relief de la route – des paramètres qui font toujours surconsommer. Les sièges sont plus fins pour gagner du poids mais la mousse reste tendre. Le dos n’y perd pas au change.

La mise en route est électrique, donc silencieuse. À 70 km/h, un petit sursaut embraye sur le moteur thermique. C’est à ce moment que les artifices aérodynamiques entrent en jeu. Et quelle démonstration ! Un fin spoiler se déploie sous le bouclier avant pour plaquer davantage la caisse au sol, des petits volets sortent du pare-choc derrière les roues arrière pour resserrer le sillage et réduire la trainée de la voiture. Le vent fripon vient glisser sur des jantes pleines en carbone (elles ne s’ouvrent que pour refroidir les freins). Les sensations ne sont pas folles, Eolab progresse sur la route comme la goutte d’eau file sur le doigt.

En 1987, Renault établissait un record de consommation avec un prototype au look assez vilain, Vesta 2, qui avait relié Bordeaux à Paris avec moins de 2 litres de carburant aux 100 km. À peine trente ans plus tard, la performance est améliorée et le design beaucoup plus séduisant. Hélas, les responsables du style affirment que seuls quelques coups de crayon d’Eolab seront conservés sur le futur modèle dérivé, attendu pour 2018. Dommage.

 

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