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Audi A3 Sportback e-tron au scanner

Audi A3 Sportback e-tron au scanner

Par Guillaume Coche , le 17 janvier 2015

Quand Sport & Style essaie des autos, la rédaction s’engage à respecter le code de la route, ne pas utiliser les véhicules pour des compétitions sportives ni pour le transport de personnes ou de marchandises onéreuses, à acquitter les contraventions et amendes éventuelles liées à ses infractions, et à restituer la voiture à la date convenue dans l’état où elle se trouvait, avec le réservoir plein. Pour le reste, voici nos impressions.

Nom : Audi

Prénom : A3 Sportback e-tron (appellation hybride chez Audi)

Options : Audi Drive Select, volant cuir sport multifonctions, phares à LED, toit ouvrant panoramique, pack aluminium extérieur...

Boîte : automatique S Tronic 6.

Vitesse : jusqu’à 130 km/h en tout électrique ! Sinon, 222 km/h en mode essence.

Speed : 0 à 100 km/h en 7,6 secondes.

Sous le capot : moteur 1.4 TFSI (150 ch) couplé à un petit moteur électrique. 204 ch de puissance cumulée (essence-électrique).

Couleur : argent fleuret métallisé.

Conso : la marque nous communique 1,6 l/100 (!) en cycle mixte... À l’usage, on dirait plutôt 5 l/100, ce qui est déjà très peu pour ce type de berline.

Autonomie : 800 km en jonglant sur les deux modes d’énergie. C’est considérable (pour un moteur essence) dans ce segment.

Émission CO2 : 37 g/km.

À quoi ça ressemble : à une A3 essence tout à fait normale. Rien ne la distingue vraiment pour son côté hybride, mis à part quatre petits logos « e-tron » glissés ça et là. Et une calandre chromée caractéristique et élégante. On est loin du greenwashing habituel des modèles verts.

Qui la regarde ? Les écolos allemands. Les écolos français aussi.

De quoi j’ai l’air dedans ? D’un automobiliste qui intrigue (ou inquiète) les piétons. « Quoi ? Une Audi silencieuse ? ».

Trajet : Paris-région parisienne.

Météo : grisaille.

Sensations au volant : douceur, silence et réactivité. Ainsi peuvent se résumer les premières sensations au volant. Le mode EV (tout électrique) permet de rouler jusqu’à 50 km (sans clim’, ni chauffage), mais en conditions normales, l’autonomie dégringole bien plus vite. Et quand les batteries sont vides, on passe en tout thermique. L’A3 hybride ne retrouve pas pour autant l’agilité qu’on lui connaît dans sa version traditionnelle. Les 300 kilos de lithium placés dans le coffre et sous la banquette plombent le châssis et le coup de volant. Dommage.

After taste : Audi, synonyme de puissance et de technologie automobile, livre ici la version la plus sage et sérieuse de son catalogue. Preuve qu’il n’est pas si aisé de teinter de vert un modèle en conservant sa totale sportivité. Le résultat est donc satisfaisant mais pas dingue en terme de plaisir de conduite, surtout dès que la vitesse augmente. Le poids des batteries se fait, hélas, vite sentir.

À l’extérieur : ouf, on souffle. L’A3 e-tron a l’avantage de rester une voiture au look sympa. Elle n’arbore pas ce nez hideux plongeant comme une japonaise, ni ces appendices aérodynamiques qui lui feraient gagner quelques grammes de pénétration dans l’air. Seules les sorties d’échappement ont été dissimulées sous le pare-chocs pour garder un certain profilage. Tant mieux. 

À l’intérieur : pas une once de différence avec la berline traditionnelle. Ah si ! Le compte-tours est remplacé par la jauge d’énergie. Et le petit bouton « EV » nous permet de matcher entre full électrique, mix électrique-essence ou full thermique. Pour le reste, pas de fioritures, le sérieux des finitions et la qualité des matériaux nous rappellent qu’on est à bord d’une bonne allemande.

Le plus : la prise de recharge est cachée derrière les anneaux Audi sur la calandre. Une petite trappe laisse l’accès au branchement : pratique, discret et judicieux. Plus malin encore, il est possible de programmer l’heure de début de chargement de la voiture comme on programme son four ou son lave-linge. Une option absolument indispensable quand on sait que les heures creuses d’EDF, c’est entre 23h et 7h du matin...

Le moins : pointe de déception quant aux capacités à récupérer de l’énergie en décélération ou au freinage. Le renfort du moteur thermique s’impose pour recharger en roulant. Mais n’oublions pas qu’il s’agit d’une hybride « plug-in ». Autrement dit, on la recharge surtout en la branchant sur secteur, à la maison (ou au bureau).

Le détail qui a son importance : 3 heures. C’est le temps moyen nécessaire pour recharger les batteries. C’est rapide, mais cela ne vous exonère pas des manipulations avec le câble de branchement, le transformateur, les prises... Bref, les contraintes d’usage de la voiture électrique demeurent. 

Effet public : maître incontesté de l’hybridation en sport auto et en endurance (multiples victoires aux 24 heures du Mans avec la R18 e-tron quattro), Audi démocratise enfin sa technologie sur un modèle de série accessible. L’A3 e-tron est une bonne Audi de ville. Mais attention, la Golf GTE débarque à son tour. C’est la sœur jumelle chez Volkswagen qui, à équipement équivalent, coûte environ 2 000 euros de moins...

Prix (modèle essayé) : Pack Ambition Luxe, 43 950 euros (hors bonus écologique).

 

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