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L’Audi TT au scanner

L’Audi TT au scanner

Par Guillaume Coche , le 20 mars 2015

Quand Sport & Style essaie des autos, la rédaction s’engage à respecter le code de la route, ne pas utiliser les véhicules pour des compétitions sportives ni pour le transport de personnes ou de marchandises onéreuses, à acquitter les contraventions et amendes éventuelles liées à ses infractions, et à restituer la voiture à la date convenue dans l’état où elle se trouvait, avec le réservoir plein. Pour le reste, voici nos impressions.

Nom : Audi

Prénom : TT (nom qui prend son inspiration du fameux « Tourist Trophy » couru chaque année sur l’île de Man)

Options : Sièges sport, GPS MMI advanced, phares 100 % LED, Bang&Olufsen sound system, Audi parking system

Boîte : BVM 6  

Vitesse : 0 à 100 km/h en 7,1 s

Speed : 240 km/h maxi

Sous le capot : moteur 4 cylindres 2.0 TDi Ultra, 184 ch

Couleur : Argent Fleuret

Conso : 4,2 l en cycle mixte annoncé par le constructeur / 6,5 l constatés lors de l’essai

Emission CO2 : 110 g/km

À quoi ça ressemble. Un coupé sport compact, presque trapu, avec de belles épaules, des roues proéminentes (jantes alu 5 branches de 19 pouces) et passages de roues galbés, toit bombé, large lunette arrière. Le TT 3e génération est fidèle à sa bouille originelle, avec une pointe de modernité bienvenue dans son look. C’est réussi.

Qui la regarde ? Assez rare pour être signalé, les piétons s’arrêtent au passage protégé et vous laissent passer pour mieux découvrir la bête. Ce TT fait donc de l’effet. Un moment toujours très apprécié (presque jubilatoire) quand vous êtes au volant.

De quoi j’ai l’air dedans. D’un citadin pressé de partir en week-end. Et le plus loin possible. Fuyez la ville, ce terrain hostile aux grandes accélérations. Foncez vers les routes sinueuses de nos campagnes, aux perspectives infinies et aux virages prononcés. Le TT s’y sentira comme un poisson dans l’eau.

Trajet : Paris-Lille-Paris

Météo : soleil de mars

Sensations au volant. Un châssis agile et léger, une direction précise, suffisamment de fermeté dans les suspensions et un train avant mordant, pas de doute, le TT saute de virage en virage sans vous prendre à défaut. Ce nouveau numéro prolonge dignement l’aventure lancée en 1998 avec un immense succès (près de 500 000 exemplaires produits). Peut-être un peu trop sage cependant en diesel. Mais finalement, le vrai plaisir n’est-il pas de briller au volant d’une auto au look aussi atypique, qu’on imagine tout droit sortie d’un studio de design ?

After taste. S’il ne se montre pas aussi nerveux qu’espéré, ce TT répond à toutes nos attentes en matière de confort et de technologie à bord. Sur la route, il présente un compromis performance-efficacité-plaisir bien calibré. L’image de marque en plus. Et puis, bonne nouvelle : avec l’arrivée des beaux jours, Audi en profite pour commercialiser la version roadster (à capote en toile). À vos concessions…

À l’extérieur. La célèbre calandre « Single Frame » en impose. Les angles sont biseautés. Le dessin tranche avec la rondeur des modèles précédents. Les 4 anneaux Audi sont désormais posés sur le capot nervuré, les feux effilés sont animés par de jolies LED qui rappellent la signature lumineuse du proto Le Mans R18. À l’arrière, 2 grosses sorties d’échappement et la trappe à essence en alu brossé, renforcent encore la sportivité du coupé.

À l’intérieur. L’ambiance est clairement tournée vers le monde de l’aviation. Il n’y a qu’à observer ces 5 grosses bouches de ventilation qui vous font immédiatement penser à de gros réacteurs de Boeing. La planche de bord offre un dessin d’aile légèrement courbée. Le volant multifonctions possède une base plate : comment ne pas penser à un manche ? Il manque juste l’affichage tête haute. Côté confort, les sièges sport sont matelassés en cuir, de même que les panneaux de portes. La finition est impeccable. La console est épurée, à base d’aluminium. On s’y croirait : « Your captain speaking ! » Enfin, pas tout à fait. La micro-banquette arrière laisserait suffisamment de place pour… un homme-tronc. Autant dire qu’on voyagera uniquement avec son (ou sa) navigateur(trice).

Le plus : le « Virtual Cockpit ». C’est incontestablement LA grande innovation de cette voiture. Elle vous plonge définitivement dans l’univers de l’aéronautique. C’est bluffant. L’écran central a disparu : il intègre le cadran numérique derrière le volant (écran TFT de 12,3 pouces, haute résolution). Fini l’analogique, tout est désormais digital, impressionnant de rapidité et simple d’utilisation. Compteurs, GPS, téléphone, radio, ordinateur de bord, le TT vous obéit au doigt et à l’œil.

Le moins : attention, l’assise de ce coupé compact est basse. Gare aux coups d’œil dans le rétro, mieux vaut s’y reprendre à deux fois pour éviter les mauvaises surprises. Et puis l’auto est large d’épaules. Pas si évident pour se faufiler en ville et se stationner sans griffer une jante. Aïe !

Les détails qui ont leur importance : le petit bip qui résonne par dessus l’autoradio lorsque la vitesse excède de 50 km/h la limitation autorisée. Le becquet aérodynamique qui se déploie à plus 80 km/h. Le souffle rauque du moteur amplifié dans l’habitacle en mode Dynamic… Puisqu’on vous dit que le TT vous embarque dans l’ambiance aéro !

Effet public. Soyons honnêtes, la version diesel 184 ch n’est pas la plus enthousiasmante pour ce type de modèle, bien que 20 % de la clientèle ait opté pour le TDi par le passé… Non, il faut absolument privilégier le 2.0 TFSI 230 ch quattro (boîte S tronic). La vélocité du moteur et ses performances vous accrocheront un large sourire dès les premiers tours de roue. Mais on attend aussi avec impatience les déclinaisons plus radicales « S » (dès cette année) et « RS » (2016). En tout cas, le TT continue d’écrire son histoire aussi sportive que fun, sans réelle fausse note. L’icône vit bien.

Prix (modèle essayé) : 39 900 euros

 

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